18 mars 2008
The body
Et zut !
C'est des épisodes que je connais par cœur, mais j'me fais encore avoir.
A 13h30, je regarde quand je peux les rediffusions des buffy (toujours sur W9) qui sont en décalés de ceux en soirées et que je ne peux pas regarder de toute façon. Bref, alors que ce soir c'est la fin de la saison 5, en début d'après midi, nous n'en sommes qu'à la moitié de cette même saison :
L'épisode "I was made to love you" est le dernier petit moment de fraicheur dans la série : drôle, rempli d'humour, de p'tites phrases, de p'tites situations mignonnes. Comme une conversation anodine avec sa mère, Joyce :
JOYCE is modeling an attractive dress for Buffy and DAWN. She turns in a circle.
I might like it more than the
others. Spin again.
Joyce turns around again.
DAWN
Joyce turns.
Now the other way.
Joyce starts to turn the other way, then stops.
You're messing with me.
Just wanted to see how many
time you'd do it.
(to Buffy)
Was that five or four-and-a-half?
Et puis la fin approche : Buffy, après avoir affronté une robot(e) amoureuse, discute quelque temps avec elle pendant que sa batterie s'épuise doucement. Une discussion qui fait beaucoup de bien à buffy, qui commençait à déprimer sérieusement depuis quelques temps, avec ses nombreux problèmes de tueuse, mais surtout ses problèmes d'humaines, essentiellement d'ordre affectif -ses nombreuses conquêtes ayant quittés sa vie et la ville- :
Maybe this is a girlfriend test.
If I wait here patiently this time,
he'll come back.
I'm sure he will. And he's going
to say... he'll say that he's so sorry.
He told me... He said he was proud
of you and impressed with how
much you love him and try to help
him. He didn't mean to hurt you.
He's going to take me home and
things will be right again.
It'll be fine.
When things are sad, you just have
to be patient. Because... Because
every cloud has a silver lining.
And when life give you lemons
you make lemonade...
Clouds and lemonade.
Yes. And... and things are always
darkest before...
April stops moving, her eyes still open, her expression the same. We hold on her a long time, long enough to realize she's not going to move again.
Bon, alors là, déjà, j'ai les larmes aux yeux.
Mais le pire, c'est que j'appréhende pour la suite. Après une discussion avec Alex le charpentier, qui lui remonte aussi un peu le moral, la buffy rentre chez elle. Et là, le drame peut commencer (enfin s'arrêter sur cet énorme cliffhanger, avant de reprendre dans l'épisode suivant) ... Et j'avais beau m'y attendre, j'ai éclaté en sanglots. Je crois que j'en avais besoin.
Hey, flower-gettin' lady! You want me
to pick up Dawn at school? Mom?
She doesn't see that her mother is on the couch behind her, sprawled out in a way that doesn't quite look like sleep.
Buffy finally turns, sees her, moving toward her.
Oh! Mom. What are you doing?
Buffy stops.
Mom?
ANGLE: JOYCE
Her eyes are wide open. Her skin is pale, almost bluish. She does not move.
Buffy doesn't either. She stands, rooted, as realization begins to creep in.
Mom?
There is no movement. Buffy's voice is little.
Mommy?

Mince, même en relisant tout ça, j'ai une boule dans la gorge ! Rarement la fiction aura été si proche de la réalité. Comme dans ma précédente note, c'est une véritable claque dans la gueule. Pour vraiment saisir ce qu'est Buffy, je pense qu'il faut au moins regarder cet épisode. Paradoxe : il est exceptionnel et a peu de choses en commun avec le reste de la série. Sauf que l'essence du show, elle, est toujours là. Ce que Joss Whedon veut dire avec sa série, sa façon de briser les tabous.
Même ses plus grands détracteurs n'ont pu que se taire devant un pareil chef d'oeuvre. Et c'est aussi avec cet épisode que j'ai pu convertir quelques personnes du côté obscur de la force.
The mist
J'écoute en boucle, depuis ce matin, la musique finale "The host of Seraphim" du film The Mist.
Et comme son titre l'indique, on a véritablement l'impression de toucher au divin avec cette musique. Un style moyen-orientale (c'est le profane qui parle ici) de toute bôôôté, simple mais efficace ! Mettez une musique de ce type dans n'importe quel film, et moi j'suis toujours tout emoustillé ! (Gladiator, Munich, Lord of the rings, Restless de Buffy, etc...) Avec en plus ce qui ressemble à de l'orgue en tout début... Cette voix qui monte... Un vrai chant du cygne.
A l'image du film a vrai dire : je ne révélerais pas en quoi, mais je peux tout de même vous prévenir : j'avais rarement vu une fin aussi... déprimante. Une vraie claque. (et j'adore être claquer quand je regarde un film, c'est ma seule demande !) La dernière en date, c'etait pour Saw III ...
J'adore ce type de fin, complètement nihiliste, presque absurde, à pleurer de désespoir...
Le film en lui-même est plutôt bien, transposition assez fidèle de la nouvelle du même nom de Stephen King, que j'avais pris soin de relire quelques jours avant de voir le film. Quelques raccourcis, quelques détails en plus ou alors on insiste avec plus de force sur certains points (le fanatisme aveugle d'un certain puritanisme religieux, blabla :p) mais grosso-modo, la nouvelle est très bien respecté... Jusqu'à la dernière partie du film, qui se permet d'aller plus loin et nous propose quelque chose de plus "concret" que la fin relativement ouverte de la nouvelle.
Unique regret : Pourquoi ne pas avoir intégrer dans la scène de départ en voiture pour le supermarché, une infime image, qui n'aurait pu durer que deux secondes, de la femme du "héros" agitant sa main pour dire au revoir, avec son chapeau de paille sur la tête ? C'est une image forte du livre, puisque la dernière vision du mari de sa femme et qui finit par le hanter. En même temps, c'est vrai que c'est une des ficelles de Stephen King dans tous ses bouquins : nous annoncer auparavent ce qui va finir par mourir ou que quelque chose va se passer (Ça a un nom particulier comme manière de faire mais je l'ignore :s) ...
On change de sujet, mais on reste dans le genre "à pleurer" aussi :
-Fin de la saison 5 de bubu ce soir, toujours sur W9 !

