28 septembre 2008
Voyage à Rome, l'ultime !
Sixième jour : Samedi
Dernier jour complet à Rome. D'apparence plus tranquille, la journée n'en a pas moins été chargé... Debout à 8h30 pour prendre le métro vers 9h30... La pluie de la veille au soir aura permis le départ de la chaleur étouffante de ces derniers jours. C'est déjà nettement plus agréable! Nous arrivons presque au Terminus de la Ligne B et tournons un peu en rond avant de trouver le musée de la civilisation romaine, en pleine « Exposition Universelle Romaine » voulue par Mussolini mais devenu une quasi-ville fantôme... Première impression : le musée est gigantesque, tout en colonnade. Seulement, petit désenchantement une fois à l'intérieur puisque nous sommes en effet les seuls visiteurs semble-t-il ! Nous rentrons devant plus d'une demi-douzaine d'hotesses et de gardiens, dans ce lieu gigantesque, et nous ne sommes que deux... Finalement pendant la visite, d'autres personnes (touristes aussi, pour la plupart) nous rejoindrons... Beaucoup de statues, ruines et maquettes. Des reconstitutions du Colisée, du Cirque Maxime, de divers thermes de Rome ou dans le monde méditerranéen, etc. Dont une gigantesque maquette de ce qu'a été Rome vers la fin de l'époque impériale. Ça aide à se repérer et surtout à se faire une idée plus précise de ce à quoi tout ça pouvait bien ressembler...

Vers midi nous revenons de notre unique sortie vers la périphérie pour revenir dans Rome intra-muros... Nous mangeons au Burger King, parce que d'une c'est pas trop cher, que de deux on aime le plaisir coupable du fast-food bien gras et que trois, je ne connaissais que le MacDo et le Quick, c'était donc une première pour moi!... D'ailleurs, bien meilleur que les deux enseignes cités précédemment, le goût de leur sandwichs m'a fait penser au feu Lucky-Luke Burger d'Angoulême, pour ceux qui s'en rappelle encore.
En passant dans la rue, instant shopping dans des magazins spécialisés (alimentation et vin) pour offrir à une amie, qui a gardé notre p'tit chaton tout le temps du voyage (Hé oui, j'en ai jamais parlé ici du p'tit chat moi!). Une fois les emplettes faites, retour à l'appartement histoire de se débarasser du contenu de nos sacs et de refaire le point sur la marche à suivre pour le restant de la journée. Finalement ce fut simple : en sortant à 15h, petit glace dans ce qui a l'air d'être pour beaucoup le meilleur glacier de Rome : le palazzo del Freddo Fassi. En fait tout aussi bon que les glâces qu'on a l'habitude de s'empiffrer devant la Cathérale de Strasbourg (bon, peut-être légèrement meilleur, mais de peu) elles sont néanmoins beaucoup moins cher (3e le Cornet taille maxi, avec 4 parfums et de la crème chantilly maison, un pur régal)... Ensuite, re-métro pour rejoindre le centre historique et arrêt dans deux églises presque voisine pour contempler plusieurs oeuvres du Caravage. Une expo autour de saint Matthieu dans la Chiesa San Luigi dei Francesi et un unique tableau, « La Madone des pèlerins » dans la Chiesa San Agostino. Oui, j'aime toujours autant, voir davantage. Les peintures du Caravage ont une force que je n'avais jamais ressenti auparavant et pour laquelle je ne peux pas m'exprimer avec des mots.
Par la suite, direction le palazzo Altemps. Toujours munie de notre Archéologia Card, encore un musée qui nous ouvre ses portes (ça en fait 5 pour seulement 10euros, pas mal!). Comme d'habiture, très jolie (celui-ci contient une grande cour intérieure pavée) mais les salles sont toujours regroupés de façon désordonnées, et il n'est pas rare de passer par la salle 32 pour rejoindre la 20 qui est un raccourci pour la 14. Je suis médisant sans être trop éloigné de la réalité... A 18h30, petit arrêt dans un café, non loin du Panthéon. Cappucino pour l'Axel, chocolat au lait pour moi (qui d'ailleurs se révélera très onctueux et bien meilleur que le cappucino !). Balade dans diverses ruelles en attendant l'heure de dîner, quelques spectacles de rues vers la piazza Navona, notamment des gens immobiles et plus ou moins grimés, qui ne bougent que si on met une pièce dans leur chapeau. Très bien fait et très amusant (Je parle comme un vieux con, là, nan ? Depuis le début du séjour, remarquez!). A 19h30, nous nous tâtons entre deux restaurants (façon de parler) avant d'opter pour une adresse bien notée par le Routard, là encore, dans une rue juste à côté du Panthéon. Bon restaurant... même si je n'ai finalement pas opté pour la meilleure des sauces pour accompagné mes pâtes (trop épicée!) là ou Axel a eu plus de chance (des pâtes faites maison avec des tomates et champignons frais...) Le second plat s'est révélé plus appréciable : des tripes à la romaine pour lui, des escalopes sauce au vin aux haricots blancs pour moi. Malheureusement là encore, pas de Tiramisu puisque déjà plus disponible selon la serveuse...que je soupçonne d'avoir menti, vu le nombre de clients qui attendaient notre table. Pas plus mal finalement puisque une fois l'addition payé, un autre serveur vient nous rendre la monnaie... avec 9 euros en trop. Huhu, encore une fois malhonnête, nous n'avons pas attendu notre reste pour partir. On est des vrais connards en fait. (Bon, on culpabilisaient un peu...) Sur le chemin, nous nous sommes arrêté dans une église (encore une, il y en a tous les 2 mètres!) en passant devant puisque nous avons vu par hasard qu'un concerto y avait lieu le soir même... Nous sommes restés quelques instants pour écouter le choeur (venu des Etats-Unis) accompagné d'un orgue (pas toujours juste à mon sens) dans cet endroit à l'acoustique étonnante.

C'est finalement après une heure ou deux de marche intensive pour regagner l'appartement (et ainsi refaire quelques monuments ou lieux de Rome à la nuit tombée) que nous arrivons, harassés et exsangue (si, si). J'ai de plus en plus d'ampoules sous les pieds et de moins en moins de vêtements propres : il est grand temps de rentrer. Ça tombe bien, demain matin, c'est le grand départ. Et demain après-midi, adieu Rome, bonjour Strasbourg.