*Jette un coup d'oeil furtif par le trou de la serrure puis s'enfuit*
Parlons séries ! -Partie 3-
Heroes
-Encore une fois, attention aux spoils ! J'y parle aussi du dernier épisode du 5ième volume de la saison 3.-
Aaaaaaah... Heroes. Je me souviens encore comme si c'était hier de mes premiers émois... Comment ? Une nouvelle série avec des super-héros ? Tout plein de pouvoirs ? Ils les découvre, se posent des questions, apprennent à s'en servir, se regroupent pour mieux se soutenir ? Fichtre ! J'achète !
Et, les yeux émerveillés, je découvrais une jeune pom-pom girl invincible (avec de beaux effets gores), un politicien qui vole, un jeune infirmier avec un pouvoir éponge (assimiler les pouvoirs des autres indéfiniment), un geek ayant une capacité de transport spatio-temporelle assez énorme, une femme avec une double-personnalité dont l'une des facettes a une force Hulkéenne ou encore un dangereux serial-killer télékinésiste (enfin, dans un premier temps) ...
Okay ! Super sympa. Je découvre, heureux de la vie et de ses petits cadeaux. Merci la vie !...
Mais voilà, la saison continue. Rien ne se passe. Les intrigues se mettent à tourner en rond. Et nous amène à la fin pitoyable du premier segment de cette -longue, très longue- série. Pas de bataille épique, rien. Une grande majorité des Héros se rencontrent enfin, pendant 5 minutes, pour tenter de mettre un terme aux exactions de Sylar (le serial killer aux gros sourcils) et tenter d'empêcher Peter (l'infirmier-éponge à la mèche) d'exploser, transformé en bombe nucléaire humaine. Déjà, plusieurs petits problèmes commencent à poindre dans cette saison un, et ils ne sont toujours pas réglé en fin de saison 3. Ils ont même bien souvent empiré, d'où mon agacement :
-Le cast est censé être mondiale, les pouvoirs et les personnages venir de différents pays du monde. En fait, la majorité de l'action se passe à New-York. De temps en temps, au Japon, quand nous avons de la chance. Mais mis-à-part le duo japonais, l'indien -sans pouvoir au début-, et les deux mexicains de la saison 2, je ne vois pas beaucoup de personnes extérieur aux État-unis. Et c'est bien dommage. Cast international ? Mon oeil.
-Les personnages ne se connaissent pas entre eux. Quelque uns sont liés les uns aux autres, mais de manière générale, les personnages ne communiquent pas, ne cherchent pas à se rencontrer, ni même à se connaître. Aucun regroupement, aucune tentative de communication. D'accord, ils voulaient peut-être évité de faire un remake des X-men. En ce cas, essayer de peaufiner un peu vos histoires, vos pouvoirs. Si vous n'y arrivez pas, copier sur votre voisin. Ce sera toujours plus honnête vis-à-vis des pauvres spectateurs.
-L'incapacité constante des scénaristes à maîtriser les pouvoirs des héros qu'ils ont décidés de créer. Ils ont particulièrement du mal avec trois de leurs personnages : Sylar, Peter et Hiro (le geek japonais capable, je le rappelle, d'arrêter le temps et d'effectuer des voyages spatio-temporelle...) Tous au long de leurs divers saisons, les scénaristes n'auront de cesse d'essayer de restreindre le plus possible les pouvoirs de ces héros... Soit en usant de grosses ficelles scénaristique. Un virus qui prive de pouvoirs en saison 2, le big bad du début de la saison 3 qui a la capacité de voler les pouvoirs de ceux qu'il touche, et, pire encore, l'injection d'un remède qui modifie carrément les pouvoirs, en mi-saison 3 (ainsi Peter ne peut plus acquérir qu'un seul pouvoir à la fois, comme une location), voir en fin de saison 3, Hiro qui, après avoir été activé par un bébé magique activateur, n'est plus capable que d'utiliser son arrêt du temps. Les voyages, c'est fini pour lui !... De toute façon, ils avaient déjà trouvé une autre excuse en saison 2. Non, Hiro ne voulait désormais plus utiliser sa capacité à remonter le cours du temps. Pourquoi ? La raison ne nous sera jamais réellement donné. Gageons que les scénaristes ont enfin compris qu'un mec capable de changer toute leur storyline en un clin d'oeil allait éventuellement finir par leur poser de gros problèmes. Une grosse catastrophe a lieu ? Bwarf, Hiro n'a qu'a remonter le temps et intervenir ! Même chose pour Sylar qui commencait a devenir un peu trop puissant : hop, on le coupe de ses encombrants pouvoirs en saison 2, le temps de trouver une parade. Quand on lui rend ses pouvoirs, grâce au même remède magique que Peter, on prend bien sûr soin de ne lui rendre que son pouvoir d'origine. Haha, tous les personnages intéréssant qui'il a tué en saison 1 ont été tué pour rien. Tant pis, faisons pareil pour la suite !
-Ainsi de nooooombreux personnages passent à la trappe. Et bien souvent à cause de Sylar. Je pense à l'homme bombe nucléaire de la saison 1. Je pense à la cadre sachant dire instantanément de quelqu'un si il ment ou dit la vérité. Ou encore au Marionettiste, autre bad guy pouvant contrôler les gens avec ses mains. Quelqu'un pouvant changer de forme et de visage à volonté. Tiens, même l'homme d'une cinquantaine d'année à la vie bien rangé pouvant faire exploser les objets par la pensée. Bref, beaucoup de potentiel chez plusieurs personnages secondaires. Qui ne durent de toute facon tous que quelques instants, la faute à un Sylar surpuissant, omnipotent et surtout, surtout, très très chiant.
-En effet, Sylar est le principal problème de ce show. Présent depuis le tout début, il n'a été qu'une gêne, aussi bien pour les intrigues que pour les autres personnages. Malheureusement il est aussi devenu le pivot de la série. Énormément de monde la regarde grâce à sa présence. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée... L'acteur est loin d'être bon. Je ne dis pas que c'est un flan non plus. Entre les deux, quoi. Est-ce parce qu'il est beau ? Là encore, il ne correspond pas exactement aux critères de beauté actuelle. Même si, personnellement, je me le taperai bien quand même (Gniark). Aucune aura, aucun charisme ne transparaît du personnage. Rien. Mais il est partout, tout le temps. Non seulement il vampirise la scène et les pouvoirs des autres, mais en plus il est con comme un poulet. Oui, je le répète : Sylar n'est pas plus intelligent qu'un gallinacé. Je modère tout de même mes propos. Le cast entier est loin d'atteindre les sommets de ne serait-ce que la moyenne d'intelligence. Mais, Sylar, lui, bât tous les records. Dramatique quand on est l'antagoniste principal. Son véritable nom est Gabriel Gray. Parce que, voyez-vous, le personnage est censé être gris. Ne dites jamais que c'est le méchant de l'histoire, vous vous feriez tué par une horde de fans en furie ! Ce personnage est *kof* complexe, *kof*... Surtout en saison 3, où on a tenté de lui donner de la... profondeur ! Il est passé du côté des gentils dès le moment où Angela (la vieille folle) lui a annoncé qu'elle était sa mère. Avant de tourner sa veste quelques épisodes plus tôt dès que le méchant de la saison 3 lui annonce qu'il est, lui, son père. Puis, en tentant de tuer Richard Benett (le seul personnage de la série qui aurait pu être intéressant), celui-ci lui annonce qu'ils ne sont pas ses parents, qu'ils lui mentent pour mieux le contrôler. Nouveau retournement de veste. Et en passant, on zigouille Elle, joué par la fantastique Kristen Bell, mais dont le personnage était tout aussi inconstant que les autres. Un jour psychopate électrique, le lendemain petite fille en mal de reconnaissance, puis amoureuse transie du tueur de son paternel, avant de se retransformer en Bonnie accompagné de son Clyde. Bref, un personnage un peu fourre-tout. Mais Elle n'est rien en comparaison de Sylar. Je passerai sur sa longue quête sur ses origines en saison 3 (Il lui faut tout de même une dizaine d'épisodes pour traverser quelques états en voiture, et retrouver son père, là où d'autres personnages mettent une première partie d'un unique épisode pour traverser différents continents en avion. La raison ? GAGNER DU TEMPS !). Le pire a quand même été atteint lorsque Sylar finit par avoir une crise de conscience a deux épisodes de la fin. Tout ça parcequ'il vient d'acquérir un nouveau pouvoir, voyez-vous, celui de changer de visage. Du coup le personnage devient complètement schizophrène. Il se met à se parler à lui-même, prenant parfois l'apparence de sa mère-adoptive (Et encore une actrice que j'adore complètement sous-exploitée, soit dit en passant...). Re-voyez la séquence en vous remémorant Régis Laspalès, lorsqu'il met les vêtements de sa femme, dans le film « Le Pari », la scène n'en devient que plus drôle.
Je n'ai pu mettre ici que quelques touches pour vous dépeindre l'inconstance du personnage qu'est Sylar. Il faudrait écrire une thèse sur ce personnage, parfait exemple de ce qu'il ne faut PAS faire. C'est le personnage pivot de la série, mais même Flanders, des Simpsons, est un personnage plus complexe que lui. En tout cas, sa moustache ressemble aux sourcils de Sylar. Je trouve.
-J'en ai rapidement fait mention en prenant quelques exemples, mais globalement le casting est tout de même très inégal... Certains s'en sortent bien, d'autres se foulent un peu moins... Et d'autres encore donne tout leur coeur, mais sont tout de même très mauvais... Je pense à Suresh (l'indien) est son jeu de flanc, je pense a Hayden Pannetiere (Pas sur de l'ortographe... la pom pom girl !) tient beaucoup du yaourt (sa tête quand elle découvre Elle dans sa maison en début de saison 3...) ou encore la mère Petrelli qui s'en sort bien quand elle doit jouer la femme mystérieuse, mais a un mal de chien a faire dégager des émotions quand on lui demande (la scène de la mort de son fils, en fin de saison 3 ! Les cris qu'elle pousse en voyant son corps sont censés être ceux d'une mère qui a perdu son fils. Ce sont censés être les cris les plus déchirants de l'humanité. Mais Axel et moi avons été pris d'un fou rire en l'entendant. Pas de frissons, rien. Juste un immense fou rire. Absolument pas dans le ton. Dommage.
-Je pourrais aussi revenir longuement sur les intrigues ! Des intrigues qui ne reposent sur rien la plupart du temps. En saison un, déjà, comment arrêter une explosion nucléaire dans N.-Y. ? Bah en suivant une bande dessiné qui prédit le futur. Et les personnages ne feront souvent que ça, dans les divers saisons : suivre des dessins annonciateurs d'apocalypse. Quand ils sont perdus et ne savent pas quoi faire, comment fait-on ? Facile, on leur fait peindre une vision du futur pour leur expliquer où est-ce qu'ils doivent se rendre. Facilité scénaristique, quand tu nous tiens... Et je ne parle même pas des intrigues qui passent complètement à la trappe ! (Finalement, nous ne savons toujours pas ce qu'il en était de Nikki/Jessica, la Hulk a double personnalité... Ou alors était-ce sa soeur, décédée ? Personne ne le sait, et surement pas les créateurs de la série. D'ailleurs, ils ont préféré la tuer, dans une intrigue des plus plates, pour ne pas avoir a faire ca à la triste réalité : Nikki a été un personnage complètement sous-exploité. Quid du super virus de la saison 2 ? Quid de Catlyn l'irlandaise, qui, je le rappelle à tout le monde, est toujours prisonnière d'un futur alternatif apocalyptique...? Et le catalyst de la saison 3 ? Son rôle dans tout ça ? En gros, la Compagnie, elle sert à quoi ? Et l'entreprise du méchant-papa de la saison 3, c'était quoi son but ? Pourquoi personne ne pose jamais les bonnes questions ? Pourquoi est-ce que la Compagnie est présenté comme une super société secrète mystérieuse qui en sait beaucoup alors qu'elle est incapable de garder dans ses murs les super héros qu'elle est censé contenir...? Pourquoi tous ses employés sont-ils plus incapables les uns que les autres ? Les personnages ne font que de se faire capturer, puis s'évade, puis se font capturer, et ainsi de suite, ad nauseam ! Mais nom de dieu, pourquoi autant d'incohérence flagrante ? Le sang de Claire est utilisé en saison 2 pour ressusciter son père adoptif en saison 2, alors pourquoi ne l'est-il pas à nouveau pour son géniteur, tué par Sylar en fin de saison 3 ? En coulisse, la réponse à cette dernière question est simple, les scénaristes ont annoncé que c'était une erreur de l'avoir fait, et qu'il ne le referont plus. Ah, okay. Sauf que c'est trop tard, vous l'avez fait. Et les gens ne sont pas demeurés, ils se posent des questions en regardant la série. On ne peut pas faire abstraction de ce qui a été fait auparavant. Même chose pour le « shape-shifting » de Sylar. Celui a qui il vole le pouvoir dispose d'une garde-robe énorme, correspondant à ses différents visages. De même, Sylar ne peut au début que changer son apparence, pas ses vêtements. Sauf que, deux épisodes, plus tard, il est capable de changer de vêtements à volonté... Okay. Bon. Non, ce n'est juste pas possible : on nous avait expliqué au début qu'il avait besoin de l'ADN d'une personne pour pouvoir devenir à son tour cette personne. Depuis quand les vêtements ont un ADN ? Encore une fois, nous avons là un exemple parfait d'inconstance. Que ce soit dans les personnages ou dans les intrigues. Bref, les scénaristes sont tout simplement incapables de dire quelque chose et de s'y tenir. C'est une série fantatisque, oui. Elle suppose que le spectateur sait faire abstraction de sa réalité, pour en accepter une nouvelle. Mais celle-ci n'a pas a être plus souple ni moins contraignante. La logique doit faire partie intégrante d'un monde où des personnes sont dotés de pouvoirs. Quand l'histoire fait parfois abstraction de choses ou de faits qui ont eu lieu auparavant, alors c'est que l'on se moque de tout souci de cohérence ou de continuité.
Et, après tout, c'est pas comme si je m'acharnais gratuitement ! Le créateur de la série lui-même, Tim Kring, a dû faire ses excuses à plusieurs reprises sur la qualité de sa série. Et quand il ne s'excuse pas, il remet en cause l'intelligence de ses spectateurs. Bien sûr, il est toujours pratique de pointer du doigt la grève des scénaristes pour expliquer une saison 2 absolument catastrophique. Mais la saison 1, déjà, commencait à montrer ses limites, et la saison 3 n'a même plus aucune excuse pour ses storylines aux rabais, ses personnages (au mieux insipides, au pire complètement ratés). Le pire dans tout ça, c'est que cette série ne se départit pas d'un certain succès. Elle tient bon malgré des critiques virulentes (je ne suis pas le seul à demander de la qualité, ouf...) et une saison 4 est déjà en route. Et je ne parle pas du gaspillage d'argent pour des effets spéciaux, certes réussis, mais mal exploités. Ainsi, nous n'aurons encore une fois pas de bataille épique entre Sylar et Peter dans le dernier épisode de la saison 3. Pire encore, la bataille a lieu derrière une porte close, qui ne se ré-ouvre qu'une fois celle-ci finie. je ne doute pas que pour les créateurs et pour les fans, l'excuse est déjà toute trouvé : Heroes n'a jamais était un show sur les pouvois, mais sur la psyché humaine et les enjeux dramatiques des personnages. Sauf que... Non. Avec des enjeux aussi ratés et mal faits, on aimerait bien apercevoir des batailles épiques, au moins une fois par an, ce serait sympa. Mais non. Quitte à se foutre de notre gueule, autant le faire jusqu'au bout.
Heroes, une des séries les plus sur-estimés de ces dernières années. Et aussi l'une des plus ratés. D'autant plus que, je le rappelle, elle avait un énorme potentiel. Les premiers épisodes n'avancaient pas, mais ils étaient pas mal du tout. C'est ce potentiel gâché qui, je crois, m'irrite le plus. Et devrait irriter plus de monde ! La série est tout juste digne d'un Smallville ou d'un Mutant X (rappelez-vous !) ... Je n'ai vu que 2 ou 3 épisodes des 4400, mais le peu que j'en ai vu était bien plus regardable que Heroes...
Bienvenue en 2009, bonjour les spectateurs avec un semblant de jugeote, réveillez-vous !
Parlons séries ! -Partie 2-
"Parlons séries ! -Partie 2-" ou autrement nommé "Putain, tu peux pas te concentrer sur quelque chose de précis quand tu écris un texte ?" mais c'était trop long pour rentrer dans la p'tite case prévue à cet effet.
Toujours utile de préciser que tout ce que vous lirez ici est garantie 100% spoiler partout.
Lost - S5
Je m'amuse à suivre Lost depuis la saison 1. A l'exception du premier épisode, que je n'ai jamais vu. Ce qui ne m'a d'ailleurs jamais vraiment dérangé : je ne pouvais pas m'empêcher de suivre la série sans grincer des dents à chaque nouvel épisode. Sur la forme, je n'ai rien a dire. La réalisation est toujours soigné, les décors sont jolies (pas difficile, c'est Hawaii), les effets spéciaux sont souvent réussies, le rythme de narration est souvent bon, à quelques épisodes près. Le jeu d'acteur, idem. Pas de hérissement de poils, en tout cas. Enfin sans être hyper folichon non plus. Hu.
Non, mon gros problème avec Lost a toujours reposé sur le fond. Les mystères s'amoncelaient depuis un certain temps, sans véritable réponses et ça commençait à m'emmerder sérieusement. Les flashbacks sur comment Jack a-t-il obtenu son tatouage ou sur Kate qui échappe une énième fois à ses poursuivants dans sa pseudo-vie de fugitive commençaient eux aussi véritablement à m'agacer. Mais j'ai tenu le coup. D'une part parceque, comme dit plus haut, ca se laisse regarder. Et aussi pour Michael Emerson. Aaaaah... Je ne sais même pas si j'aurai tenu bon sans sa présence. Ce petit bonhomme affreusement laid (disons-le tout de suite) dispose d'un charisme impressionant. Son jeu d'acteur tout comme la qualité de ses intrigues ou dialogues font de Benjamin Linus l'un des personnages favoris de tous ceux qui visionnent ce show. Moi en tête. J'avais rarement vu un être aussi retors et manipulateur depuis un moment. Il a du falloir une saison complète avant d'apprendre son véritable nom. Et quatre années plus tard, on a toujours autant de mal à le saisir réellement. Un exemple parmi d'autres, vu dans le dernier épisode visionné :
-Ben parle à Locke et lui dit à quel point il est heureux de le voir et de refaire un bout de route en sa compagnie.
-Ben parle à César de Locke, lui disant à quel point cet homme l'effraie et lui monte le bourichon contre Locke. César le rassure en lui montrant son gros fusil (Huhu).
-Ben et Locke partent en bateau. César vient les en empêcher, soutenu par Ben qui lui dit que Locke ne lui laisse pas vraiment le choix...... Pour mieux tirer dans le bide de César avec son propre fusil ! Nanmédidonc ! Et pourquoi ? Pour gagner la confiance de Locke, tout simplement.
Et tout ça, bien avant que l'on apprenne que de toute façon, il compte bien le tuer à nouveau prochainement. Oui, parcequ'il a déjà essayé. A de nombreuses reprises. Mais le comble, c'est que même lorsqu'il échoue, Ben reste classe. Oh et sa fille adoptive est morte par sa faute, parcequ'il ne voulait pas se rendre. Et les dernières paroles que celle-ci a entendu avant de se prendre une balle en pleine tête, c'était « Tuez-la, elle ne représente rien pour moi. » ... Ouch, Cold.
Mais je m'écarte du sujet ! De toute facon, vous l'aurez compris. A présent, j'apprécie Lost. Et de guilty-pleasure, c'est devenu un véritable plais...pleasure. Mmmmmh depuis la saison 4 peut-être ? Je ne saurai dire depuis quand exactement... A partir du moment où les naufragés ont réellement eu un but commun, une mission (avec l'arrivée du bateau de Charles Widmore) ? A partir du moment où les personnages ont enfin commencé à communiquer ? parce que parler, ça, ils ont toujours su faire. Mais se transmettre les informations vitales, ne plus mentir sur soi ou les autres, cesser de tout cacher à tout le monde sans raison logique, juste pour crée un mystère de plus ou se donner un air important... Non, fini tout ça ! ENFIN ! Et l'intrigue de la saison 5 qui tourne autour des voyages dans le temps est, jusqu'à présent, celle que j'ai préféré ! Surtout aussi parce que les divers voyages temporels dont on a été témoin ont tous en commun de suivre la théorie du « What happened, happened ». C'est à dire que peu importe la montagne d'efforts que l'on puisse faire, personne ne peut influencer la suite des événements. Les divers protagonistes se retrouvent coincés dans quelque chose qui les dépasse tous. Ce qui s'est passé, c'est passé de cette manière, c'est toujours passé de cette manière, voire même se passera toujours de cette manière. Ca suppose quelques pirouettes scénaristiques pour les auteurs (Petit Ben qui a connu Sayid petit, pourquoi ne reconnait-il pas l'homme qui a tenté de le tuer, quand Sayid vient le torturer (décidemment) en saison 2, soit 30 ans plus tard ? Tout simplement parce que Ben, suite au coup de feu et à sa résurrection magique, dans les ruines à consonnances égyptiennes de l'île, a perdu la mémoire des derniers événements ! Facile, mais efficace. Et puisque c'est pour l'instant le seul truc un peu gros de cette storyline, je reste convaincu.
Le dernier épisode visionné était tout de même d'anthologie : Daniel Faraday, qui explique cette notion de temporalité aux autres, finit par ne plus y croire (pour une obscure raison... Hé, ça reste du Lost par moment !) et la suite de ses actions entrent directement dans tout ce qui c'est toujours déroulé. A savoir qu'il finit par parler à Charlotte de sa future mort, comme elle lui avait annoncé qu'il le ferait/l'avait fait alors qu'il avait refusait de le faire au début.
Bref, prouver à un personnage qu'il a tort, en le faisant tuer par sa propre mère, alors ignorante qu'elle tuait son futur fils, c'est quand même couillu. D'autant plus que, la pauvre, doit vivre le reste de sa vie en sachant que son fils finira part être tué par une version plus jeune d'elle-même... C'est triste. Si, si.
Minute scientifique que l'on a du mal à bien me suivre dans tout ce que je dis :
C'est ce genre de gestion du temps que j'espère voir dans le prochain Terminator, par exemple. Sauf que, d'après les anciens films, j'ai l'impression que la trame temporelle a été alteré... Et la fatalité présente dans le dernier film (le 3 en fait) me plaît moins : à savoir que le temps finit par tous nous rattraper et à reprendre un cours « normal » ... Ce qui n'est, à mon humble avis, pas le cas. A partir du moment où quelque chose a été altéré, aussi minime soit-il, alors toute la trame qui en découle entraîne un futur assez proche -sur le court terme- mais complètement éloigné de ce qu'il aurait dû être, déjà sur le moyen terme, puis sur le long terme. En gros c'est la théorie maintenant bien connu de l'effet Papillon. Théorie répandue grâce au film du même nom, mais qui se retrouve incapable de suivre très loin son raisonnement : si, par exemple, dans son enfance, le héros se retrouve amputé des deux mains, une fois jeune adulte, il ne pourra pas avoir le même copain de chambre, dans le même établissement, dans la même vie qu'il a en temps normal. Puisque nous sommes dans un lui alternatif, alors toute sa vie s'est déroulé selon un processus entièrement différent. Ses pensées n'ont pas été les mêmes au même moment, toute sa trame temporelle -et corollairement, spatiale- s'en retrouve affecté. Et encore je ne parle là que d'un unique personnage ! Puisque confronté à d'autres personnes, il n'a pas eu les mêmes réactions au mêmes moments.
Exemple :
Trame principale = Je sors du supermarché – je croise quelqu'un qui boite – je pense au docteur Gordon de Saw, en rigolant – je monte dans ma voiture – mes pensées vont vers Saw III – je ne vois pas la voiture sur ma droite – j'ai un accident, je meurs.
Trame alterné = Je sors du supermarché – une petite fille passe en courant devant quelqu'un qui boite, donc je ne fais pas attention à ce monsieur, mais à la petite fille – du coup, toute ma ligne de pensée prend une autre direction, je ne me met pas à penser à des films à ce moment-là – je peux penser par exemple aux derniers yaourts que j'ai pris en rayon tout a l'heure – du coup, je suis suffisamment attentif pour ne pas me prendre cette putain de voiture – après laquelle je me met à pester par la suite.
Et là j'ai pris un exemple drastique, mais toutes ces différentes lignes temporelles ne mènent pas toutes à la mort, Dieu merci ! Il y a ainsi une infinitude de perturbations possibles dans la trame du temps. Seulement il n'y a en a aucune qui se produit, parce qu'une fois qu'un événement a eu lieu, on ne peut plus revenir dessus. Tout simplement parce qu'il a déjà eu lieu de cette manière, et, à mon avis, de cette manière seulement. C'est pour ça que j'ai toujours trouvé grotesque (et oui, même petit !) la conception du temps telle qu'on la trouve dans les Retour vers le futur. A savoir que le personnage principal altère son passé (il empêche la réunion de son père et de sa mère, alors tout jeunôts) et de ce fait, voit qu'il commence à s'estomper sur les photos et risque bien de finir par disparaître lui-même, tout doucement. Hors, comment peut-il être, si son passé s'efface ? Son passé ne s'efface pas, puisqu'il EST ! Ou alors, il aurait du disparaître totalement, d'un coup ! Seulement, non. Il est toujours là et tout le film tourne autour de lui, essayant d'arranger les choses en créant une autre rencontre entre ses parents, et tout s'arrange pour le mieux. Okay. Bon. Sauf que, par conséquent, la trame temporelle des parents aurait dû être totalement altéré. Certes, elle l'est à la fin du film puisque ses parents sont devenus des gros connards riches à la place des gros connards pauvres qu'ils étaient dans la trame originale du temps. Mais dans ce cas-là, pourquoi se retrouvent-ils avec exactement les mêmes enfants ??? Ils n'ont pas pu faire l'amour exactement au même moment qu'à l'origine, leur trame a été altéré par le personnage principal, qu'ils ne connaissaient pas à l'origine, et par conséquent, le sperme qui était dans les bourses du père, si je peux m'exprimer ainsi, n'est pas le même. Et les spermatozoïdes qu'il contient ne donneront pas les mêmes enfants que dans la trame temporelle originale. C'est toujours ce type de problème que l'on rencontre dans les histoires de futur alternatif, que ce soit dans des oeuvres télévisuelles, filmiques ou papiers.
Le point fort d'une oeuvre telle que « L'armée des 12 singes » (vu avec mon pôpa alors que j'étais jeune ado) est de rester suffisamment flou pour ne jamais annoncer clairement si tout le film est un futur alterné ou si, au contraire, tout s'est toujours passé de cette manière et se passera toujours ainsi, dans une espèce de boucle sans fin.
je me rends compte en écrivant tout ça, que j'entre dans une espèce de délire pré-déterministe à la con, comme si un destin invisible nous guidait tous. Hors, je ne le pense pas non plus. Le libre-arbitre fait partie intégrante de l'humanité et nous faisons toujours nos propres choix. Le destin, la fatalité n'existe pas. Même si c'est très beau et que cela peut donner lieu à des tragédies magnifiques (Je pense autant à Antigone qu'à Saw III, hihi, ne le répetez-pas à mes profs de littérature).
Tout ca pour dire qu'avec Lost, j'ai enfin trouvé un parfait exemple de la conception que j'ai toujours eu des voyages temporelles. Et c'est pas Heroes qui me fera dire le contraire. Ah, Heroes... Je vais devoir me le réserver pour un prochain post, parce que là aussi, j'en ai des choses à dire ! Et pas en bien, non. Ouh, non. Haha. Non... Hum...
Parlons séries ! -Partie 1-
Héééé ! L'interface de Canalblog qu'a tout changé ! Faudrait que je post plus souvent.
Je passais, rapidement comme ça, histoire de parler un peu de ce que je regarde et de ce que j'apprécie. Et de ce que j'exècre. En ce moment, avec l'Axel, nous regardons une demi-tonne de séries.
Bon, oui mais en fait, non, on en suit que quatre en même temps. Malheureusement le niveau est sensiblement différent entre chaque. Je n'aurai peut-être pas le temps, ni la patience, de parler de chacune d'entre elle. Néanmoins, je peux essayer de les résumer de façon succincte :
-Dollhouse = Whedon's Touch, what else ?
-24 = Et sinon, du nouveau ?
-Lost = De la balle ! Keuwa ?
-Heroes = Immondice.
Dollhouse - S1
Tout d'abord le retour de Papa Whedon (Dieu ?) sur une série télévisé. Et ça fait du bien. Non pas que le show soit excellentissime, il a ses faiblesses, mais il part plutôt bien. C'est une première saison et les premières sont rarement les meilleurs. D'autant plus que Whedon a la sale habitude de se revéler sur le long terme. Ses intrigues mettent du temps à se construire, à se poser mais au final, il retombe toujours majestueusement sur ses pattes. Ici, en dix épisodes, il a déjà réussi à nous familiariser avec la DollHouse, avec les différents personnages... Il a posé les bases et les régles du show en un savant mélange d'épisodes de construction (une aventure lambda, Echo est une doll avec une mission-of-the-week, les épisodes 1 ; 2 ; 3 etc...) et d'épisodes de déconstruction (tout ne se passe pas comme prévu, les épisodes 4 ; 6 etc...) avec à chaque fois une petite dose de mythologie, de toutéliage, de référence constante aux aventures précédentes (nous sommes dans une suite logique, pas comme dans d'autres séries ¬_¬) ... Les personnages, même les plus connards, sont attachants. Mention spéciale à la patronne, DeWitt, et à l'evil-geek Topher ! Et en plus, on retrouve Amy Acker, actrice-caméléon ! Que demande le peuple ?
J'attends d'en voir plus, mais je pense être déjà conquis. Pourvu qu'on laisse une chance à la série.
24 - S2
Plus embetant est le cas de 24... La saison 1 avait été une véritable révélation. Beaucoup d'action, de rebondissements, de bons acteurs et... une fin inimaginable, abominablement jouissive. Bref, une série très prometteuse. D'autant plus que la saison 2 est arrivé ensuite. Confirmation du talent des auteurs, encore mieux mené et maitrisé que la première (malgré quelques faiblesses... i.e. Kim Bauer prise au piège avec un couguar !) et, encore une fois, une fin à faire pleurer de jubilation, immensément couillu. Malheureusement la castration a commencé en saison 3... Le toutéliage (tout-est-lié pour les non-initiés !) a été ignoré au profit d'une storyline pas très folichonne, avec des méchants très plan-plan (Souvenez-vous de Hector le mexicain à grosse moustache !)... Mais une saison 3 qui nous a quand même donné de bons moments (L'éxecution programmé et inéluctable de Ryan Chapel, le virus laché dans l'hotel où se trouvait Michelle !)... Et en saison 4 ? Quatreastrophe ! Un méchant immortel (Normal, c'est l'interprète de la Momie) qui échappe une bonne dizaine de fois à Jack Bauer avant de mourir lamentablement en s'écrasant au sol, en même temps que l'intrigue, plus convenu que jamais. La saison 5, sa dernière partie surtout, avec la découverte de la traitrise du Président Logan avait été une bonne surprise. Sans revenir à l'époustouflante saison 2, on était presque au niveau de la saison 3. C'est à dire sympathique mais peut mieux faire. Saison 6 ? Un très bon départ. Si la saison n'avait du faire que 4 épisodes, elle aurait été parfaite. Malheureusement nous nous retrouvons ensuite avec 20 épisodes absolument minable ou Jack court après son -très très très- méchant papa dans une storyline complètement foireuse.
Et cette saison 7 ? Elle n'est pas encore terminé. Mais là aussi, il y en aurait beaucoup à dire. Elle fait son boulot, point. Jack crie fort en poitant son arme. Il torture un peu. Découvre des complots, vogue d'ennemis en ennemis avant d'arriver aux plus gros poissons. La routine. Et du coup, c'est affreusement ennuyeux. Le concept de la série est éculer depuis longtemps, les rouages sont parfaitement connues... Pourquoi ne pas nous surprendre ? Au lieu d'huiler la machine pour faire du vent, pourquoi ne pas la déconstruire un peu ? Nous ouvrir à d'autres horizons ? Et cesser de toujours vouloir revenir à cette même mécanique. C'est comme en saison 4 : on nous annonce un gros changement, cette fois c'est promis, ce sera pas pareil. Pour très vite ramener le plus possible d'anciens personnages, dans des intrigues qui se ressemblent toutes, pour au final nous asséner la même rengaine et nous présenter les mêmes dilemmes moraux (le sacrifice de quelque uns pour en sauver des milliers, la torture est une barbarie necessaire en cas d'urgence... oo l'est-elle réellement ? Bref, au bout de 7 ans, on connaît la chanson, merciiiiiiii...). Seule nouveauté un peu rafraichissante cette année, le personnage de Renée Walker, agent du FBI qui suit doucement mais surement le chemin de Jack pour se poser comme son alter-ego féminin... Une espèce de Robin qui a encore beaucoup à apprendre, mais est sur la bonne (?) voie.
Oh et ramener Tony Almeida d'entre-les-morts avec une excuse bidon était une très mauvaise idée. Très mauvaise. Et en faire l'antagoniste principal de cette saison ? Worst. Idea. Ever. Ce mec a le charisme d'un flamby et il aurait dû resté à sa place. Plus que 3 ou 4 épisodes (ils se laissent regarder comme des petits pains) et ce sera fini. Partant pour une saison 8 insipide ? Moi, oui.
-Suite du programme : Lost, le pourquoi du comment que c'est devenu bien. Et Heroes, le pourquoi du comment que ca a empiré. Oui, oui, c'était encore possible.-
Joyeux noël !
Et maintenant que l'Axel est complètement ruiné, j'aimerai que tout le monde se cotise pour m'offrir ça ! Hop, hop, hop !
Si tu me trompes deux fois, honte à moi...
Je m'aperçois que je n'ai jamais rien écrit sur Saw IV, la suite tant attendue de mon excellentissime Saw III...
Heureusement que Saw V vient de sortir, je vais pouvoir combler ce vide. Et c'est garantie 100% pur spoiler. Donc il est évident que seul ceux qui ont vu le film peuvent se permettre de poursuivre ce post. Attention, je veille.
Avant de véritablement rentrer dans le bain, j'offre une catharsis à tout le monde. Oui, Saw VI arrivera l'année prochaine. Oui, ce sera une véritable boucherie(-charcuterie). Et Saw VII, ce sera sale. Et le linge sale se lave en famille. Bla bla bla. J'espère que la post-prod française va trouver une porte de sortie, du genre Saw le sixième, ou Saw la fin (espérons-le). Déjà Les Dents de la Mer 2 avait fait beaucoup sourire en son temps.
Après Saw III, tout aurait dû se terminer. Rarement film avait été aussi loin dans la noirceur, tuant pratiquement l'ensemble de ses protagonistes en une unique et magistrale scène, ne laissant absolument aucune place pour un quelconque espoir. Ce film était d'un nihilisme profond, d'un pessimisme insoutenable.
Mais c'etait aussi un film. Et une saga juteuse qui, avec les quelques portes de sorties qu'elle s'était laissé, a pu redémarrer sur de nouvelles bases. Tout re-démarre dans le quatrième opus.
D'abord, retour en arrière sur les thématiques et messages des précedents volets :
J'aimerais, si possible, tordre le cou aux idées toutes faites sur la saga Saw. Tout est pratiquement dit dans la phrase précédente en fait, il s'agit d'une saga. Ce n'est pas qu'une question de gros-sous.Il s'agit bien d'une série de films, mis bout à bout, et sortant chaque année. Un peu beaucoup comme une série, quoi. La première trilogie formait un arc scénaristique complet et cohérent, un peu comme une première saison. L'épisode un était l'episode introducteur, celui qui prenait le temps pour poser les bases. Le second continue l'intrigue initié dans le premier, mais en amenant de nouveaux éléments, il est l'entre deux. Le troisième était la conclusion, le recoupement de toutes les intrigues précédentes. Il revenait sur la mythologie construite pour mieux la déconstruire. Et tout finissait dans un abominable bain de sang.
L'histoire aurait très bien pu se finir ici, mais les gros-sous ont parlés. Tant qu'ils ont encore des choses à dire, j'adhère toujours à une seconde saison.
Le premier nous apprenait à nous méfier des apparences et, plus important à profiter de chaque instant. Ce sera la ligne conductrice de tous les suivants, qui en explorent les sous-thèmes. Le second nous apprenait l'importance de la postérité, de la vie dans sa continuité, à ne pas craindre la fin quand elle vient. L'autre thème majeur de la série est celui de la confiance en son prochain, ce qui sera de nouveau exploité dans tous les autres. Le troisième nous montrait avant tout l'importance du pardon. Pour vivre en paix avec soi-même, pour vivre en paix avec les autres.
Et la saga Saw à réussi à m'atteindre là où ni la Bible (encore moins le Coran ou le Torah) n'ont jamais réussi à me toucher. La vie est courte, profite de chaque instant. Tu n'as qu'une vie, ne la gâche pas. Aime et aide ton prochain, tout ça. Aide les autres et tu t'aideras toi même, etc.
Et le coup de maître de cette série est d'avoir pu faire passer ce message d'amour à l'homme en l'associant avec la brutalité la plus pure, une conception affreusement nihiliste (j'aime beaucoup ce mot). L'alliance suprême du plus beau message que l'Homme puisse concevoir tout en le confrontant au monde physique le plus crasse, la plus dure réalité. Parceque le message est là, mais il échoue systématiquement. C'est ce qui fait de cette saga une oeuvre véritablement sombre.
Et cette "saison 2" alors ?
Le quatrième opus était clairement en dessous de ses prédecesseurs. Attention, je ne dis pas pour autant qu'il était mauvais. Bien au contraire, tout le monde est d'accord sur ce point, les détracteurs de la série comme les fans : il y a une étonnante continuité entre les épisodes. Pas seulement du point de vue scénaristique mais dans son ensemble. Les films peuvent être tous vu les uns après les autres, on suit clairement un tout cohérent.
Saw IV part donc sur de nouvelles bases. Jigsaw est mort, mais les pièges continue et les derniers agents survivants de l'équipe d'investigation que l'on suivait dans les 3 précédents épisodes en font les frais. Le FBI décide de s'en mêler. Et tout finit comme d'habitude dans une belle pagaille. JigSaw a fait des émules et n'avait pas qu'une apprentie. Le detective Hoffman est son fils "spirituel" et tous les autres ont perdus. Il est le dernier maître du jeu et le dernier survivant. C'est cette fin en suspens qui avait un peu-beaucoup déçu. Que ? Quoi ? Lui ? Mais pourquoi ?
Saw V nous replonge tout de suite dans l'ambiance du précédent. Et nous apporte enfin les réponses qui manquaient. Oui, Hoffman est bien l'apprenti officiel de JigSaw. Son éminence grise. Mais cette fois sans la relation père-fille qu'il avait initié avec Amanda. On a plus l'impression d'une stricte relation maître-élève, entre le respect et le mépris. Dans cette épisode c'est au tour de Hoffman de se débrouiller seul et de s'émanciper de son brillant maître. De prendre enfin le devant de la scène. Et l'intérêt de cet épisode est que justement, celui-ci préfère rester dans l'ombre. Et il aura fort à faire pour se dépatouiller de l'autre survivant des jeux précédents, l'agent du FBI Strahm. Sans surprise, Hoffman réussit et la boucle va pouvoir se boucler dans le sixième opus. Parcequ'il reste à voir à présent (comme pour le troisième opus) si Hoffman mérite vraiment son titre et si il fait le poids. Jigsaw l'a prévenu dans l'opening de Saw IV : "You think you will go untested ?".
Nouveau volet dans la continuité des autres donc. Avec malheureusement aussi quelques faiblesses et maladresses. Le quatrième avait par exemple une gestion du temps assez calamiteuse (pire que 24 et son Los Angeles qui permet à Jack Bauer de se trouver d'un immeuble A à un immeuble B en moins de 5 minutes) et des incohérences dans le comportement de certains personnages (ou le syndrome du "Mais-qu'il-est-con-celui-là-pourquoi-il-y-va-tout-seul-là-dedans-?"). Ce qui m'a le plus gêné dans ce cinquième épisode est l'impression d'être pris pour un demeuré lorsque le personnage qui se parle tout seul explique tout par la même occasion à une audience supposé largué (alors que c'est quand même clair !... A partir du moment où on suit depuis le début.) Et j'arrive difficilement à saisir le message de celui-ci, ou en tout cas celui que je crois avoir compris m'effaire davantage. La confiance ? Thème déjà bien exploré avant. Mais la pilule était facilement passé dans le 4, puisqu'elle était amené avec l'idée sous-jacente que les tests de JigSaw/Hoffman avaient avant tout pour but d'expliciter leurs messages, de se sentir moins seul, de créé un sentiment d'empathie entre eux et leurs victimes.
Non, en fait le véritable thème de cet opus va presque à contre courant de la philosophie Sawienne. Jigsaw ne croit pas en son propre message. Son message d'amour n'est qu'une farce. Pas de rédemption, pas de seconde chance, pas de survivance dans la vie après avoir échappé à la mort. Si ses plans sont toujours aussi bien montés, si il a l'air aussi omniscient, c'est dit-il parceque "When you can anticipate the human mind it leaves nothing to chance." Il fait ses pièges en sachant pertinnement que ses victimes en mourront. Il ne croit pas en leur réussite et il sait par avance si ceux-ci vont échouer ou non. Il n'y a plus de place pour le libre-arbitre. Ceci était déjà sous-entendu dans les autres, (la cassette-sortie de la mort de Jigsaw) mais jamais annoncé de façon aussi clair. C'est d'autant plus explicite dans le cinq lorsque même l'agent Strahm, l'électron-libre de la série, le grain de sable dans la machine, revient finalement dans le rang, et s'inscrit lui aussi dans le bigger plan : Il devient malgré lui un des rouages de cette gigantesque machinerie.
Et où va nous conduire le sixième opus ? Le plus évident pour l'instant est la piste laissé par Jill, l'ex-femme de JigSaw qui se trouve en possession d'une mystérieuse boite léguée à la mort de son défunt mari. Le test final d'Hoffman pourrait bien venir d'elle. Un affrontement final entre la dernière représentante de John Kramer et le dernier hériter de Jigsaw ? J'achète !
...
Oh oui, et euh, y'a du sang dans le film. Beaucoup plein, mais quand même moins que dans les deux derniers. Mais quand même beaucoup. Et ça aussi, c'est cool.
J'aime la violence.
Voyage à Rome, l'ultime !
Sixième jour : Samedi
Dernier jour complet à Rome. D'apparence plus tranquille, la journée n'en a pas moins été chargé... Debout à 8h30 pour prendre le métro vers 9h30... La pluie de la veille au soir aura permis le départ de la chaleur étouffante de ces derniers jours. C'est déjà nettement plus agréable! Nous arrivons presque au Terminus de la Ligne B et tournons un peu en rond avant de trouver le musée de la civilisation romaine, en pleine « Exposition Universelle Romaine » voulue par Mussolini mais devenu une quasi-ville fantôme... Première impression : le musée est gigantesque, tout en colonnade. Seulement, petit désenchantement une fois à l'intérieur puisque nous sommes en effet les seuls visiteurs semble-t-il ! Nous rentrons devant plus d'une demi-douzaine d'hotesses et de gardiens, dans ce lieu gigantesque, et nous ne sommes que deux... Finalement pendant la visite, d'autres personnes (touristes aussi, pour la plupart) nous rejoindrons... Beaucoup de statues, ruines et maquettes. Des reconstitutions du Colisée, du Cirque Maxime, de divers thermes de Rome ou dans le monde méditerranéen, etc. Dont une gigantesque maquette de ce qu'a été Rome vers la fin de l'époque impériale. Ça aide à se repérer et surtout à se faire une idée plus précise de ce à quoi tout ça pouvait bien ressembler...

Vers midi nous revenons de notre unique sortie vers la périphérie pour revenir dans Rome intra-muros... Nous mangeons au Burger King, parce que d'une c'est pas trop cher, que de deux on aime le plaisir coupable du fast-food bien gras et que trois, je ne connaissais que le MacDo et le Quick, c'était donc une première pour moi!... D'ailleurs, bien meilleur que les deux enseignes cités précédemment, le goût de leur sandwichs m'a fait penser au feu Lucky-Luke Burger d'Angoulême, pour ceux qui s'en rappelle encore.
En passant dans la rue, instant shopping dans des magazins spécialisés (alimentation et vin) pour offrir à une amie, qui a gardé notre p'tit chaton tout le temps du voyage (Hé oui, j'en ai jamais parlé ici du p'tit chat moi!). Une fois les emplettes faites, retour à l'appartement histoire de se débarasser du contenu de nos sacs et de refaire le point sur la marche à suivre pour le restant de la journée. Finalement ce fut simple : en sortant à 15h, petit glace dans ce qui a l'air d'être pour beaucoup le meilleur glacier de Rome : le palazzo del Freddo Fassi. En fait tout aussi bon que les glâces qu'on a l'habitude de s'empiffrer devant la Cathérale de Strasbourg (bon, peut-être légèrement meilleur, mais de peu) elles sont néanmoins beaucoup moins cher (3e le Cornet taille maxi, avec 4 parfums et de la crème chantilly maison, un pur régal)... Ensuite, re-métro pour rejoindre le centre historique et arrêt dans deux églises presque voisine pour contempler plusieurs oeuvres du Caravage. Une expo autour de saint Matthieu dans la Chiesa San Luigi dei Francesi et un unique tableau, « La Madone des pèlerins » dans la Chiesa San Agostino. Oui, j'aime toujours autant, voir davantage. Les peintures du Caravage ont une force que je n'avais jamais ressenti auparavant et pour laquelle je ne peux pas m'exprimer avec des mots.
Par la suite, direction le palazzo Altemps. Toujours munie de notre Archéologia Card, encore un musée qui nous ouvre ses portes (ça en fait 5 pour seulement 10euros, pas mal!). Comme d'habiture, très jolie (celui-ci contient une grande cour intérieure pavée) mais les salles sont toujours regroupés de façon désordonnées, et il n'est pas rare de passer par la salle 32 pour rejoindre la 20 qui est un raccourci pour la 14. Je suis médisant sans être trop éloigné de la réalité... A 18h30, petit arrêt dans un café, non loin du Panthéon. Cappucino pour l'Axel, chocolat au lait pour moi (qui d'ailleurs se révélera très onctueux et bien meilleur que le cappucino !). Balade dans diverses ruelles en attendant l'heure de dîner, quelques spectacles de rues vers la piazza Navona, notamment des gens immobiles et plus ou moins grimés, qui ne bougent que si on met une pièce dans leur chapeau. Très bien fait et très amusant (Je parle comme un vieux con, là, nan ? Depuis le début du séjour, remarquez!). A 19h30, nous nous tâtons entre deux restaurants (façon de parler) avant d'opter pour une adresse bien notée par le Routard, là encore, dans une rue juste à côté du Panthéon. Bon restaurant... même si je n'ai finalement pas opté pour la meilleure des sauces pour accompagné mes pâtes (trop épicée!) là ou Axel a eu plus de chance (des pâtes faites maison avec des tomates et champignons frais...) Le second plat s'est révélé plus appréciable : des tripes à la romaine pour lui, des escalopes sauce au vin aux haricots blancs pour moi. Malheureusement là encore, pas de Tiramisu puisque déjà plus disponible selon la serveuse...que je soupçonne d'avoir menti, vu le nombre de clients qui attendaient notre table. Pas plus mal finalement puisque une fois l'addition payé, un autre serveur vient nous rendre la monnaie... avec 9 euros en trop. Huhu, encore une fois malhonnête, nous n'avons pas attendu notre reste pour partir. On est des vrais connards en fait. (Bon, on culpabilisaient un peu...) Sur le chemin, nous nous sommes arrêté dans une église (encore une, il y en a tous les 2 mètres!) en passant devant puisque nous avons vu par hasard qu'un concerto y avait lieu le soir même... Nous sommes restés quelques instants pour écouter le choeur (venu des Etats-Unis) accompagné d'un orgue (pas toujours juste à mon sens) dans cet endroit à l'acoustique étonnante.

C'est finalement après une heure ou deux de marche intensive pour regagner l'appartement (et ainsi refaire quelques monuments ou lieux de Rome à la nuit tombée) que nous arrivons, harassés et exsangue (si, si). J'ai de plus en plus d'ampoules sous les pieds et de moins en moins de vêtements propres : il est grand temps de rentrer. Ça tombe bien, demain matin, c'est le grand départ. Et demain après-midi, adieu Rome, bonjour Strasbourg.
Voyage à Rome, troisième !
Cinquième jour : Vendredi
Levé à 7h30 pour le Vatican. Bon il fallait le faire, ouf c'est fait. parce que le refaire une seconde fois se révélera particulièrement difficile. Après quelques stations de métro cra-cra de la ligne B, un peu de marche pour rejoindre le Musée du Vatican... Pour finalement se retrouver coincé au milieu d'une centaines d'autres personnes qui ont eu la même idée lumineuse que nous. En fait la queue pour le musée commence sur le trottoir le long d'une des enceintes du Vatican... et peut durer plus d'une heure certaines journées. Nous avons eu de la chance, à peine 20 minutes d'attente (Il était tôt) ! Nous prenons notre ticket à un personnage apparemment muet, ou juste hyper désagréable, au choix. Et là, c'est le drame. C'est une véritable course d'endurance, sur plusieurs kilomètres pour rejoindre la chapelle Sixtine (histoire de la voir puis d'être tranquille ensuite). Sauf qu'un immense flot de touristes fait la même chose. Nous n'avions jamais vu ça : des couloirs immenses bondées où il est quelque fois impossible de continuer de progresser devant un tel mur humain. Et vas-y que je te flashe toutes les oeuvres délicates avec mon appareil photo dernier cri dans des salles ou il est expressément indiqué de ne pas se servir de son flash. Et aucun gardien (ils sont nombreux pourtant !) ne semble s'en émouvoir... Le tout dans une ambiance moite et poisseuse, comme dans un métro. Cette traversée se fait donc divers salles, couloirs, escaliers... Beaucoup de Raphaël un peu partout. Personnellement je trouve toujours ses peintures trop rondes et colorées. Bon, ça n'engage que moi, hein. Une fois dans la chapelle Sixtine, l'ambiance reste malheureusement la même : beaucoup trop de monde, un air irrespirable et un irrespect lui-aussi total pour le lieu. Les gardiens sont sans cesse obligé de demander un peu de silence ou de venir personnellement rappeler aux personnes présentes que les appareils-photos, et à fortiori les flash, sont strictement interdits dans cette salle. Le lieu en lui-même est bien sûr magnifique, bien qu'un peu trop sombre (la faute à un début de temps couvert à l'extérieur ?). Et comme d'habitude, il y a tellement à voir qu'il est difficile de réussir à focaliser son attention. J'admire beaucoup le travail de Michel-Ange, mais il faut bien avouer que ses personnages body-buildés (oui, même les vieillard décharnés ont des abdos en béton !) ont tout du Akira Toriyama (« Dragon Baaaall Z, la lutte finale, lalalala »). Retour sur nos pas, visite de jardins, de divers musées dans le musée... Mais toujours en quatrième vitesse parce que l'ambiance y est des plus détestables. Toujours la même foule partout, et le pire : des vendeurs agréés, derrière leurs comptoirs, dans quasiment chaque couloir, qui proposent tous des livres, des souvenirs, etc. J'en ai compté une bonne dizaine, en plus du sacro-saint passage obligé par la librairie finale de tout musée. Finalement, ce ne sera pas le meilleur souvenir du voyage, loin de là.
Heureusement, la suite est mieux. La basilique du Pape vaut le coup d'oeil, c'est le moins qu'on puisse dire. Sur la place Saint Pierre, beaucoup de monde (et pourtant le Pape était absent) et une file d'attente monstrueuse pour y pénétrer... mais curieusement, elle fut très facile à gruger ! Huhu, je garde encore bonne conscience : c'était ma journée ras-le-bol des touristes et je considère cet acte comme une petite satisfaction personnelle. (Et c'est une chose que je ne me serai jamais permis de faire en règle générale !). Avant de pénétrer dans le saint des saints, visite éclair de la crypte (qui est mieux pavé que la place principale) où reposent les corps de plusieurs papes, dont celui, encore tout frais, de Jean-Paul II. A l'étage, changement d'ambiance : tout y est effectivement complètement démesuré. Le lieu en lui-même bien sûr, deux fois plus grand que n'importe quelle autre cathédrale du Monde. Les statues de plusieurs mètres de hauteur, le « petit » autel entouré de ces quatres colonnes surdimensionnées... Les lettres latines sous la coupole font tout de même la taille d'un (grand) homme et les chérubins autour des fontaines font eux aussi près de deux mètres de haut ! C'est une église faite par des géants pour des géants... Après ça, n'importe quel lieu peut vous sembler ridiculement petit. Petit regret : nous n'avons pas pu gravir les marches jusqu'à la coupole et pu ainsi admirer les différentes vues possibles. Mais la queue était encore une fois beaucoup trop longue et il commençait à faire sérieusement faim.
Du coup, départ pour le centre ville, en passant devant le Castel del'Angelo et sur le petit pont façe à lui... recouvert de statues du Bernin tout du long, que nous n'avons regarder que d'un oeil (bah on savait pas, nous, que c'était du Bernin ! Faut l'indiquer ! Remarquez, il est absolument partout dans la ville, on dirait que c'est lui qui l'a décoré de A à Z). Et pour une fois, la bonne surprise ! Nous entrons à 12h45 dans un petit restaurant sans enseigne et assez typique. On y mange très bien et très beaucoup (Enfin, copieusement quoi). Le service était correct, sans plus (mais au moins, pas désagréable, à Rome c'est déjà énorme !). Je les aurais eu mes pâtes ! A la Carbonara. Et pas de la Carbonara de PD : des vrais morceaux de lard, une sauce bien jaune et grasse, des grosses pâtes italiennes... Un régal. Avec ensuite une sauce pour accompagner le veau (ne me demandez pas laquelle...) avec des pommes de terre cuites dans son jus, au four... J'avais l'impression de manger quelque chose qu'aurait pu faire ma grand-mère (c'est un compliment) ! Pas de desserts : ils n'en proposaient que deux et le mille-feuilles n'était pas très tentant.
Petite promenade digestive le long du Tibre et dans la ville en atteignant la Crypte Balbi vers 14h45. Petit musée sans prétention. Le problème ? La visite guidée, entièrement en italien. Et ce n'est pas en chopant un ou deux mots dans plusieurs minutes de monologue que l'on peut comprendre quelque chose... Du coup, nous sommes pratiquement incapables de parler de ce que l'on a visité. Ça parlait de plusieurs couches sédimentaires qui indiquaient le passage des siècles et des époques... sur et euuuh... sous ?...euuuh... un théatre antique ? Ça avait l'air passionnant en tout cas, c'est dommage... Prise de métro au Colisée pour s'arrêter à la gare Termini, prendre quelques renseignements de ci de là et faire de rapides courses pour le soir. Et ça n'a pas louper, nous sommes tombés sur le caissier le plus désagréable de Rome. Bon, je suis mauvaise langue, tous les italiens ne sont pas tous comme ça : j'ai même eu droit personnellement à un gros clin d'oeil de la part du Monsieur Renseignement (qui parlait français !) pour les bus. J'en cherche encore la raison.
Une fois dans l'appartement (à 16h30) douches et... sieste ! parce que la fatigue commence à se faire ressentir en cette fin de semaine. D'ailleurs pour demain, ce sera visite d'UN musée puis farniente et achats de souvenirs. Enfin pas trop non plus, parce que le porte-monnaie commence lui aussi à faire la tête.
Ce soir nous avons mangé à nous en faire crever la panse (des pâtes bolo maison, encore !) et la nuit va être encore plus difficile...
Voyage à Rome, deuxième !
Troisième jour : Mercredi.
Levé à 7h du matin, beaucoup de mal à émerger... à 8h, départ depuis l'appartement pour arriver vers 8h30 au Colisée... Peu de monde à cette heure-ci, la queue se fait rapidement... mais c'est pour nous voir mieux refoulé, au moment de payer, par le guichetier (plutôt mignon soit dit en passant) ... Rome est une des rares villes où on peut marcher plus de 35 minutes, sous un soleil de plomb (oui, dès 9h...), sans trouver une seule banque ni même un seul distributeur de billet. Ce qui est vraiment embetânt lorsque c'est précisément ce que l'on recherche. Ce sera finalement près du Latran que nous en trouverons un. Et comme il est hors de question de repartir sur nos pas pour retrouver une queue monstrueuse, c'est parti pour la visite du dit-Latran ! Des grands tableaux, caveaux, sculptures monumentales : pas de doute, on est à Rome.

Et comme nous sommes bien organisé, nous voici parti pour les Thermes de Caracalla, à l'ouest. Y'a pas à dire, on savait se faire plaisir à l'époque... Nos piscines actuelles sont d'un ridicule à côté... (Oui, bon, c'était plus un centre socio-culturelle à l'époque et aller aux bains thermales n'avait pas la même signification que la piscine pour nous aujourd'hui, blabla. N'empêche que.) Depuis les thermes, on arrive rapidement au Cirque Maxime. Ou ce qu'il en reste, pour ainsi dire : rien du tout. Le lieu est très peu mis en valeur, voir pas du tout. On dirait un immense rien, là, en plein milieu de Rome ! Pas de panneau explicatif, de tentative de valoriser l'endroit... Tout juste les chemins au milieu de l'herbe sont censés rappeler la circonférence du cirque et de sa piste centrale. Bref : de là, vu sur le forum romain (que nous visiterons demain matin, vu la chaleur de l'après-midi) par diverses ruelles. Et c'est d'ailleurs par pur hasard que nous débouchons sur la place du Capitole (Photos, photos.). A 12h30, nous nous faisons alpaguer par une femme-publicité qui nous propose (en français appris par coeur) de nous rendre dans la ruelle d'à côté, pour y manger de tout (buffet à volonté) pour 12euros, dans une chaleureuse ambiance. Comme on est les parfaits pigeons, on y va. Et rien à redire. On y mange bien, on paye vraiment que 12euros et le cadre est sympatoche (excepté pour ce pauvre George Michael qui danse sur les murs grâce à des vidéo-projecteurs.). Pas très italien tout ça.

Vers 13h30, nous voici parti pour le Colisée, enfin ! Muni de nos Archeologia Pass, tout va plus vite. Le monument ne nous laissera pas un souvenir impérissable (d'autant plus que le complexe des Thermes dans la matinée semblait plus imposant). Et puis un audioguide pour deux, c'est 4 euros d'économisés, mais c'est extrêmement peu pratique (Et hop, deuxième dispute de la journée !). C'est vers 15h30-16h que nous partons pour le Palazzio Massimo, près de la gare. Au moins, l'intérieur est climatisé. Deux heures de sculptures, mosaïques et numismatique. J'ai l'air de me plaindre, mais j'ai adoré hein ! Magnifique sculpture d'Auguste en grand pontife, d'un « boxer » bien amoché, d'un bel éphèbe au prépuce gargantuesque et du bien-connu Discobole. Oh et une momie de fillette, aussi ! C'est pas grand chose, mais ça marque son homme. A 18h, le musée ferme ses portes. Donc autant revenir à l'appartement, parce que mine de rien, ça fait déjà 10 heures qu'on marche, piétine, visite, bouscule, etc. Douche à l'arrivée, rédaction de ces quelques lignes et un (bon ?) manger suivra. Hum et la machine à laver a fait sauté les plombs. Heureusement que la voisine-proprio dansait dans son salon dans l'appartement d'à côté (avec sa fille, je suis médisant) et nous a remis tout ça en place. (Les plombs se trouvaient en fait bien cachés à l'arrière d'un tableau ! Qui l'eut crû ?)
Prévu pour le lendemain : départ à 9h pour visiter le forum romain et les impériaux. Dans la foulée, visite du panthéon. Nous essaierons de manger dans un resto près de la place di Spagna (Je veux mes pâtes italiennes ! Même si on en mange encore des maisons ce soir, je veux pouvoir en essayer dans un restaurant. Oh et la fontaine de Trevi, dans la foulée !... Puis à pied pour le Castro Praetorio (voir ce qu'il en reste), via un lieu bien macabre d'après l'indispensable guide du routardier et à 17h, visite de la Villa Borghese, pour deux heures chrono !
Quatrième jour : Jeudi.
Levé à 8h, sortie du lit à 8h30 ! Préparation matinale tranquille puisque l'on quitte l'appartement à 9h30 pour arriver de nouveau au Colisée vers 10h. Mais pas le temps de s'attarder : en route pour le Palatin ! Avec la visite -assez éclair- de ce qu'il peut contenir. Entre la chaleur de la matinée (on doit avoisiner les 30 degrés, comme d'habitude) et mes monstrueuses ampoules sous chaque pied, la journée commence assez difficilement. Maison d'Auguste (et donc des Empereurs suivants), petit musée sur le lieu... Rien de transcendant, c'est toujours des ruines, et il est toujours difficile de s'imaginer le lieu tel qu'il pouvait être deux millénaires plus tôt.

Le Foro Romano a l'avantage d'être légèrement mieux conservé. Il garde encore aujourd'hui toute sa grandeur. Le fait de pouvoir marcher entre les grandes ruines des différents temples ou lieux de vies aide énormément -plus que sur le palatin en tout cas- à se représenter l'époque. Les Forums Impériaux voisins ne sont pas encore suffisamment mis en valeur (espérons que cela changera), d'autant plus qu'ils se retrouvent tous en contrebas, coupés par une route très fréquentée... En suivant cette route, nous arrivons assez rapidement au Panthéon. Le pauvre est d'ailleurs devenu une basilique (on ne m'avait pas prévenu !) et est à présent plutôt un monothéon... Le seul avantage de cette situation est que le bâtiment a ainsi pu survivre aux siècles.

(Malheureusement, je n'ai pas pu prendre de photos du reste de la journée ! Soit par flemme, soit parceque Axel en prenait déjà des tonnes, soit tout simplement par respect pour les oeuvres qui ne doivent pas être flashées à longueurs de journées !)
Et c'est sur les coups de midi et demi que, n'y tenant plus, nous nous arrêtons dans un petit restaurant (Rosa Rosae) qui finalement a tout de l'attrape-touriste. Les lasagnes et le reste font très cantine... Le serveur refuse de nous donner de l'eau en carafe (hého, faut la payer en bouteille, où on boit pas !) et fait preuve d'un manque flagrant d'amabilité (huhu). Du coup on ne prend pas de dessert et on file. En passant, petit arrêt à la Fontaine de Trevi : malheureusement très (trop) fréquenté, le lieu reste très joli avec cette fontaine majestueuse et presque assourdissante. Mais comme on a envie d'un dessert, on file vers le « D'Angelo », la meilleure pâtisserie du tout-Rome (ouh, des profiteroles à 7euros !), d'après le p'tit Routier... Oui mais non. parce que à peine devant, premier serveur qui nous saute un peu dessus pour que l'on prenne place. Je préviens que c'est uniquement pour les desserts, il baragouine quelque chose en nous installant. Le premier contact est difficile. Deuxième serveur qui vient apporter les menus. On re-prévient que ce n'est que pour un gros dessert. Visiblement ça lui déplait puisqu'il nous tend la carte des desserts de mauvaise grâce en nous rappelant qu'à 13h45, on n'est plutôt là pour déjeuner... Okay. Et sur ce, un troisième serveur -un peu crasseux- qui nous demande ce que nous prendrons comme boisson, d'un air agressif et bovin (les deux sont possibles !). Tant pis, c'est quelque chose que je déteste faire mais on part sans demander notre reste... Trois serveurs exécrables à la suite... Ils ont dû y gagner au change et nous aussi. Tout le monde est content. Sauf nous, qui avons toujours faim. Du coup, majestueux cornet à 3 parfums pour (5euros) pour compenser. Ça coule de partout, c'est gros et c'est divin. u_u
Petite attente de quinze minutes pour le cimetière-crypte-art-déco du Cimitero dei Capuccini. L'entrée est gratuite mais payante : on doit donner selon notre « générosité » ... Le minimum est quand même fixé à un euro, et je ne sais même pas si l'entrée serait toujours possible avec la cerbère à l'entrée qui vérifie que tout le monde met bien sa pièce. Bussiness-Bussiness. L'intérieur est extrêmement macabre : des squelettes ou des corps momifiés vêtus de leurs tenues de moine, debout ou couchés. Entourés d'ossements de toutes sortes. Les fémurs servent à faire des niches dans les murs, plusieurs bassins forment des coupoles, les crânes couvrent les murs... Les lustres sont en os, il y a des guirlandes et des frises de colonnes vertébrales. La dernière salle contient plusieurs squelettes d'enfants (!) dont un magnifique au plafond, avec de fausses ailes en os, une faux en os ainsi qu'une balance...oui, en os aussi. Très touristique, mais ça fait toujours son petit effet.
Puis longue et pénible marche jusqu'au Camp Prétorien à l'est de la ville. Sauf qu'il n'en reste là aussi quasiment rien. Enfin je crois puisqu'une fois devant ce qui semble être une base militaire (actuelle donc !), un demi-tour s'impose. Et de là, nouvelle longue et pénible marche jusqu'au Musée Borghese, puisque la visite commence à 17h. On a quand même passé 15 minutes à marcher dans le parc à la recherche de toilettes (qu'on a trouvé quand même). La visite de la pinocothèque ne dure que 30 minutes. Sincèrement, il y a tellement de tableaux accrochés partout qu'on ne sait plus où regarder et qu'à la fin, on ne retient finalement pas grand chose... A noter tout de même : la « petite » sculpture du Bernin, qu'il aurait fait vers l'âge de 10 ou 14ans... Tout de suite, ça calme. Mais c'est surtout l'étage inférieur qui retient le mieux notre attention. Dans chaque salle, de magnifiques plafonds prennent vie sous nos yeux. Des sculptures (surtout du Bernin, d'autres de l'antiquité romaine, d'autres encore d'artistes moins connu) trônent dans chaque pièce. La plus remarquable de toutes est celle d'Apollon poursuivant Daphné, laquelle se change en arbre au même moment. Une des plus belles statues que j'ai pu voir durant toute ma (courte) vie ! Et bien sûr, la dernière salle contenait plusieurs chefs d'oeuvres du Caravage, mon peintre préféré ! Les arrières-plans toujours extrêmement sombres font ressortir les personnages type « hyper-réaliste » au premier plan. La jeunesse et la beauté des corps (souvent masculin, pour ne rien gâcher) est extrêmement bien rendu, et contraste d'autant plus avec la laideur qu'il est capable de peindre avec autant d'habileté (vieux saint Jérôme décharné, Anne en vieille mégère, son autoportrait en Goliath décapité tenu par un ravissant David !). Ce musée est magnifique, sans conteste un des plus beaux au monde (c'est qu'il nous en reste à voir encore !). D'autant plus que l'audioguide est assez bien fait et surtout très instructif.
La rentrée à l'appartement se fait en métro, vers 19h. Particulièrement étroit. Poisseux. Marcher dans ces longs couloirs se révèlent un parcours du combattant. Et encore ! Le métro de la ligne A est plutôt neuf et agréable (tout blanc, avec des écrans plats pour les pubs). Le métro de la ligne B est une véritable horreur : entièrement tagué des roues au plafond, avec des odeurs tout aussi désagréable (Comme dans toutes les grandes villes hein, j'ai rien en particulier contre Rome !).
Voyage à Rome, première !
Et comme je suis gentil, vous avez droit à ma narration de notre voyage (au Axel et à le moi) à Rome, avec presque deux semaines de décalage !
Explication : Nous devions initialement partir à 5. Mais devant trois désistements, nous avons dû finalement nous résoudre à partir en voyage romantique. Dans la ville éternelle. Qui ressemblait quand même beaucoup à une poubelle.
Claqué tout au long du séjour, j'ai écrit un p'tit résumé de chaque journée, pour ne rien perdre du voyage. Je post ici, pour débuter, le lundi 8 et le mardi 9. Puisque j'avais écris ces deux journées le dit-mardi, à 20h environ. Vous suivez ? Moi, pas !
En tout cas j'essaierai chaque jour suivant de poster la suite. Youpi. Je vous fait remarquer par avance que je parle rai beaucoup de bouffe durant mes différents résumés. C'est normal. C'est l'histoire de ma vie...
Premier jour : Lundi.
Prise d'avion à Baden-Baden. Chauffeur de Strasbourg jusqu'à l'aéroport assez bavard. Mangé une pizza italienne en Allemagne en attendant l'avion. Oublié de préciser aux douaniers la présence de mon eau pour lentilles de contacts. Finalement pas eu de problèmes. Premier voyage en avion de ma vie : tout se passe bien, même si léger chatouillis dans le ventre au décollage et à l'atterrissage. Problème de bus une fois à l'aéroport banlieusard de Rome : le chauffeur semble avoir eu des déconvenues avec la police locale (d'autant plus que sa tête n'inspire pas confiance) ... Finalement parti en retard, coincés dans les bouchons... puis arrivé à Termini (la gare centrale de Rome). De là, il a fallu trouver l'adresse précise de l'appartement ou nous logeons, dans les quartiers les plus mal famés de la ville. Finalement, surprise, les propriétaires sont très gentils (bien que peu présents pour l'instant) et nous avons un grand et bel appartement de 70m2 pour nous deux. Sortie en ville pour découvrir les environs, impossible de trouver un restaurent précis (le tram-tram, de toutes façons fermé les lundis) donc p'tit resto local à la place. Finalement bonne surprise, ce restaurant à l'effigie de vache (Porca Vacca) propose de nombreuses pièces de viande. La serveuse parle le français sans problèmes : dommage, j'essaie quand même de baragouiner de l'italien de temps en temps, pour le plaisir. Nous nous rabattons sur une pizza de la maison, à partir de sauces tomate, champignons frais, mozarella, boulettes de boeuf et morceaux de farce : un régal. Le coucher se fait vers 1h du matin, après une douche bien méritée.
Deuxième jour : Mardi.
Journée découverte de la ville. Levé à 10h30, préparation puis a 12h en ville. Cette fois-ci, direction le sud, vers le Colisée. En chemin, on essaye de nombreuses fois de trouver la Domus Aurea et les Thermes de Trajan... C'est finalement par hasard, après avoir abandonné, que nous trouvons la petite entrée pour visiter cette maison dorée. Seulement les billets s'achètent aux colisée, et les visites sont en anglais. Le tout est donc reporté à un jour ultérieur, vu le nombre de personnes faisant la queue... Place du colisée, on le découvre au moins de l'extérieur (l'intérieur est prévu pour le lendemain, mais cette fois-ci en s'y prenant plus tôt en début de matinée) ainsi que l'Arc de Constantin. A 14h, nous empruntons le métro (Colosseo) pour la place d'Espagne (Spagna) où nous mangeons dans le premier MacDo de Rome (qui est aussi magnifique). Puis de là, nous partons vers l'ouest et nous nous arrêtons sur la piazza Augusto (anciennement le champ de mars, comme toute cette zone)... Nous faisons connaissance avec l'architecture fascisante de Mussolini autour des ruines du mausolée d'Auguste. Entré dans le musée de forme contemporaine qui contient l'Ara Pacis (l'autel de la paix) pour une brève visite d'à peine une heure. Vers 16h, nous suivons le cours du Tibre pour nous rendre à la Piazza del popolo (éthymologiquement, popolo rappelle le peuplier de Néron, et non le peuple !) avec son obélisque central, datant de Ramsès II et piqué d'Egypte par Auguste. De là, on a longtemps tourné en rond pour trouver de quoi se rafraîchir (on a pris à emporter plutôt que de se poser en terrasse !). Puis de la même place, nous sommes montés jusqu'au parc en surplomb pour nous y (re)poser/disputer... Et zou, vers 17h, direction Galleria Borghese, histoire de réserver des places pour la semaine (puisque les visites se font toutes les 2 heures, par groupe de 300 et que le tout est chronométré scrupuleusement par les gardiens.). Une fois les billets en poche, nous avons rejoint le métro (Spagna, alors que nous comptions prendre l'arrêt Flaminio... aucune idée de comment ou pourquoi nous avons gagné une station de métro à pied... Tant mieux, en un sens.) Arrivé à Termini, nous avons tourné en rond pendant plus d'une demi-heure avant de trouver enfin une petite supérette souterraine, afin de quoi acheter de quoi consommer dans la semaine. Retour à l'appartement à 19h, douches (successives !) et lectures et prises de notes (vive le guide du routard !) pour l'excursion du lendemain. Les pâtes bolognaises sont en préparation, la faim toque à notre porte.
Petite précision : Non, pas de photos pour ces deux jours là ! Mon appareil portable numérique n'avait plus de piles... Bon, je pourrais toujours en piquer à Axel : il en a pris environ un millier (le chiffre est exact, je n'exagère même pas.) De mon côté, je n'en ai pris qu'environ 330. Bon en même temps, des photos de Rome, tout le monde en a vu, nan ? Bon, je tacherais d'en mettre quelques unes, la prochaine fois.


















