04 septembre 2008
(S)laugher is the best medecine.
Ne vous y trompez pas. Nous avons là un nouveau grand méchant du Cinéma (avec un grand C). Je ne sais pas si c'est trop tôt pour le dire, mais la postérité pourrait bien placer le Joker de Ledger aux cotés d'autres grands noms comme Hannibal, Dark Vador et autres Norman Bates.
Voici à présent ce que je pense avoir compris du personnage, le tout avec mes modestes neurones et, avouons-le, beaucoup de lecture. Plus qu'un antagoniste, le joker se pose presque en arbitre du conflit. C'est lui qui distribue les cartes. Nous l'apprenons cependant très vite : ce sont des cartes truquées qu'il distribue tout au long de cette partie (les multiples trahisons, les plans cachés dans les plans, les interchangements...).
Extrêmement ingénieux, il semble toujours avoir une longueur d'avance sur tous les autres personnages. Ses plans sont toujours soigneusement élaborées (braquage de banque, multiples assassinats, attaque d'un convoi blindé, la carte « sortie de prison » et autres « expériences sociologique »1) et il semble avoir appris à maitrisé, ou du moins à prendre considérablement en compte, la grande force qu'est le Chaos. Autrement dit le hasard, les petites choses qui font que tout ne se passe pas comme prévu. Avec ses multiples issues de secours (et un peu de chance), le Joker n'est jamais vraiment pris de cours. C'est aussi un grand manipulateur et il sait se montrer particulièrement persuasif : il réussit quasiment toujours à imposer ce qu'il veut à ses interlocuteurs.
Comme il l'annonce lui-même, il est un Agent du Chaos. En gros et pour parler simplement : il est là pour foutre la merde. Il n'est pas intéressé par la vengeance ni même par l'argent, celui-ci n'est d'ailleurs qu'un moyen, pas un but. D'abord pour attirer l'attention de tous, puis surtout pour s'acheter de quoi tout faire péter.
Nous
avons affaire à un méchant avec une philosophie des
plus discutables (mais pas méprisables !). C'est un personnage
qui déteste l'ordre établie, une espèce
d'anarchiste, mais dans sa forme la plus pure : le chaos pour le
chaos. Faire ressortir ce qu'il y a de plus dégoûtant
chez les êtres humains (peur, haine, égoïsme), pour
mieux leur faire sentir à quel point leurs petites vies sont
dérisoires. C'est le nihiliste par excellence. Ni Dieu ni
Maître ni Batman. Et cet apôtre du Chaos croit tellement
en ses principes (ou son absence de principes !) qu'il est prêt
à plusieurs reprises à offrir sa vie sur l'autel de sa
foi : il se met plusieurs fois lui-même en danger pour prouver
qu'il a raison. En ordonnant/suppliant le Batman de l'écraser
malgré la règle d'or de celui-ci (ne jamais ôter
la vie) ou en offrant à Harvey-plus-tout-à-fait-Dent un
revolver chargé et en le posant lui-même sur son front.
Le joker apparaît ainsi comme un fanatique.
Il est amusant de constater aussi à quel point le Joker le plus déshumanisé de la Saga Batman et en même temps le plus humain, le plus réaliste dans son traitement. C'est un homme. Juste un homme aux cicatrices (un « Glasgow Smile », ou un « Sourire de l'Ange ») d'origines mystérieuses : sa version des faits changent selon son interlocuteur. Il se réinvente chaque jour2. Du coup, libre au spectateur de se faire sa propre idée... Personnellement, je l'imagine comme un « self-made man »... quelqu'un naît dans une famille (avec énormément de contraintes ou, au contraire, une liberté totale ?) sans histoires, peut-être un peu bourgeoise, et dont le fils (doté d'un énorme Q.I.) à développé sa propre philosophie de vie et est parti dans le vaste monde la mettre à l'épreuve. Ou alors un clochard un peu fou mais intelligent, à vous de voir ! A chacun sa vision du mal...
Son apparence crade, entre le clochard cité précédemment et le clown de rue3, est quelque chose de nouveau chez ce personnage souvent bien propre sur lui. Son aspect faussement négligé va de pair avec un tempérament de chien fou. Ou du moins, c'est ce qu'il voudrait laisser croire puisque ce Joker a l'air d'être tout sauf fou.
Enfin, quelques mots sur l'acteur qui a su donner la vie à cette vision. Le cinéma a définitivement perdu quelqu'un qui se découvrait tout juste, qui, à 28ans, était déjà capable de démontrer des grands talents de comédien. Parfaitement caméléon, on a pu le découvrir dans plusieurs types de rôles, tous différents, et rarement l'acteur transparaît derrière ses personnages. Sans parler des véritables prises de risque dans le choix de ceux-ci (un écrivain un peu lâche dans Les Frères Grimm, un cowboy très ours mal-léché et un peu homosexuel dans Brockeback Mountain, et pour finir l'ennemi numéro un du Caped Crusader depuis déjà presque 70 ans : un clown diabolique...). Enfin je ne parle ici que des films dans lesquels je l'ai vu, et je dois dire que je suis bluffé.
Tout dans son jeu respire l'authenticité. Sa façon légèrement voûtée de se déplacer, ses claquements de langues hyper-fréquents, sa voix (en V.O. donc!) envoûtante (Le joker est un grand bavard dès que quelqu'un daigne l'écouter.) qui part dans de grands aigus irritants, ou au contraire se fait plus grave par moments... Ses hésitations -volontaires- lorsqu'il parle. Il a su également donner par moment un côté grand enfant (un peu gaté quand même) à son personnage... La scène de garde à vue (« I want my phone call ! ») ou celle où il rit à gorge déployé après avoir fracassé un hélicoptère. Quelle belle partie de rigolade, en effet ! Et son rire ?! Finalement très peu utilisés dans le film, les rares moments où il en use n'en sont que plus terrifiants : presque asthmatique, son rire frise souvent l'hystérie, comme un excès jubilatoire excessif mais très vite réprimé.
Ce joker aurait-il eu la même acclamation si son auteur n'était pas décédé trop tôt ? Je suis prêt à parier que oui. Est-ce que sa mort a contribué d'une quelconque façon au tapage monstre qu'à fait le film aux état-unis, acclamé par les critiques ? Bien sûr que oui, mais c'est un succès beaucoup moins dû à son décès qu'aux qualités intrinsèques du film. La mort de Brandon Lee, pourtant beaucoup plus célèbre de son vivant, n'avait pas donné, il me semble, le même succès cinématographique pour son « The Crow »...
1Cette motivation se retrouve aussi dans l'album « The killing joke » d'Alan Moore...
2Voir l'album « Arkham Asylum »; même si nous avons affaire ici à une réinvention de son passé, non de son présent.
3Une critique négative assez amusante l'avait aussi traité de « prostituée qui se serait maquillée pendant une fellation »... Je reprendrais ce trait d'esprit mais pour en faire un compliment.
Edit temporaire : Oui, j'ai des problèmes de police !... Mais je post tout ça depuis mon p'tit Eeepc pour cause de Pas-chez-moi... Et à vrai dire, poster dans les prochains jours va se révéler être difficile puisque je vais assister à un mariage tout le week end... Avant de m'envoler en voyage de noces (huhu) dès Lundi à Rome ! Et ce, pour une semaine... M'enfin je vais me dépecher de finir de poster tout ca (promis, plus que deux ou trois posts sur ce film et j'arrête !). Et puis pour une fois que ca post, je ne veux pas entendre de réclamations ! è_é
01 septembre 2008
TDK : Présentation, histoire et enjeux.
Comme le titre du film l'indique, nous sommes très loin d'un film type de Batman (c'est le premier des 8 films Batman...à ne justement pas avoir de « Batman » dans le titre)
L'histoire prend place dans une ville-type, une ville lambda... C'est Gotham City mais sans le gothique habituel. Cette fois-ci nous sommes en face d'une vraie ville, bien vivante. Un peu Chicago, un peu New-York, bref, une ville monstrueusement peuplé, et avec tout ce qu'il faut de quartiers huppés, moyens ou mal-famés. La mafia locale (et avec elle, tous les clichés qui l'accompagne) y a été florissante mais se trouve maintenant en crise : le Batman s'acharne sur eux depuis déjà plusieurs mois et leurs affaires traversent une nette période de crise...
Comme dit précédemment, ce n'est pas Batman le centre du film. Il y a dans ce film un florilège de personnages, à commencer par ses divers alliés : en plus d'Alfred Pennyworth, majordome paternaliste et confident privilégié, l'équipe s'agrandit avec Lucius Fox, maintenant grand patron de Wayne Enterprise et inventeur/bricoleur de génie. Continuant la voie tracée dans le premier épisode, le lieutenant Gordon, seul agent de l'ordre totalement incorruptible, continue de faire confiance à Batman pour rétablir l'ordre dans la ville tout en étant également le patron d'une brigade de choc, à savoir d'autres agents de la police de Gotham, parmi les moins-pourris (les detectives Stephens, Wuertz, Ramirez et d'autres). Le dernier allié en date, on le découvre au fur et à mesure du film: c'est le procureur nouvellement élu, Harvey Dent, qui essaie lui-aussi grâce à sa position nouvellement acquise de faire une différence, de sortir Gotham City de la corruption, de la guérir de la mafia qui la gangrène.
Très vite, un accord tacite est passé entre Gordon, Dent et Batman. Ce triumvirat se montre efficace et les mafieux se trouvent en mauvaise posture. (D'autant plus que leur « banquier », Lau) se fait extradé de Chine par un Batman aux méthodes toujours aussi expéditives mais néanmoins efficaces. Il est un 'hors-la-loi du bon côté' (le « vigilante » en anglais, je ne connais pas de mot équivalent en français :x) alors que Gordon se charge des arrestations en bonne et due forme et qu'Harvey Dent se charge des poursuites judiciaires et de l'aspect officielle de ces opérations. En bref, tout marche sur des roulettes.
Et, comme nous sommes dans un film, c'est là que les ennuis commencent. Déjà, tout n'est pas rose : Gordon à affaire avec son équipe de bras cassés, qu'il gère comme il peut. Si Batman est un mythe invincible, Bruce Wayne lui ne l'ait pas. Sa dernière altercation avec l'un des évadés d'Arkham Asylum lors du premier épisode, le docteur Jonathan Crane (Scarecrow) le prouve. (D'où un changement d'armure, qui s'inscrit ainsi parfaitement dans l'écriture du scénario !) D'autres sont encore en liberté, et tous n'ont pas encore été appréhendés. La vie intime du justicier solitaire n'est pas en reste, puisque son amie et amour d'enfance, Rachel Dawes, se trouve être la petite amie – futur fiancée d'Harvey Dent, tout en gardant son poste d'adjoint au procureur. Pour eux, tout roule aussi. Pas très jaloux, Bruce Wayne les laisse vivre leurs vies, tout en espérant secrètement un retour de Rachel dans ses bras : on à la un triangle amoureux pas trop foireux et qui fonctionne bien.
Surtout que loin de se la jouer passive, la jeune femme hésitante du début se retrouve vite face à un choix et elle se décide. Et elle s'y tient. Pour elle, sa vie se passera avec Harvey Dent qui représente la sécurité et le confort... Loin d'une vie difficile avec un Bruce Wayne/Batman perdue dans ses luttes intérieurs autant qu'extérieurs.
Et c'est dans ce climat, déjà pas très simple, qu'arrive un outsider. Christopher Nolan (réalisateur, je le rappelle!) avait décrit son personnage du Joker comme étant une « force de la nature ». Et une force, ce joker l'est assurément : considéré au départ comme du menu fretin aux yeux de tous, cet antagoniste verra sa réputation augmenté tout au long de l'histoire avant d'être considéré comme l'ennemi numéro un. Nous assistons vraiment à la création d'un personnage, mais pas de la manière traditionnelle dont on a l'habitude de nous présenter un nouvel ennemi. Ici, le Joker... « est »... Point final. Son origine, son nom, son histoire : tout est inconnu. Il passe véritablement au statut de mythe urbain. Et il en devient vite que plus effrayant. Le fait que l'on ne sache rien de son passé en fait un personnage neuf et frais et nous empêche de savoir par avance ce qu'il prépare. Des surprises, il nous en réserve plusieurs.
25 août 2008
Critique de The Dark Knight : l'attente.
J'écris cette critique assez tardivement mais il me fallait d'abord m'acquérir pleinement le film avant de pouvoir oser en faire une critique.
Après une attente insoutenable tant pour moi que pour les autres (qui ont dû en plus me supporter, moi et mes deux heures quotidiennes de lectures de divers forums sur le film et mes blablas incessants qui tournaient pratiquement tous autour de ce film), je suis enfin en mesure de parler de ce film... D'autant plus qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je l'ai visionné à quatre reprises...
Hého ! J'attendais un vrai batman depuis déjà... 15 ans ? Batman Returns est en tête de mon top cinéma depuis sa sortie, en 1992 (pour être honnête, je ne l'ai vu qu'en 1993 sur canal+...) et ce n'est pas les deux bouses suprêmes (Batman Forever et Batman et Robin) du tâcheron Joël Schumacher qui allait me faire changer d'avis. Encore qu'à l'époque, je les avais apprécié ces deux films... J'ai eu le temps de me refaire une opinion sur eux, tandis que le Batman Returns du Tim Burton garde encore toute sa beauté malgré son âge...
Alors, qu'en est-il de celui-ci ?
Déjà, il faut savoir qu'il suit parfaitement le schéma des adaptations de Batman sur grand-écran : après un premier épisode moyen, ou le réalisateur (et avec lui son film) se cherche un peu, la suite de ces différents métrages contient toutes les envies du réalisateur, comme s'il explosait enfin et nous sortait pour le deuxième épisode tout ce qu'il avait tenté de contenir dans le premier. Ce fut vrai pour Tim Burton qui nous a sorti un bijou de monstruosité dramatique dans son second volet. Ça a malheureusement aussi été le cas avec Schumacher puisque sa suite n'est plus qu'une espèce de suites de cascades dans une ambiance flashy (« crypto-gay » pour les spécialistes !) avec des punch-lines en veux-tu en voilà... Nolan ne déroge pas à la règle. Après un premier épisode 'bien mais sans plus', voilà t'y pas qu'il nous sert son plat de résistance !
C'est simple, ce film est un véritable bulldozer et il rafle quasiment tout sur son passage : il reçoit d'excellentes critiques de la part de la presse comme des spectateurs1, il explose tous les records au box-office, arrivant en deuxième place derrière Titanic en culbutant des Spidermans, Schrecks et autres Star Wars IV, un de ses acteurs est pressentie par quasiment tout le monde pour un oscar, malheureusement à titre posthume.
Que l'on aime ou pas ce nouveau Batman, il aura en tout cas fait parlé de lui. Le buzz médiatique était énorme. Avant tout destiné aux internautes, cela faisait des mois que la production préparait le terrain à coup de vrai-faux sites internets énigmatiques, de mini-jeux, de « chasse aux trésors » dans différentes villes (sur le continent américain...).
J'avais suivi avec assiduité la course aux élections du nouveau District Attorney de Gotham City. Sans surprise, c'est Harvey Dent qui grâce à son charisme, à sa campagne (« I believe in Harvey Dent ») et son intégrité à remporté ces élections. Face à lui, un Garcetti battu à plate couture (30% des voix contre 70% pour Dent, de mémoire) était accusé en public sur Gotham Cable News par l'un des assistants de la campagne de Dent, d'être de mèche avec la pègre locale. Et c'est à travers lui que Dent commença sa bataille contre les gros requins de Gotham City. A travers plusieurs reportages, on a pu suivre quasiment en temps réel les différentes avancées de sa traque, jusqu'à arrivé contre Salvatore Maroni, l'un des barons de la ville. Alors qu'il mène sa bataille, la dernière interview du personnage est interrompu par l'annonce d'un casse dans une banque.
C'est donc sur ce même casse et son déroulement que s'enclenche ce nouveau Batman. Cette introduction traînait déjà sur Internet depuis quelques mois, mais la voir enfin débarquée sur grand écran est un vrai bonheur.
Dans cette intro efficace, le ton du long-métrage est donné : ça bouge vite, il faut suivre, c'est efficace et terriblement retors... un peu à l'image du personnage qu'il sert à introduire : le Joker. Nouveau venu en ville, celui-ci va très vite faire parlé de lui...
Et le reste du film suit parfaitement le ton de cette intro.
J'en parlerai dans une autre note, parce que c'est quand même déjà très long (voir indigeste ?), et je n'ai même pas dit le dixième de ce que j'ai à en dire !
Je préviens tout de même par avance : j'ai l'intention de décortiquer un peu le film, pointé du doigt ce que j'ai beaucoup aimé ou moins apprécié (tout n'est pas rose !). Par conséquent, ce sera une critique intégralement spoilarisante ! J'encourage donc vivement à ceux qui traînent là sans avoir vu ce film de déguerpir au plus vite, et de ne revenir ici qu'après visionnage ! Merci de votre attention ! :D
1 Voir
Imdb.com, où le film est passé 3ième du Top 250
des meilleurs films, après être resté 1er
pendant plusieurs semaines, devant Les Évadés ou Le
Parrain.
De même, Allociné compte plus de milles
critiques positives contre une cinquantaine négatives. Rotten
Tomatoes lui accorde la note de 95%...
Etc, Etc....
02 juillet 2008
Faites du cinéma !
Fête du cinéma, cuvée 2008.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent. J'entends par là, pas beaucoup de films très affriolants. Donc cette année "seulement" trois films :
Dimanche soir : "Diary of the Dead" de Georges A. Romero. (Quelques spoilers !)
J'y allais sans en attendre grand chose. Et j'ai été surpris ! Ce film s'est avéré pire que ce que j'étais capable de m'imaginer. Romero a peut-être su initier quelque chose il y a des décennies, mais la bête (le film d'horreur avec des morts-vivants et/ou une critique de la société-bouh-comme-elle-est-méchante) lui a complètement échappé. Georges Romero est un tâcheron et le monde doit le savoir. Je n'ai jamais compris comment et pourquoi peut-on autant l'encenser.
Alors je décide de faire un film caméra à l'épaule. Pour le côté réaliste et parce que ça a l'air d'être bien à la mode. Sauf que je n'aime pas quand la caméra bouge trop, donc je la donne à des acteurs qui font les étudiants en cinéma. Du coup j'arrive à avoir une certaine stabilité. Même quand le "réalisateur" est agonisant au sol après m'être fait mordre par un zombie. Oh et puis tant que j'y suis, je vais mettre un peu de musique "pour faire peur" comme le dit la narratrice. De la peur ? Les habituels sursauts quand "on-croit-voir-un-zombie-ah-mais-nan-en-fait-c'etait-un-ami-ouf-t'es-bête-tu-m'as-fais-peur-ah-mais-attention-derrière-toi-finalement-quand même-oh-mon-dieu-c'est-affreux."
Les acteurs jouent tous comme mes pieds (c'est à dire mal pour ceux qui ne connaissent pas mes pieds) et abondent dans les clichés de jeunesse. Même le vieux professeur alcoolique fait dans le cliché du vieux professeur alcoolique. Aucune émotion, aucune empathie. Et je ne parlerai même pas de la critique vaseuse qui reste la même, tout en surfant cette fois sur ce "nouveau" média pour Romero qu'est l'Internet. Alors on utilise les mots "télécharger" ou "youtube", ça leur parle tellement à ces jeunes. Quel monde pourri dans lequel on vit, vaut-il le coup d'être sauvé, blablablaaaaa... J'ai plus cinq ans, merci.
Soyons clair, je n'ai rien contre la critique de la société. Je suis un des premiers à la pointer du doigt (tout en me complaisant dedans comme un porc dans son auge). Mais j'aime la critique fine, nuancée, en pointillé. Pas avec des gros sabots. Le méchant capitaliste du mauvais "Land of the Dead", c'était déjà pas mal, mais là on atteint des sommets. Bouh Bouh Ouin Ouin.
Lundi soir : "Bons baisers de Bruges" (Sans spoilers !)
Celui-ci, un peu pareil. J'y vais sans en attendre grand chose, parce que la salle de cinéma est quand même plus climatisée que mon petit appartement. Et puis la bande-annonce avait été rigolote.
Les dix premières minutes ne m'ont pas vraiment accrochées. L'humour entre les deux protagonistes m'agaçait un peu. Et puis, je ne sais pas, un petit quelque chose... On finit par s'attacher à eux, à leurs histoires. Une fois les apparençes dépassées, on arrive à l'essence du film : Colin Farell est perdu et nous émeut, Brendan Gleeson fait ce qu'il fait de mieux, à savoir le vieil homme fatigué mais plein d'espoir. Le plus petit second rôle est joué à merveille : Ciaran Hinds -le magnifique Jules-César de Rome- sait toujours aussi bien mourir avec dignité, dans une scène-culte (et tragique, mais pas par sa mort ;)) ... Le nain Jimmy a un nom, ce n'est pas qu'un nain qui fait rire (ce qui n'est pas toujours son rôle, par ailleurs). La ravissante petite Clémence Poésy qui grandit. Dieu, qu'elle est belle ! Et douée, c'est important. Même le skinhead Jérémie Renier ne m'a pas dérangé ! Et Zjelko Ivanek qui vient faire un petit coucou !
L'histoire est très belle et s'accélère un peu quand Ralph Fiennes entre enfin en jeu. Et. Mon. Dieu. Que cet acteur est terrifiant. Toutes ses scènes sont (même lorsque l'on n'entend que sa voix au téléphone) sont fabuleuses. Son personnage est magistral. J'apprécie toujours autant les "méchants" avec un sens de l'honneur aussi exacerbé. Surtout quand il est poussé aussi loin que dans le film. Et que dire de ce face-à-face verbal de toute bôôôté entre lui et Brendan Gleeson ?
Et une course poursuite où le poursuivant s'essouffle, s'arrête et sort un plan de sa poche, vous en connaissez beaucoup au cinéma ? Petit bijou de comédie-polar-dramatique-intimiste. J'ai parlé des acteurs, des personnages... J'ai parlé de la réalisation, très... bah intimiste elle-aussi !? (Donc, très bonne) ... De la musique ? Des notes de piano, beaucoup de cordes, et une musique plus rock surprenante mais tout aussi magnifique. Et un scénario aux petits oignons : simple mais poignant. Un régal. 
Du coup, ça donnerait presque envie d'aller à Bruges, la ville à l'air plus que pittoresque. Dommage que ce soit en fuckin' belgique. En tout cas, niveau choc des cultures, je préfère un beau In Bruges à un insipide Bienvenue chez les Ch'tits. Une bonne surprise.
Mardi soir : "Le Monde de Narnia 2 : Le Prince Caspian."
Je ne suis pas médium, donc j'attendrais de le voir avant d'en faire une critique négative ou positive. Je n'en attends pas grand chose non plus. Au moins cette fois je sais à quoi m'attendre. A un film gentiment naïf, avec une promotion énorme basée sur du "Comme dans le Seigneur des Anneaux !" ou on oublie aussi allègrement de dire que c'est quand même énormément pour les enfants. Je n'avais jamais vu une bataille finale sans la moindre petite gerbe de sang, sans le moindre petit mort à l'écran. Même l'espèce de Reine de Glace (Tilda Swinton, je t'aime !) se fait tuer hors-champ !
Tout le monde parle d'un ton résolument plus mature pour ce second opus. On nous promet quelque chose de plus sombre. Mouais. J'attends de voir.
En parlant de ton résolument plus sombre pour un second opus : encore moins d'un mois et demi et The Dark Knight sera sur tous les écrans français (alors qu'il arrive dans deux semaines dans le reste du monde ! Une honte.)
J'ai déjà dit à quel point j'avais hâte ? Oui ?
Bah j'ai hâte.
28 juin 2008
De la science-Fiction.
Quowa de neuf ?
Pas grand chose ! En vacances depuis un mois, les jours se suivent et se ressemblent... Je suis toujours en attente de mes résultats, mon directeur de recherche m'a signalé que mon projet lui avait plu, et que j'aurais une bonne note, sans en dire plus... Glarg, j'ai pas l'habitude qu'on apprécie mon travail, moi !
Entre temps, Je n'ai pas vu une matinée depuis longtemps : je me lève presque tous les jours entre midi et 14h. Et je me couche quasiment à l'aube... Que fais-je donc ? Je joue (beaucoup), je squatte (énormément) et... je lis (un peu)... Et, oh miracle, je décide de venir ici pour en parler un petit peu. De lecture. Et de S.-F. !
Maintenant que j'ai un peu de temps pour lire (autre chose que des livres d'histoire) je dévore. Jusqu'à trois livres en même temps par moment (Du Miss Marple, du Cthulhu et de la génèse de Dune) ... Que ça fait du bien ! Dès que je peux, je me retrouve dans mon lit le soir (et dans une chaleur infernale ! \o/) à lire pendant plus d'une heure.
Et je ne suis pas content. Ou si. Enfin un peu. Quoi. Bon.
Je viens de m'apercevoir -c'est pas trop tôt- qu'une nouvelle pouvait être mal écrite, mal faîte, à jeter ! Ça a été le cas pour plusieurs des nouvelles que contient le "Légendes du mythe de Cthulhu 1" de H.P. Lovecraft et autres. Je pense surtout aux deux nouvelles de F.B. Long, qui sont parmi les plus grotesques et insipides qu'il m'ait été donné de voir/lire. Affreux. J'en tremble encore (de dépit). Mon avis ne semble pas partagé par tous. J'avoue m'être fait aussi une frayeur en lisant la dernière ("Le tueur stellaire") de R. Bloch... Avec un titre aussi ridicule, je ne m'attendais pas à grand chose, pour finalement tomber sur une petite nouvelle de quelques pages contenant surtout une scène à en faire frémir plus d'un. Hu, on dirait un vrai critique avec des phrases toutes faites comme ça, hein ? u.u
M'enfin dans l'ensemble, c'est du bon quand même... Allez, un extrait-type des délires lyriques d'un Lovecraft (personnellement, j'adore) :
"Après s'être endormi, il avait fait un rêve comme il n'en avait jamais fait, avec des cités cyclopéennes, faites de blocs de pierres titanesques et de monolithes qui s'élançaient vers le ciel, le tout dégoulinant de vase verte et sinistre d'horreur latente. Des hyéroglyphes couvraient murailles et piliers, et d'un point indéterminé au-dessous de lui, était sortie une voix qui n'était pas une voix ; une sensation chaotique que seule l'imagination permettait de traduire en sons, mais qu'il avait tenté de rendre par l'enchevêtrement presque imprononçable de ces lettres : 'Cthulhu fhtagn.'"
H.P. Lovecraft, Le mythe de Cthulhu
Si on veut bien compléter la célèbre phrase de ce mythe, on arrive quand même à : "Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn" ... Joli, non ? La traduction officielle en est "Dans sa demeure de R'lyeh la morte Cthulhu rêve et attend." Chacun en pense ce qu'il veut, moi j'en frissonne ! :D
Je dois être un peu maso, mais je ne peux pas m'empêcher de continuer. J'achète systématiquement toutes les oeuvres de Brian Herbert et Kevin Anderson sur la saga de Dune. Ces deux suceurs de moelle n' en ont pas fini avec la géniale saga issue du brillant cerveau de Herbert Père.
Après les origines directes de la plupart des héros du premier volume de Dune, ils se sont attaqués aux origines de la mythologie de cette saga, à savoir la guerre que se sont livrés Machines pensantes et Humanité avec la tragique conclusion qu'a été le Jihad Butlérien et sa célèbre phrase "Tu ne feras point de machine à l'esprit de l'homme semblable." En se proposant au passage de revenir sur l'origine du déchirement entre les familles Harkonnen et Atréides (Rien que ça !), l'origine du Bene Tleilax et du Bene Gesserit, du nouvel Empire, des fremens, etc etc etc... Un cahier des charges bien élevés, pour quelque chose d'aussi gigantesque qu'est Dune...
Surtout que, non, même avec l'âge, j'ai l'impression que le fils n'arrive toujours pas a acquérir l'once du talent du père... Où est ce coté mystique qui me plaisait tant ? Cette sensation de puissance, de grandeur ? L'impression constante de toucher un bout d'immortalité à chaque lecture ? (J'exagère à peine.) Toujours rien chez le fils et son confrère... A deux, ils n'arrivent toujours pas à la cheville d'un seul... Du coup on se retrouve encore avec une genèse un peu pâlichonne.
Bon, ça reste sympatoche. Mais sans plus. Et c'est surtout bourré d'incohérences. Je ne dis pas, il y en a peut-être aussi quelques unes chez Frank Herbert. Mais là, ça me pique carrément les yeux.
Ce sont surtout des problèmes de temporalité et de langue. Je m'explique : On nous apprend que le sur-esprit des machines, Omnius, existe depuis environ mille ans. Okay, pas mal. Mais en plus, si j'ai bien compris, les 20 Cymeks originaux (les titans, des cerveaux dans des machines) ont fêté leur dix-millième anniversaire. Non seulement c'est hautement improbable -comment peut-on conserver un esprit cohérent après tant de millénaires d'existence ?- mais en plus, ça délégitime un peu l'existence de l'Empereur-Dieu dans l'œuvre éponyme du père Herbert ! Si vivre aussi longtemps n'est pas une nouveauté dans l'univers alors bwarf, p'tit joueur. Franck Herbert jonglait avec les millénaires comme personne, nous faisant accepter sans broncher de gigantesques sauts dans le temps entre ses volumes. Chez Brian Herbert, ça devient très gênant. Et j'ai parlé de cette incohérence linguistique ? Comment est-ce possible de retrouver dans une station enterrée sur Arrakis depuis des milliers d'années, un hologramme (quelle batterie extraordinaire!) que l'on est capable de comprendre ? Qui plus est par un enfant de 12 ans, elevé à la dure dans un désert par la secte zensunni, censé être retiré du reste du(des) monde(s)... La langue n'a pas changé entre temps ? Je vous met au défi de comprendre clairement ce que veut dire un français du XVIIIième siècle dans ses lettres. Et on a même pas 300 ans d'écart. Et nous sommes sur la même planète, dans le même espace frontalier.
Remarquez, c'est un problème assez récurrent dans la science-fiction. Et c'est lorsque celle-ci manque cruellement de réalisme qu'elle m'empêche alors de rentrer complètement dedans, de m'y abandonner corps et âme (turlututu). Ca avait été le cas pour la série Stargate SG-1 qui, en plus de devenir assez redondante, comprenait des personnes, dans les systèmes les plus éloignés, qui parlaient un anglais impeccable et comprenaient parfaitement nos intrépides aventuriers. Comme si l'anglais avait été la langue d'origine de l'humanité dispersé dans ses différentes galaxies ? Si on m'avait parlé d'un Traducteur Universelle, donné par une race ancienne, une technologie avancée ou ce que vous voulez, alors là, pas de problème. Ça peut paraitre improbable, mais ça peut apporter une touche de réalisme. Mais finalement, c'est bien plus pratique de ne pas se poser de questions, hein ?
Même problème dans un jeu-vidéo auquel j'ai joué récemment. Mass Effect, sorti sur PC. Ce jeu était très bien, un scénario bien mené, une mythologie intéressante, assez loin de la plupart des consensus de S.-F. ... MAIS... les extra-terrestres ont tous appris l'humain à l'école ou quoi ? Pas un seul qui ne parle un dialecte un tant soit peu inconnu, tous parlent avec facilité avec les humains, les comprennent sans problème, jouent des subtilités de la langue (anglaise)... Et ce, peu importe qu'ils aient une bouche ou une gueule. Au moins, dans Star Wars en général et KOTOR I et II en particulier, les extra-terrestres parlent leur langue, et c'est au héros de les comprendre (il en connait plusieurs dizaines ! C'est hautement improbable dans la réalité, mais ça participe à cet effet de réalisme dont je parlais plus haut !) Et la temporalité dans Mass Effect ?... Decidemment... C'est le scénario qui veut ça, très bien... Mais je trouve que pratiquement 10 000 ans d'existence, pour toutes les races, c'est assez peu... Question de point de vue ! Je les trouve toutes "trop jeune" ! :x
Bon, je me plains, je me plains, mais j'aime ça ! La science-fiction. Et me plaindre. Bouh, en plus je suis vilain je me permet de juger La guerre des Machines (de Herbert ! Suivez un peu !) alors que je n'en suis même pas à la moitié. Mais il etait un peu temps d'en parler ! Avec le Axel, on arrive à la saison 7 de X-Files ! Ce marathon est plus long que prévu, et on risque de frôler bientot l'indigestion... D'autant plus que le final de X-files est un des plus mauvais, toutes séries confondues, et ce malgré une certaine constance dans les épisodes (looners ou mythologiques) ... Et ce serait bien de terminer tout ça avant l'arrivée prochaine du second film ! Encore 3 saisons à voir en moins d'un mois... Ça va pas être simple.
Et sinon, j'attends avec une impatience grandissante The Dark Knight... Encore une quarantaine de jours... Je compte presque les heures, je n'en peux plus. Et pour une nouvelle petite mise-en-bouche (coquin!), je vous encourage de ce pas à allez jeter un coup d'œil par là-bas. Oui, ici. Promis, vous avez pas fini de m'en entendre parler. Ce film sera un chef-d'œuvre ou ne sera pas.
29 mai 2008
Don't toy with me, Doctorrr Jones !
Ayest !
Le PIR (projet de recherche individuelle) est fini ! Je l'ai fini hier, imprimé, relié, remis au casier de mon directeur de recherche, le mail pour le prévenir écrit dans la soirée. Et avec une semaine d'avance !
*Clap Clap*
Plus qu'a faire mijoter pendant un mois, et les notes devraient pas tarder à tomber ! :D
Pour fêter ça, sortie ciné avec l'Axel hier soir. Jeter un coup d'oeil sur ce satané Indiana Jone qui a attendu 20 ans pour faire son come-back ! Attention, nombreux spoilers :
J'ai, comme toute une génération, été bercé par les Indiana Jones. Mon père les avait tous en K7 (enregistrés sur la cinquième ou M6, dans les années 80) Il avait aussi les Star Wars. Bref, j'ai été élevé en compagnie de ces sagas à la Spielberg/Lucas'touch. Les indiana Jones, je les connais tous pratiquement par coeur. C'etaient mes premiers films d'horreur, plein de squelettes, de serpents, d'exotisme... Les têtes qui fondent à la fin de l'Arche d'alliance. Les coeurs arrachés à mains nues dans Le Temple Maudit. Le méchant qui se met à vieillir indéfiniment après avoir bu dans la mauvaise coupe. Toutes ces images resteront gravés à jamais. Je jubilais devant ces films alors que je n'avais pas 10 ans. Ce côté aventurier, baroudeur, archéologue (même si à sa façon de traiter les monuments anciens, je me suis toujours demandé qui avait bien pu lui donner ses diplômes!) ... Dans des déserts arides, des jungles luxuriantes, des villes magnifiques (Venise)... Des aventures peuplés d'amis, d'ennemis, de grands méchants, de seconds couteaux. Des histoires pleines d'énigmes, de secrets enfouis dans les siècles, une course contre le temps.
Et qu'est ce que j'ai retrouvé dans ce dernier opus ? Exactement les mêmes ingrédients. J'ai jubilé comme un enfant, du début à la fin du film. J'ai essayé de repérer les moindres petites références. J'ai aimé ce film. Pourquoi ? Peut etre parceque j'y allais sans en attendre quelque chose. Presque désabusé, un peu curieux quand même, mais sans plus. J'y allais aussi, et surtout, pour une femme : la maléfique Irina Spalko ! Stalinienne, jusqu'au bout des gants :
Non mais, elle est pas toute mignonne comme ça, ma CaCate (huhu) ? J'adore cette actrice, je la trouve belle, talentueuse, magistrale... Alors évidemment, j'ai pris du plaisir à la voir cabotiner dans son rôle de grande méchante communiste au fort accent russe. Raaaaah, son accent ! J'adore. Et je viens de découvrir que ses enfants se prénomment respectivement Dashiel, Roman et Ignatius ! Mwahaha, avoir choisi des noms comme ça pour ses enfants, je ne l'en admire que plus !
Une seule chose m'inquiétait vraiment dans ce film : la présence de Shia LaBouffe/LeBoeuf. Et bien même lui, j'ai supporté ! Et dans le rôle d'un ado rebelle à la James Dean qui plus est ! Je l'ai trouvé moins mauvais que ce que je ne pensais, et surtout moins horripilant que ce que l'on pouvait s'attendre à voir dans un rôle qui, sur le papier, avait tout du chieur. Au lieu de ça, le personnage se révèle débrouillard, ingénieux, et utile plus d'une fois. Un gros ouf de soulagement.
Bon, je peux toujours mentionner ce qui m'a le plus géné. En somme, tout ce que je trouvais un peu gros : le coup des lianes à la tarzan, le frigo invincible ou ces saloperies de marmottes en images de synthèse (Je n'ai vraiment pas compris le but de leur présence ?!) ...
Et LE truc du film, la plus grosse critique qui lui est adressé ? Je ne la comprends pas non plus. Le film est descendu, en masse, injustement je trouve. Depuis quand la présence du fantastique est elle de trop dans un Indiana Jones ? Des extra-terrestres (morts), une soucoupe volante... J'ai tout de suite dis oui. Nous sommes dans l'après-guerre. Les années 50. Et il y a bien deux choses qui caractérisent cette période de notre histoire : la bombe nucléaire (et ses visions apocalyptique, une magnifique image dans le film) et les soucoupes volantes. Et allier cette nouvelle vision avec les civilisations antiques, ici pré-colombienne, est un coup de génie. De nombreuses théories, toutes plus ou moins farfelues, courrent déjà à leur sujet depuis des décennies. Alors voir associer dans ce film une pyramide à degré (maya ?) et une soucoupe volante, non, décidemment, je ne vois ce qu'il y a de gênant.
Du fantastique dans un film d'Indiana Jones ? Je me souviens d'une certaine Arche d'Alliance retrouvée (Les 10 commandements, dans une arche symbolisant l'alliance entre le peuple élu et Dieu!) ... je me souviens de cette secte maudite en Inde, avec son gourou qui arrache le coeur sans abimer la peau, et cette gemme qui plie la volonté des êtres. Je me rappelle aussi de cette Dernière Croisade, où l'on retrouve enfin... le Saint Graal ! Le sang du Christ lui-même, capable de donner l'immortalité à quiconque boit dans sa coupe.
Alors des extraterrestres ? Mais pourquoi pas ? Remarquez, jusqu'à présent, on touchait surtout au domaine religieux, le plus souvent biblique, et on classait ses films dans le fantastique. Le sang du Christ, l'Arche d'Alliance, oui ! Des extraterrestres ? Ah non, là ca se transforme en science-fiction ! Et on apprécie beaucoup moins, ça dérange.
Pourtant je ne crois pas en une forme de vie extraterrestre. Enfin disons que j'aurais peut-être tendance à être aussi agnostique que pour le domaine religieux. Tant que je ne ressens rien, que je ne vois rien, qu'on ne me prouve rien, alors je n'y crois pas ! Mais je ne pense pas être complètement fermé pour autant, et je suis prêt à écouter. Et puis, ca fait un peu partie du folklore maintenant, de notre mythologie actuelle ! :D
En bref et pour en revenir au sujet : pas déçu une seule seconde ! Et enthousiasmé du début à la fin. Pas le film du siècle, ca reste un Indiana Jones, faut pas exagerer. Mais ç'est aussi loin d'être la bouse infâme tant décriée. Rendons justice à ce film et je vous encourage à allez le voir !
...
Vous êtes encore là ?
29 avril 2008
Zut-euh
J'ai oublié de me lever !
Enfin non, en fait, je devais me lever à 8h30... Puis, à 7h30 je me suis aperçu que j'aimerais continuer de dormir plus qu'une heure. Donc je met le réveil à 9h30. Pour finalement me réveiller à 10h30. Scrogneuhgneuh.
J'avais ni cours ni rendez-vous important. C'est juste que je m'étais promis à moi-même que je me réveillerai tôt pour filer en bibliothèque et continuer mon projet de recherche. C'est une grande défaite contre ma paresse. D'autant plus que, mine de rien, j'aimerai bien me dépêcher un peu :
Il ne me reste plus que 3 semaines pour finir ce projet de futur-mémoire ! Ça avance, tout doucement, sûrement... Sauf quand je traînasse au lit.
J'aime bien le Master Recherche. Vu de l'extérieur, on fout pas grand chose, mais en fait, y'a beaucoup d'autogestion ! Si j'ai à peine une dizaine d'heures de cours par semaine ( 12heures en fait... ), le reste du temps je le passe en bibliothèque, à lire, compiler, fouiner, photocopier, rechercher, synthétiser, rédiger, réfléchir (un peu) ... Bon, pour ma part, j'ai passer beaucoup trop de temps à lire, pas assez à réfléchir ou rédiger. Et puis j'ai un dossier à rendre avant la fin du semestre, j'ai intérêt à donner un p'tit coup de fouet.
Bon, tout au long de l'année, il y a aussi des rendez-vous avec le directeur de recherche. (Encore que je n'avais plus eu de nouvelles du mien pendant plus de trois mois !) Dans un premier temps, c'est à lui de nous aiguillonner, de nous donner des pistes en fonction de nos intérêts, si nous n'avons pas vraiment d'idées arrêtés sur un projet. Puis vient le temps des "Alors, vous en êtes où ?" et des "Et pendant les vacances, vous avez fait quoi ?" ... Moui mais non, mes vacances de deux semaines, je ne travaille qu'une semaine, moi ! Faut pas pousser Mémé non plus.
Tiens d'ailleurs j'ai rêvé que je faisais faire de la balançoire à mon énorme tante, et qu'en la poussant trop fort, elle a été s'écrasé dans un arbre, comme dans les dessins animés. Du coup j'ai passé la moitié de mon rêve explosé de rire, a raconté à tout ceux que je croisais comment que j'avais envoyé ma tante valser dans un arbre.
Oh et encore quelque chose qui va m'empêcher de suffisamment bien me concentrer :
Mais arg quoi.
I believe in Harvey Dent. I so want to believe in Harvey Dent ! Même si j'avais été un peu déçu du traitement des bat-vilains du premier épisode, je place d' ÉNORMES espérances dans ce second opus. Et c'est aujourd'hui que sort le trailer officiel !...
Je frétille !
Et pour ceux qui ont loupé le coche, vous trouverez ici une bande annonce exclusive qui nous présente SIX minutes du film. J'en ai fait pipi dans mon pantalon dis donc. (Bon, c'est un screener de mauvaise qualité. Mais la magie est là. Est-ce illégal, d'ailleurs ?)
Maman, maman, mamaaaaAaaaAAAAaaaaAnnnn.
10 avril 2008
De la politique.
Ce soir (y'a quelques minutes en fait!) j'ai regardé le reportage-documentaire-enquête-télé-policière sur Pierre Bérégovoy. En mai 1993, j'avais 8 ans. Et pourtant, je m'en rappelle assez bien. Pas de la nouvelle ni de la tête que j'ai fais en l'apprenant, je ne crois pas avoir tout réalisé à l'époque.
La preuve, je viens juste d'apprendre qu'il était premier ministre ! Et de gauche !... Mais je me souviens que toutes les télés, tout le monde, tous parlaient du suicide d'un homme politique. Sans vraiment rentrer dans les détails puisque j'ai toujours cru, jusqu'à quelques heures auparavant, qu'il s'était suicidé dans sa voiture, dans un petit bois. Ce qui n'est pas tout à fait exact.
Ce qui ressort de ce documentaire ? L'image d'un homme intègre, d'un homme honnête, qui a été bafoué, éclaboussé, et qui a préféré en finir à sa façon... Une histoire assez triste finalement...
D'autant plus qu'il avait l'air vraiment honnête et c'est suffisamment rare pour être noté.
Digression
L'honnêteté est l'une de mes qualités favorite. C'est une ligne de conduite que j'ai toujours admiré et à laquelle j'essaie moi même de me tenir. Je déteste mentir, je suis rarement à l'aise quand je le fais, et je ne crois pas bien me prêter à cet exercice... Je ne triche jamais à partir du moment où j'ai des adversaires humains en face de moi (donc je peux utiliser des codes de triche sur les jeux informatiques, pas de pitié !) parce que je les respecte trop pour ça.
D'ailleurs, dans ce même souci d'honneteté, je précise quand même que je :
-Fraude le tram. Souvent.
-Et qu'il m'ai déjà arrivé de télécharger... Sur internet... Une fois ou deux. Huhu.
J'essaie autant que possible d'être transparent, je sais à quel point c'est difficile, et je respecte énormément ceux qui le sont.
Fin de la digression
François Mitterand ne l'était pas. Et pourtant il dégage, encore aujourd'hui à travers les images, un putain de charisme qui. Quelque chose de monstrueux. Il y a énormément de Machiavel dans ce personnage et j'adore ça. Cynique et froid, hautain et distant. Et j'éprouve un profond respect pour le personnage. Vous saviez qu'il était charentais d'origine ? Et que j'ai passé toutes mes années de lycéen dans le même lycée que lui ? Huhu, c'est quelque chose dont j'ai toujours été très fier, sans en avoir de quoi. J'ai foulé le même sol que lui, lorsqu'il avait le même âge que moi. La classe.
-Et dans ce même documentaire, des images que je n'avais jamais vu. Le dernier cabinet ministériel de Bérégovoy, où chaque ministre passe devant le président dans une ambiance théâtrale, la gauche ayant été battu comme jamais aux législatives. Et voir Ségolène Royal, la jeune ministre de l'environnement, en larmes m'a un peu émue. Elle qui m'avait si énervé pendant les présidentielles !-
Et ces phrases ! Toujours grandiloquentes, mais qui me feraient presque frissonner ! Lorsqu'il parle des chiens à qui on a livré l'honneur d'un homme... Ou encore les derniers mots qu'il prononce lors de ce dernier conseil ministériel. (-de gauche, avant de laisser rentrer la droite... Je cite ici de tête: )
"Je finirais donc ici tout seul. En ce monde chaque homme finit ses jours seul. Chaque homme meurt seul."
Et il est finalement mort aussi peu après la fin de son second mandat... Un peu comme si il avait été fait pour être président et qu'il ne pouvait pas survivre à cette fonction.
Et depuis ? Depuis, on a eu la présidence plan-plan de Chichi.
Et maintenant... maintenant on a l'autre clown. "Vous avez chaud ? Ben ouais !" avant de laisser Carla se déshabiller dans son dos. J'ai l'impression qu'on a perdu une certaine classe quand même. Je voudrais pas passer pour un vieux con qui apprécie l'austérité (j'en suis loin!) mais je vois mal le mélange de la politique et des paillettes. Sarkozy me sort littéralement par les yeux. (Et je n'en parle que maintenant ! :D)
Et l'honnêteté dans tout ça ? Encore une fois, elle est absente. Encore que dans certains cas, je me demande si ce n'est pas de la bêtise. Rachida Dati et son refus de nommer la dictature chinoise. Pour ne pas froisser, parce que tout est une question d'économie.
Parce qu'on a désormais plus rien à foutre de l'humain, tout lui passe au-dessus et on a de nouvelles priorités.
Pendant les présidentielles, j'avais voté pour Bayrou. J'avais envie de sortir du carcan gauche-droite. Je ne voulais pas voter pour les deux robots (Sarkozy le méchant inhumain capitaliste et Royal, qui sonnait toujours faux dans ses sourires et ses discours) donc j'ai voté pour le centre.
C'est tout moi ça : j'ai toujours détesté les extrêmes. J'aime le milieu. Ni trop chaud ni trop froid, ni trop humide ni trop sec. Ni le jour ni la nuit. Ni les méchants ni les gentils. La complexité à toujours été au centre, au milieu, là où tout se mêle.
Et puis, je l'aime bien le Bayrou. Il a une bonne tête. Un peu plan-plan, comme Chirac, mais j'aime son parcours (mi-agriculteur, mi-professeur) et j'aime ce qu'il dit et son ton toujours pédagogique. Je continue de le suivre un peu, de loin... J'aime aussi la numéro 2 du MoDem (ex-PD ! :D), Marielle de Sarnez. Elle est élégante sans être chic. Souriante sans en faire trop. Et elle est loyale. J'admire aussi énormément la loyauté. La voir toujours derrière Bayrou après tant d'années, une sorte d'éminence grise. C'est elle qui mord et qui attaque si on les agresse. C'est aussi un type de personnage que j'aime beaucoup. Le second couteau, celui en retrait.
Oh, j'ai précisé que dans Donjons et Dragons, les personnages que je créais était systématiquement d'alignement Loyal Neutre ? ;)
Hum, voilà, c'etait l'instant politique du blog. J'en fais peu, tout simplement parce que je suis quelqu'un de très peu engagé. Je ne suis pas encore tout a fait fixé dans mes idées, je suis encore assez influençable. Mais je sais une chose : l'humain primera toujours dans mon esprit, sur l'économie.
Et l'humain ne m'a pas l'air à droite.
19 mars 2008
The body - 2
(Le retour)
Ti hi, voilà, ça a pas louper ! J'ai été dévasté une nouvelle fois, en regardant l'épisode en question.
C'est tout de même incroyable que la seule mort la plus réaliste et la plus réussie de toute l'histoire de la fiction télévisuelle (et cinématique (?)) provienne d'une série de science-fiction, souvent considéré -à tort- comme une série pour midinette.
Whedon voulait montrer ce à quoi ressemble le plus souvent l'annonce d'une mort, comment cette nouvelle est reçue par différentes personnes, comment chacun réagit à sa façon... Sans musique, avec une lumière crue, il filme de longs plan-séquence d'une extrême lenteur. Il s'attarde sur les petites choses : les touches du téléphone, les lèvres du coroner qui parle, le sopalin qui absorbe doucement le vomi de buffy (délicat!) ... Cet épisode est un chef d'œuvre est le monde doit le savoir !
Et puis ce côté amorphe tout du long... Les personnages aux yeux dans le vague, gonflés par les larmes ou bien asséchés... Leur façon de se dire bonjour, de se regarder, de tenter de se consoler.
Cet épisode m'a toujours toucher et m'avait déjà fait pleurer mais je ne l'avais jamais revu depuis le décès de mon grand-père, il y a deux ans. Et tout est là ! Tout ! Je n'aime jamais autant la fiction que quand elle touche d'aussi près la réalité. Voir un corps, le toucher, sentir ses proches autour de soi, cet atmosphère lourde et presque poisseuse. L'impression d'être dans du coton pendant plusieurs jours, puis tout finit par s'estomper au fil des jours, la vie reprend doucement... Jusqu'à la prochaine fois... :s
Beaucoup penser à ma chatte (hu) hier, qui est morte un 18 mars, il y a deux ans également... Et les vieux posts sur ce blog, où je parle d'elle alors qu'elle est encore vivante ne m'ont pas arranger. C'est fou comme animal, à peine conscient, peut tout autant nous manquer qu'un être humain... Voir plus dès fois, vu comme j'étais plus proche d'elle que de mon grand-père, que je n'ai jamais bien connu, malgré les 200mètres de distance entre nos maisons... Il faut dire aussi que j'avais pratiquement grandi avec la Minie, et qu'elle m'avait accompagné pendant une bonne partie de ma vie, toujours là tous les soirs, avec moi.
Allez, on va quand même finir sur une note plus gaie : mon autre grand-père (maternelle celui-là donc) tient toujours bon, et fêtera bientôt ses 84 ans. J'ai reçu un chèque de sa part et de la part de ma grand-mère hier, et ai aussitôt appelé pour les remercier. Il a fait de même avec tous les petits-enfants, et ça fait déjà plusieurs années qu'il prépare son "départ" en donnant toujours chaque année ce qu'il peut à ses filles, petit-enfants et arrière-petit-enfants, plutôt que de tout léguer d'un coup dans un testament.
A chaque fois que je lui parle, il finit toujours par en venir à son souhait le plus cher : tenir encore un peu. Non pas par pure égoïsme, mais parcequ'il est relativement altruiste : il veut aider ma mère qui traverse une période difficile (maintenant qu'elle a déménagé, elle va un peu mieux, je crois) mais aussi, je pense, par curiosité, pour voir un peu ce qu'il advient de sa progéniture, il surveille toujours mais sans jamais vraiment interférer, il respecte trop nos propres vies, nos choix individuelles pour les remettre en question, et je l'aime pour tout ça. Je me demande juste quand j'aurais enfin le courage de lui dire... Et de préférence, pas sur son lit de mort.
18 mars 2008
The body
Et zut !
C'est des épisodes que je connais par cœur, mais j'me fais encore avoir.
A 13h30, je regarde quand je peux les rediffusions des buffy (toujours sur W9) qui sont en décalés de ceux en soirées et que je ne peux pas regarder de toute façon. Bref, alors que ce soir c'est la fin de la saison 5, en début d'après midi, nous n'en sommes qu'à la moitié de cette même saison :
L'épisode "I was made to love you" est le dernier petit moment de fraicheur dans la série : drôle, rempli d'humour, de p'tites phrases, de p'tites situations mignonnes. Comme une conversation anodine avec sa mère, Joyce :
JOYCE is modeling an attractive dress for Buffy and DAWN. She turns in a circle.
I might like it more than the
others. Spin again.
Joyce turns around again.
DAWN
Joyce turns.
Now the other way.
Joyce starts to turn the other way, then stops.
You're messing with me.
Just wanted to see how many
time you'd do it.
(to Buffy)
Was that five or four-and-a-half?
Et puis la fin approche : Buffy, après avoir affronté une robot(e) amoureuse, discute quelque temps avec elle pendant que sa batterie s'épuise doucement. Une discussion qui fait beaucoup de bien à buffy, qui commençait à déprimer sérieusement depuis quelques temps, avec ses nombreux problèmes de tueuse, mais surtout ses problèmes d'humaines, essentiellement d'ordre affectif -ses nombreuses conquêtes ayant quittés sa vie et la ville- :
Maybe this is a girlfriend test.
If I wait here patiently this time,
he'll come back.
I'm sure he will. And he's going
to say... he'll say that he's so sorry.
He told me... He said he was proud
of you and impressed with how
much you love him and try to help
him. He didn't mean to hurt you.
He's going to take me home and
things will be right again.
It'll be fine.
When things are sad, you just have
to be patient. Because... Because
every cloud has a silver lining.
And when life give you lemons
you make lemonade...
Clouds and lemonade.
Yes. And... and things are always
darkest before...
April stops moving, her eyes still open, her expression the same. We hold on her a long time, long enough to realize she's not going to move again.
Bon, alors là, déjà, j'ai les larmes aux yeux.
Mais le pire, c'est que j'appréhende pour la suite. Après une discussion avec Alex le charpentier, qui lui remonte aussi un peu le moral, la buffy rentre chez elle. Et là, le drame peut commencer (enfin s'arrêter sur cet énorme cliffhanger, avant de reprendre dans l'épisode suivant) ... Et j'avais beau m'y attendre, j'ai éclaté en sanglots. Je crois que j'en avais besoin.
Hey, flower-gettin' lady! You want me
to pick up Dawn at school? Mom?
She doesn't see that her mother is on the couch behind her, sprawled out in a way that doesn't quite look like sleep.
Buffy finally turns, sees her, moving toward her.
Oh! Mom. What are you doing?
Buffy stops.
Mom?
ANGLE: JOYCE
Her eyes are wide open. Her skin is pale, almost bluish. She does not move.
Buffy doesn't either. She stands, rooted, as realization begins to creep in.
Mom?
There is no movement. Buffy's voice is little.
Mommy?

Mince, même en relisant tout ça, j'ai une boule dans la gorge ! Rarement la fiction aura été si proche de la réalité. Comme dans ma précédente note, c'est une véritable claque dans la gueule. Pour vraiment saisir ce qu'est Buffy, je pense qu'il faut au moins regarder cet épisode. Paradoxe : il est exceptionnel et a peu de choses en commun avec le reste de la série. Sauf que l'essence du show, elle, est toujours là. Ce que Joss Whedon veut dire avec sa série, sa façon de briser les tabous.
Même ses plus grands détracteurs n'ont pu que se taire devant un pareil chef d'oeuvre. Et c'est aussi avec cet épisode que j'ai pu convertir quelques personnes du côté obscur de la force.












