Le Blog d'un Louis

Etudiant, Cinéphile, Jeuxvidéosaure ET méchant.

27 septembre 2008

Voyage à Rome, troisième !

Cinquième jour : Vendredi

    Levé à 7h30 pour le Vatican. Bon il fallait le faire, ouf c'est fait. parce que le refaire une seconde fois se révélera particulièrement difficile. Après quelques stations de métro cra-cra de la ligne B, un peu de marche pour rejoindre le Musée du Vatican... Pour finalement se retrouver coincé au milieu d'une centaines d'autres personnes qui ont eu la même idée lumineuse que nous. En fait la queue pour le musée commence sur le trottoir le long d'une des enceintes du Vatican... et peut durer plus d'une heure certaines journées. Nous avons eu de la chance, à peine 20 minutes d'attente  (Il était tôt) ! Nous prenons notre ticket à un personnage apparemment muet, ou juste hyper désagréable, au choix. Et là, c'est le drame. C'est une véritable course d'endurance, sur plusieurs kilomètres pour rejoindre la chapelle Sixtine (histoire de la voir puis d'être tranquille ensuite). Sauf qu'un immense flot de touristes fait la même chose. Nous n'avions jamais vu ça : des couloirs immenses bondées où il est quelque fois impossible de continuer de progresser devant un tel mur humain. Et vas-y que je te flashe toutes les oeuvres délicates avec mon appareil photo dernier cri dans des salles ou il est expressément indiqué de ne pas se servir de son flash. Et aucun gardien (ils sont nombreux pourtant !) ne semble s'en émouvoir... Le tout dans une ambiance moite et poisseuse, comme dans un métro. Cette traversée se fait donc divers salles, couloirs, escaliers... Beaucoup de Raphaël un peu partout. Personnellement je trouve toujours ses peintures trop rondes et colorées. Bon, ça n'engage que moi, hein. Une fois dans la chapelle Sixtine, l'ambiance reste malheureusement la même : beaucoup trop de monde, un air irrespirable et un irrespect lui-aussi total pour le lieu. Les gardiens sont sans cesse obligé de demander un peu de silence ou de venir personnellement rappeler aux personnes présentes que les appareils-photos, et à fortiori les flash, sont strictement interdits dans cette salle. Le lieu en lui-même est bien sûr magnifique, bien qu'un peu trop sombre (la faute à un début de temps couvert à l'extérieur ?). Et comme d'habitude, il y a tellement à voir qu'il est difficile de réussir à focaliser son attention. J'admire beaucoup le travail de Michel-Ange, mais il faut bien avouer que ses personnages body-buildés (oui, même les vieillard décharnés ont des abdos en béton !) ont tout du Akira Toriyama (« Dragon Baaaall Z, la lutte finale, lalalala »). Retour sur nos pas, visite de jardins, de divers musées dans le musée... Mais toujours en quatrième vitesse parce que l'ambiance y est des plus détestables. Toujours la même foule partout, et le pire : des vendeurs agréés, derrière leurs comptoirs, dans quasiment chaque couloir, qui proposent tous des livres, des souvenirs, etc. J'en ai compté une bonne dizaine, en plus du sacro-saint passage obligé par la librairie finale de tout musée. Finalement, ce ne sera pas le meilleur souvenir du voyage, loin de là.

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    Heureusement, la suite est mieux. La basilique du Pape vaut le coup d'oeil, c'est le moins qu'on puisse dire. Sur la place Saint Pierre, beaucoup de monde (et pourtant le Pape était absent) et une file d'attente monstrueuse pour y pénétrer... mais curieusement, elle fut très facile à gruger ! Huhu, je garde encore bonne conscience : c'était ma journée ras-le-bol des touristes et je considère cet acte comme une petite satisfaction personnelle. (Et c'est une chose que je ne me serai jamais permis de faire en règle générale !). Avant de pénétrer dans le saint des saints, visite éclair de la crypte (qui est mieux pavé que la place principale) où reposent les corps de plusieurs papes, dont celui, encore tout frais, de Jean-Paul II. A l'étage, changement d'ambiance : tout y est effectivement complètement démesuré. Le lieu en lui-même bien sûr, deux fois plus grand que n'importe quelle autre cathédrale du Monde. Les statues de plusieurs mètres de hauteur, le « petit » autel entouré de ces quatres colonnes surdimensionnées... Les lettres latines sous la coupole font tout de même la taille d'un (grand) homme et les chérubins autour des fontaines font eux aussi près de deux mètres de haut ! C'est une église faite par des géants pour des géants... Après ça, n'importe quel lieu peut vous sembler ridiculement petit. Petit regret : nous n'avons pas pu gravir les marches jusqu'à la coupole et pu ainsi admirer les différentes vues possibles. Mais la queue était encore une fois beaucoup trop longue et il commençait à faire sérieusement faim.

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    Du coup, départ pour le centre ville, en passant devant le Castel del'Angelo et sur le petit pont façe à lui... recouvert de statues du Bernin tout du long, que nous n'avons regarder que d'un oeil (bah on savait pas, nous, que c'était du Bernin ! Faut l'indiquer ! Remarquez, il est absolument partout dans la ville, on dirait que c'est lui qui l'a décoré de A à Z). Et pour une fois, la bonne surprise ! Nous entrons à 12h45 dans un petit restaurant sans enseigne et assez typique. On y mange très bien et très beaucoup (Enfin, copieusement quoi). Le service était correct, sans plus (mais au moins, pas désagréable, à Rome c'est déjà énorme !). Je les aurais eu mes pâtes ! A la Carbonara. Et pas de la Carbonara de PD : des vrais morceaux de lard, une sauce bien jaune et grasse, des grosses pâtes italiennes... Un régal. Avec ensuite  une sauce pour accompagner le veau (ne me demandez pas laquelle...) avec des pommes de terre cuites dans son jus, au four... J'avais l'impression de manger quelque chose qu'aurait pu faire ma grand-mère (c'est un compliment) ! Pas de desserts : ils n'en proposaient que deux et le mille-feuilles n'était pas très tentant.

Petite promenade digestive le long du Tibre et dans la ville en atteignant la Crypte Balbi vers 14h45. Petit musée sans prétention. Le problème ? La visite guidée, entièrement en italien. Et ce n'est pas en chopant un ou deux mots dans plusieurs minutes de monologue que l'on peut comprendre quelque chose... Du coup, nous sommes pratiquement incapables de parler de ce que l'on a visité. Ça parlait de plusieurs couches sédimentaires qui indiquaient le passage des siècles et des époques... sur et euuuh... sous ?...euuuh... un théatre antique ? Ça avait l'air passionnant en tout cas, c'est dommage... Prise de métro au Colisée pour s'arrêter à la gare Termini, prendre quelques renseignements de ci de là et faire de rapides courses pour le soir. Et ça n'a pas louper, nous sommes tombés sur le caissier le plus désagréable de Rome. Bon, je suis mauvaise langue, tous les italiens ne sont pas tous comme ça : j'ai même eu droit personnellement à un gros clin d'oeil de la part du Monsieur Renseignement (qui parlait français !) pour les bus. J'en cherche encore la raison.

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Une fois dans l'appartement (à 16h30) douches et... sieste ! parce que la fatigue commence à se faire ressentir en cette fin de semaine. D'ailleurs pour demain, ce sera visite d'UN musée puis farniente et achats de souvenirs. Enfin pas trop non plus, parce que le porte-monnaie commence lui aussi à faire la tête.

Ce soir nous avons mangé à nous en faire crever la panse (des pâtes bolo maison, encore !) et la nuit va être encore plus difficile...

Posté par Dornky à 02:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Crevure ! J'ai l'air d'avoir une rage de dents sur la photo ! ><

Posté par Axel, 28 septembre 2008 à 20:30

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