Le Blog d'un Louis

Etudiant, Cinéphile, Jeuxvidéosaure ET méchant.

29 avril 2008

Zut-euh

J'ai oublié de me lever !
Enfin non, en fait, je devais me lever à 8h30... Puis, à 7h30 je me suis aperçu que j'aimerais continuer de dormir plus qu'une heure. Donc je met le réveil à 9h30. Pour finalement me réveiller à 10h30. Scrogneuhgneuh.

J'avais ni cours ni rendez-vous important. C'est juste que je m'étais promis à moi-même que je me réveillerai tôt pour filer en bibliothèque et continuer mon projet de recherche. C'est une grande défaite contre ma paresse. D'autant plus que, mine de rien, j'aimerai bien me dépêcher un peu :

Il ne me reste plus que 3 semaines pour finir ce projet de futur-mémoire ! Ça avance, tout doucement, sûrement... Sauf quand je traînasse au lit.

J'aime bien le Master Recherche. Vu de l'extérieur, on fout pas grand chose, mais en fait, y'a beaucoup d'autogestion ! Si j'ai à peine une dizaine d'heures de cours par semaine ( 12heures en fait... ), le reste du temps je le passe en bibliothèque, à lire, compiler, fouiner, photocopier, rechercher, synthétiser, rédiger, réfléchir (un peu) ... Bon, pour ma part, j'ai passer beaucoup trop de temps à lire, pas assez à réfléchir ou rédiger. Et puis j'ai un dossier à rendre avant la fin du semestre, j'ai intérêt à donner un p'tit coup de fouet.
Bon, tout au long de l'année, il y a aussi des rendez-vous avec le directeur de recherche. (Encore que je n'avais plus eu de nouvelles du mien pendant plus de trois mois !) Dans un premier temps, c'est à lui de nous aiguillonner, de nous donner des pistes en fonction de nos intérêts, si nous n'avons pas vraiment d'idées arrêtés sur un projet. Puis vient le temps des "Alors, vous en êtes où ?"  et des "Et pendant les vacances, vous avez fait quoi ?" ... Moui mais non, mes vacances de deux semaines, je ne travaille qu'une semaine, moi ! Faut pas pousser Mémé non plus.

Tiens d'ailleurs j'ai rêvé que je faisais faire de la balançoire à mon énorme tante, et qu'en la poussant trop fort, elle a été s'écrasé dans un arbre, comme dans les dessins animés. Du coup j'ai passé la moitié de mon rêve explosé de rire, a raconté à tout ceux que je croisais comment que j'avais envoyé ma tante valser dans un arbre.

Oh et encore quelque chose qui va m'empêcher de suffisamment bien me concentrer :

dark_knight_45

Mais arg quoi.
I believe in Harvey Dent. I so want to believe in Harvey Dent ! Même si j'avais été un peu déçu du traitement des bat-vilains du premier épisode, je place d' ÉNORMES espérances dans ce second opus. Et c'est aujourd'hui que sort le trailer officiel !...

Je frétille !

Et pour ceux qui ont loupé le coche, vous trouverez ici une bande annonce exclusive qui nous présente SIX minutes du film. J'en ai fait pipi dans mon pantalon dis donc. (Bon, c'est un screener de mauvaise qualité. Mais la magie est là. Est-ce illégal, d'ailleurs ?)

Maman, maman, mamaaaaAaaaAAAAaaaaAnnnn.

Posté par Dornky à 12:19 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


10 avril 2008

De la politique.

Ce soir (y'a quelques minutes en fait!) j'ai regardé le reportage-documentaire-enquête-télé-policière sur Pierre Bérégovoy. En mai 1993, j'avais 8 ans. Et pourtant, je m'en rappelle assez bien. Pas de la nouvelle ni de la tête que j'ai fais en l'apprenant, je ne crois pas avoir tout réalisé à l'époque.

La preuve, je viens juste d'apprendre qu'il était premier ministre ! Et de gauche !... Mais je me souviens que toutes les télés, tout le monde, tous parlaient du suicide d'un homme politique. Sans vraiment rentrer dans les détails puisque j'ai toujours cru, jusqu'à quelques heures auparavant, qu'il s'était suicidé dans sa voiture, dans un petit bois. Ce qui n'est pas tout à fait exact.
Ce qui ressort de ce documentaire ? L'image d'un homme intègre, d'un homme honnête, qui a été bafoué, éclaboussé, et qui a préféré en finir à sa façon... Une histoire assez triste finalement...
D'autant plus qu'il avait l'air vraiment honnête et c'est suffisamment rare pour être noté.

Digression
L'honnêteté est l'une de mes qualités favorite. C'est une ligne de conduite que j'ai toujours admiré et à laquelle j'essaie moi même de me tenir. Je déteste mentir, je suis rarement à l'aise quand je le fais, et je ne crois pas bien me prêter à cet exercice... Je ne triche jamais à partir du moment où j'ai des adversaires humains en face de moi (donc je peux utiliser des codes de triche sur les jeux informatiques, pas de pitié !) parce que je les respecte trop pour ça.
D'ailleurs, dans ce même souci d'honneteté, je précise quand même que je :
-Fraude le tram. Souvent.
-Et qu'il m'ai déjà arrivé de télécharger... Sur internet... Une fois ou deux. Huhu.

J'essaie autant que possible d'être transparent, je sais à quel point c'est difficile, et je respecte énormément ceux qui le sont.
Fin de la digression

François Mitterand ne l'était pas. Et pourtant il dégage, encore aujourd'hui à travers les images, un putain de charisme qui. Quelque chose de monstrueux. Il y a énormément de Machiavel dans ce personnage et j'adore ça. Cynique et froid, hautain et distant. Et j'éprouve  un profond respect pour le personnage. Vous saviez qu'il était charentais d'origine ? Et que j'ai passé toutes mes années de lycéen dans le même lycée que lui ? Huhu, c'est quelque chose dont j'ai toujours été très fier, sans en avoir de quoi. J'ai foulé le même sol que lui, lorsqu'il avait le même âge que moi. La classe.
-Et dans ce même documentaire, des images que je n'avais jamais vu. Le dernier cabinet ministériel de Bérégovoy, où chaque ministre passe devant le président dans une ambiance théâtrale, la gauche ayant été battu comme jamais aux législatives. Et voir Ségolène Royal, la jeune ministre de l'environnement, en larmes m'a un peu émue. Elle qui m'avait si énervé pendant les présidentielles !-
Et ces phrases ! Toujours grandiloquentes, mais qui me feraient presque frissonner ! Lorsqu'il parle des chiens à qui on a livré l'honneur d'un homme... Ou encore les derniers mots qu'il prononce lors de ce dernier conseil ministériel. (-de gauche, avant de laisser rentrer la droite... Je cite ici de tête: )
"Je finirais donc ici tout seul. En ce monde chaque homme finit ses jours seul. Chaque homme meurt seul."

Et il est finalement mort aussi peu après la fin de son second mandat... Un peu comme si il avait été fait pour être président et qu'il ne pouvait pas survivre à cette fonction.

Et depuis ? Depuis, on a eu la présidence plan-plan de Chichi.
Et maintenant... maintenant on a l'autre clown. "Vous avez chaud ? Ben ouais !" avant de laisser Carla se déshabiller dans son dos. J'ai l'impression qu'on a perdu une certaine classe quand même. Je voudrais pas passer pour un vieux con qui apprécie l'austérité (j'en suis loin!) mais je vois mal le mélange de la politique et des paillettes. Sarkozy me sort littéralement par les yeux. (Et je n'en parle que maintenant ! :D)
Et l'honnêteté dans tout ça ? Encore une fois, elle est absente. Encore que dans certains cas, je me demande si ce n'est pas de la bêtise. Rachida Dati et son refus de nommer la dictature chinoise. Pour ne pas froisser, parce que tout est une question d'économie.
Parce qu'on a désormais plus rien à foutre de l'humain, tout lui passe au-dessus et on a de nouvelles priorités.

Pendant les présidentielles, j'avais voté pour Bayrou. J'avais envie de sortir du carcan gauche-droite. Je ne voulais pas voter pour les deux robots (Sarkozy le méchant inhumain capitaliste et Royal, qui sonnait toujours faux dans ses sourires et ses discours) donc j'ai voté pour le centre.
C'est tout moi ça : j'ai toujours détesté les extrêmes. J'aime le milieu. Ni trop chaud ni trop froid, ni trop humide ni trop sec. Ni le jour ni la nuit. Ni les méchants ni les gentils. La complexité à toujours été au centre, au milieu, là où tout se mêle.
Et puis, je l'aime bien le Bayrou. Il a une bonne tête. Un peu plan-plan, comme Chirac, mais j'aime son parcours (mi-agriculteur, mi-professeur) et j'aime ce qu'il dit et son ton toujours pédagogique. Je continue de le suivre un peu, de loin... J'aime aussi la numéro 2 du MoDem (ex-PD ! :D), Marielle de Sarnez. Elle est élégante sans être chic. Souriante sans en faire trop. Et elle est loyale. J'admire aussi énormément la loyauté. La voir toujours derrière Bayrou après tant d'années, une sorte d'éminence grise. C'est elle qui mord et qui attaque si on les agresse. C'est aussi un type de personnage que j'aime beaucoup. Le second couteau, celui en retrait.

Oh, j'ai précisé que dans Donjons et Dragons, les personnages que je créais était systématiquement d'alignement Loyal Neutre ? ;)

Hum, voilà, c'etait l'instant politique du blog. J'en fais peu, tout simplement parce que je suis quelqu'un de très peu engagé. Je ne suis pas encore tout a fait fixé dans mes idées, je suis encore assez influençable. Mais je sais une chose : l'humain primera toujours dans mon esprit, sur l'économie.

Et l'humain ne m'a pas l'air à droite.

Posté par Dornky à 01:34 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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