Le Blog d'un Louis

Etudiant, Cinéphile, Jeuxvidéosaure ET méchant.

01 septembre 2008

TDK : Présentation, histoire et enjeux.

Comme le titre du film l'indique, nous sommes très loin d'un film type de Batman (c'est le premier des 8 films Batman...à ne justement pas avoir de « Batman » dans le titre)

    L'histoire prend place dans une ville-type, une ville lambda... C'est Gotham City mais sans le gothique habituel. Cette fois-ci nous sommes en face d'une vraie ville, bien vivante. Un peu Chicago, un peu New-York, bref, une ville monstrueusement peuplé, et avec tout ce qu'il faut de quartiers huppés, moyens ou mal-famés. La mafia locale (et avec elle, tous les clichés qui l'accompagne) y a été florissante mais se trouve maintenant en crise : le Batman s'acharne sur eux depuis déjà plusieurs mois et leurs affaires traversent une nette période de crise...
    Comme dit précédemment, ce n'est pas Batman le centre du film. Il y a dans ce film un florilège de personnages, à commencer par ses divers alliés : en plus d'Alfred Pennyworth, majordome paternaliste et confident privilégié, l'équipe s'agrandit avec Lucius Fox, maintenant grand patron de Wayne Enterprise et inventeur/bricoleur de génie. Continuant la voie tracée dans le premier épisode, le lieutenant Gordon, seul agent de l'ordre totalement incorruptible, continue de faire confiance à Batman pour rétablir l'ordre dans la ville tout en étant également le patron d'une brigade de choc, à savoir d'autres agents de la police de Gotham, parmi les moins-pourris (les detectives Stephens, Wuertz, Ramirez et d'autres). Le dernier allié en date, on le découvre au fur et à mesure du film: c'est le procureur nouvellement élu, Harvey Dent, qui essaie lui-aussi grâce à sa position nouvellement acquise de faire une différence, de sortir Gotham City de la corruption, de la guérir de la mafia qui la gangrène.

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Très vite, un accord tacite est passé entre Gordon, Dent et Batman. Ce triumvirat se montre efficace et les mafieux se trouvent en mauvaise posture. (D'autant plus que leur « banquier »,  Lau) se fait extradé de Chine par un Batman aux méthodes toujours aussi expéditives mais néanmoins efficaces. Il est un 'hors-la-loi du bon côté' (le « vigilante » en anglais, je ne connais pas de mot équivalent en français :x) alors que Gordon se charge des arrestations en bonne et due forme et qu'Harvey Dent se charge des poursuites judiciaires et de l'aspect officielle de ces opérations. En bref, tout marche sur des roulettes.

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Et, comme nous sommes dans un film, c'est là que les ennuis commencent. Déjà, tout n'est pas rose : Gordon à affaire avec son équipe de bras cassés, qu'il gère comme il peut. Si Batman est un mythe invincible, Bruce Wayne lui ne l'ait pas. Sa dernière altercation avec l'un des évadés d'Arkham Asylum lors du premier épisode, le docteur Jonathan Crane (Scarecrow) le prouve. (D'où un changement d'armure, qui s'inscrit ainsi parfaitement dans l'écriture du scénario !) D'autres sont encore en liberté, et tous n'ont pas encore été appréhendés. La vie intime du justicier solitaire n'est pas en reste, puisque son amie et amour d'enfance, Rachel Dawes, se trouve être la petite amie – futur fiancée d'Harvey Dent, tout en gardant son poste d'adjoint au procureur. Pour eux, tout roule aussi. Pas très jaloux, Bruce Wayne les laisse vivre leurs vies, tout en espérant secrètement un retour de Rachel dans ses bras : on à la un triangle amoureux pas trop foireux et qui fonctionne bien.
Surtout que loin de se la jouer passive, la jeune femme hésitante du début se retrouve vite face à un choix et elle se décide. Et elle s'y tient. Pour elle, sa vie se passera avec Harvey Dent qui représente la sécurité et le confort... Loin d'une vie difficile avec un Bruce Wayne/Batman perdue dans ses luttes intérieurs autant qu'extérieurs.



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Et c'est dans ce climat, déjà pas très simple, qu'arrive un outsider. Christopher Nolan (réalisateur, je le rappelle!) avait décrit son personnage du Joker comme étant une « force de la nature ». Et une force, ce joker l'est assurément : considéré au départ comme du menu fretin aux yeux de tous, cet antagoniste verra sa réputation augmenté tout au long de l'histoire avant d'être considéré comme l'ennemi numéro un. Nous assistons vraiment à la création d'un personnage, mais pas de la manière traditionnelle dont on a l'habitude de nous présenter un nouvel ennemi. Ici, le Joker... « est »... Point final. Son origine, son nom, son histoire : tout est inconnu. Il passe véritablement au statut de mythe urbain. Et il en devient vite que plus effrayant. Le fait que l'on ne sache rien de son passé en fait un personnage neuf et frais et nous empêche de savoir par avance ce qu'il prépare. Des surprises, il nous en réserve plusieurs.

Posté par Dornky à 22:11 - Batman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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