Le Blog d'un Louis

Etudiant, Cinéphile, Jeuxvidéosaure ET méchant.

13 mai 2009

Parlons séries ! -Partie 3-

Heroes


heroes

-Encore une fois, attention aux spoils ! J'y parle aussi du dernier épisode du 5ième volume de la saison 3.-

Aaaaaaah... Heroes. Je me souviens encore comme si c'était hier de mes premiers émois... Comment ? Une nouvelle série avec des super-héros ? Tout plein de pouvoirs ? Ils les découvre, se posent des questions, apprennent à s'en servir, se regroupent pour mieux se soutenir ? Fichtre ! J'achète !
Et, les yeux émerveillés, je découvrais une jeune pom-pom girl invincible (avec de beaux effets gores), un politicien qui vole, un jeune infirmier avec un pouvoir éponge (assimiler les pouvoirs des autres indéfiniment), un geek ayant une capacité de transport spatio-temporelle assez énorme,  une femme avec une double-personnalité dont l'une des facettes a une force Hulkéenne ou encore un dangereux serial-killer télékinésiste (enfin, dans un premier temps) ...
Okay ! Super sympa. Je découvre, heureux de la vie et de ses petits cadeaux. Merci la vie !...

Mais voilà, la saison continue. Rien ne se passe. Les intrigues se mettent à tourner en rond. Et nous amène à la fin pitoyable du premier segment de cette -longue, très longue- série. Pas de bataille épique, rien. Une grande majorité des Héros se rencontrent enfin, pendant 5 minutes, pour tenter de mettre un terme aux exactions de Sylar (le serial killer aux gros sourcils) et tenter d'empêcher Peter (l'infirmier-éponge à la mèche) d'exploser, transformé en bombe nucléaire humaine. Déjà, plusieurs petits problèmes commencent à poindre dans cette saison un, et ils ne sont toujours pas réglé en fin de saison 3. Ils ont même bien souvent empiré, d'où mon agacement :

   -Le cast est censé être mondiale, les pouvoirs et les personnages venir de différents pays du monde. En fait, la majorité de l'action se passe à New-York. De temps en temps, au Japon, quand nous avons de la chance. Mais mis-à-part le duo japonais, l'indien -sans pouvoir au début-, et les deux mexicains de la saison 2, je ne vois pas beaucoup de personnes extérieur aux État-unis. Et c'est bien dommage. Cast international ? Mon oeil.

   -Les personnages ne se connaissent pas entre eux. Quelque uns sont liés les uns aux autres, mais de manière générale, les personnages ne communiquent pas, ne cherchent pas à se rencontrer, ni même à se connaître. Aucun regroupement, aucune tentative de communication. D'accord, ils voulaient peut-être évité de faire un remake des X-men. En ce cas, essayer de peaufiner un peu vos histoires, vos pouvoirs. Si vous n'y arrivez pas, copier sur votre voisin. Ce sera toujours plus honnête vis-à-vis des pauvres spectateurs.

   -L'incapacité constante des scénaristes à maîtriser les pouvoirs des héros qu'ils ont décidés de créer. Ils ont particulièrement du mal avec trois de leurs personnages : Sylar, Peter et Hiro (le geek japonais capable, je le rappelle, d'arrêter le temps et d'effectuer des voyages spatio-temporelle...) Tous au long de leurs divers saisons, les scénaristes n'auront de cesse d'essayer de restreindre le plus possible les pouvoirs de ces héros... Soit en usant de grosses ficelles scénaristique. Un virus qui prive de pouvoirs en saison 2, le big bad du début de la saison 3 qui a la capacité de voler les pouvoirs de ceux qu'il touche, et, pire encore, l'injection d'un remède qui modifie carrément les pouvoirs, en mi-saison 3 (ainsi Peter ne peut plus acquérir qu'un seul pouvoir à la fois, comme une location), voir en fin de saison 3, Hiro qui, après avoir été activé par un bébé magique activateur, n'est plus capable que d'utiliser son arrêt du temps. Les voyages, c'est fini pour lui !... De toute façon, ils avaient déjà trouvé une autre excuse en saison 2. Non, Hiro ne voulait désormais plus utiliser sa capacité à remonter le cours du temps. Pourquoi ? La raison ne nous sera jamais réellement donné. Gageons que les scénaristes ont enfin compris qu'un mec capable de changer toute leur storyline en un clin d'oeil allait éventuellement finir par leur poser de gros problèmes. Une grosse catastrophe a lieu ? Bwarf, Hiro n'a qu'a remonter le temps et intervenir ! Même chose pour Sylar qui commencait a devenir un peu trop puissant : hop, on le coupe de ses encombrants pouvoirs en saison 2, le temps de trouver une parade. Quand on lui rend ses pouvoirs, grâce au même remède magique que Peter, on prend bien sûr soin de ne lui rendre que son pouvoir d'origine. Haha, tous les personnages intéréssant qui'il a tué en saison 1 ont été tué pour rien. Tant pis, faisons pareil pour la suite !

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   -Ainsi de nooooombreux personnages passent à la trappe. Et bien souvent à cause de Sylar. Je pense à l'homme bombe nucléaire de la saison 1. Je pense à la cadre sachant dire instantanément de quelqu'un si il ment ou dit la vérité. Ou encore au Marionettiste, autre bad guy pouvant contrôler les gens avec ses mains. Quelqu'un pouvant changer de forme et de visage à volonté. Tiens, même l'homme d'une cinquantaine d'année à la vie bien rangé pouvant faire exploser les objets par la pensée. Bref, beaucoup de potentiel chez plusieurs personnages secondaires. Qui ne durent de toute facon tous que quelques instants, la faute à un Sylar surpuissant, omnipotent et surtout, surtout, très très chiant.

   -En effet, Sylar est le principal problème de ce show. Présent depuis le tout début, il n'a été qu'une gêne, aussi bien pour les intrigues que pour les autres personnages. Malheureusement il est aussi devenu le pivot de la série. Énormément de monde la regarde grâce à sa présence. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée... L'acteur est loin d'être bon. Je ne dis pas que c'est un flan non plus. Entre les deux, quoi. Est-ce parce qu'il est beau ? Là encore, il ne correspond pas exactement aux critères de beauté actuelle. Même si, personnellement, je me le taperai bien quand même (Gniark). Aucune aura, aucun charisme ne transparaît du personnage. Rien. Mais il est partout, tout le temps. Non seulement il vampirise la scène et les pouvoirs des autres, mais en plus il est con comme un poulet. Oui, je le répète : Sylar n'est pas plus intelligent qu'un gallinacé. Je modère tout de même mes propos. Le cast entier est loin d'atteindre les sommets de ne serait-ce que la moyenne d'intelligence. Mais, Sylar, lui, bât tous les records. Dramatique quand on est l'antagoniste principal. Son véritable nom est Gabriel Gray. Parce que, voyez-vous, le personnage est censé être gris. Ne dites jamais que c'est le méchant de l'histoire, vous vous feriez tué par une horde de fans en furie ! Ce personnage est *kof* complexe, *kof*... Surtout en saison 3, où on a tenté de lui donner de la... profondeur ! Il est passé du côté des gentils dès le moment où Angela (la vieille folle) lui a annoncé qu'elle était sa mère. Avant de tourner sa veste quelques épisodes plus tôt dès que le méchant de la saison 3 lui annonce qu'il est, lui, son père. Puis, en tentant de tuer Richard Benett (le seul personnage de la série qui aurait pu être intéressant), celui-ci lui annonce qu'ils ne sont pas ses parents, qu'ils lui mentent pour mieux le contrôler. Nouveau retournement de veste. Et en passant, on zigouille Elle, joué par la fantastique Kristen Bell, mais dont le personnage était tout aussi inconstant que les autres. Un jour psychopate électrique, le lendemain petite fille en mal de reconnaissance, puis amoureuse transie du tueur de son paternel, avant de se retransformer en Bonnie accompagné de son Clyde. Bref, un personnage un peu fourre-tout. Mais Elle n'est rien en comparaison de Sylar. Je passerai sur sa longue quête sur ses origines en saison 3 (Il lui faut tout de même une dizaine d'épisodes pour traverser quelques états en voiture, et retrouver son père, là où d'autres personnages mettent une première partie d'un unique épisode pour traverser différents continents en avion. La raison ? GAGNER DU TEMPS !). Le pire a quand même été atteint lorsque Sylar finit par avoir une crise de conscience a deux épisodes de la fin. Tout ça parcequ'il vient d'acquérir un nouveau pouvoir, voyez-vous, celui de changer de visage. Du coup le personnage devient complètement schizophrène. Il se met à se parler à lui-même, prenant parfois l'apparence de sa mère-adoptive (Et encore une actrice que j'adore complètement sous-exploitée, soit dit en passant...). Re-voyez la séquence en vous remémorant Régis Laspalès, lorsqu'il met les vêtements de sa femme, dans le film « Le Pari », la scène n'en devient que plus drôle.
Je n'ai pu mettre ici que quelques touches pour vous dépeindre l'inconstance du personnage qu'est Sylar. Il faudrait écrire une thèse sur ce personnage, parfait exemple de ce qu'il ne faut PAS faire. C'est le personnage pivot de la série, mais même Flanders, des Simpsons, est un personnage plus complexe que lui. En tout cas, sa moustache ressemble aux sourcils de Sylar. Je trouve.


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   -J'en ai rapidement fait mention en prenant quelques exemples, mais globalement le casting est tout de même très inégal... Certains s'en sortent bien, d'autres se foulent un peu moins... Et d'autres encore donne tout leur coeur, mais sont tout de même très mauvais... Je pense à Suresh (l'indien) est son jeu de flanc, je pense a Hayden Pannetiere (Pas sur de l'ortographe... la pom pom girl !) tient beaucoup du yaourt (sa tête quand elle découvre Elle dans sa maison en début de saison 3...) ou encore la mère Petrelli qui s'en sort bien quand elle doit jouer la femme mystérieuse, mais a un mal de chien a faire dégager des émotions quand on lui demande (la scène de la mort de son fils, en fin de saison 3 ! Les cris qu'elle pousse en voyant son corps sont censés être ceux d'une mère qui a perdu son fils. Ce sont censés être les cris les plus déchirants de l'humanité. Mais Axel et moi avons été pris d'un fou rire en l'entendant. Pas de frissons, rien. Juste un immense fou rire. Absolument pas dans le ton. Dommage.


   -Je pourrais aussi revenir longuement sur les intrigues ! Des intrigues qui ne reposent sur rien la plupart du temps. En saison un, déjà, comment arrêter une explosion nucléaire dans N.-Y. ? Bah en suivant une bande dessiné qui prédit le futur. Et les personnages ne feront souvent que ça, dans les divers saisons : suivre des dessins annonciateurs d'apocalypse. Quand ils sont perdus et ne savent pas quoi faire, comment fait-on ? Facile, on leur fait peindre une vision du futur pour leur expliquer où est-ce qu'ils doivent se rendre. Facilité scénaristique, quand tu nous tiens... Et je ne parle même pas des intrigues qui passent complètement à la trappe ! (Finalement, nous ne savons toujours pas ce qu'il en était de Nikki/Jessica, la Hulk a double personnalité... Ou alors était-ce sa soeur, décédée ? Personne ne le sait, et surement pas les créateurs de la série. D'ailleurs, ils ont préféré la tuer, dans une intrigue des plus plates, pour ne pas avoir a faire ca à la triste réalité : Nikki a été un personnage complètement sous-exploité. Quid du super virus de la saison 2 ? Quid de Catlyn l'irlandaise, qui, je le rappelle à tout le monde, est toujours prisonnière d'un futur alternatif apocalyptique...? Et le catalyst de la saison 3 ? Son rôle dans tout ça ? En gros, la Compagnie, elle sert à quoi ? Et l'entreprise du méchant-papa de la saison 3, c'était quoi son but ? Pourquoi personne ne pose jamais les bonnes questions ? Pourquoi est-ce que la Compagnie est présenté comme une super société secrète mystérieuse qui en sait beaucoup alors qu'elle est incapable de garder dans ses murs les super héros qu'elle est censé contenir...? Pourquoi tous ses employés sont-ils plus incapables les uns que les autres ? Les personnages ne font que de se faire capturer, puis s'évade, puis se font capturer, et ainsi de suite, ad nauseam ! Mais nom de dieu, pourquoi autant d'incohérence flagrante ? Le sang de Claire est utilisé en saison 2 pour ressusciter son père adoptif en saison 2, alors pourquoi ne l'est-il pas à nouveau pour son géniteur, tué par Sylar en fin de saison 3 ? En coulisse, la réponse à cette dernière question est simple, les scénaristes ont annoncé que c'était une erreur de l'avoir fait, et qu'il ne le referont plus. Ah, okay. Sauf que c'est trop tard, vous l'avez fait. Et les gens ne sont pas demeurés, ils se posent des questions en regardant la série. On ne peut pas faire abstraction de ce qui a été fait auparavant. Même chose pour le « shape-shifting » de Sylar. Celui a qui il vole le pouvoir dispose d'une garde-robe énorme, correspondant à ses différents visages. De même, Sylar ne peut au début que changer son apparence, pas ses vêtements. Sauf que, deux épisodes, plus tard, il est capable de changer de vêtements à volonté... Okay. Bon. Non, ce n'est juste pas possible : on nous avait expliqué au début qu'il avait besoin de l'ADN d'une personne pour pouvoir devenir à son tour cette personne. Depuis quand les vêtements ont un ADN ?  Encore une fois, nous avons là un exemple parfait d'inconstance. Que ce soit dans les personnages ou dans les intrigues. Bref, les scénaristes sont tout simplement incapables de dire quelque chose et de s'y tenir. C'est une série fantatisque, oui. Elle suppose que le spectateur sait faire abstraction de sa réalité, pour en accepter une nouvelle. Mais celle-ci n'a pas a être plus souple ni moins contraignante. La logique doit faire partie intégrante d'un monde où des personnes sont dotés de pouvoirs. Quand l'histoire fait parfois abstraction de choses ou de faits qui ont eu lieu auparavant, alors c'est que l'on se moque de tout souci de cohérence ou de continuité.


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Et, après tout, c'est pas comme si je m'acharnais gratuitement ! Le créateur de la série lui-même, Tim Kring, a dû faire ses excuses à plusieurs reprises sur la qualité de sa série. Et quand il ne s'excuse pas, il remet en cause l'intelligence de ses spectateurs. Bien sûr, il est toujours pratique de pointer du doigt la grève des scénaristes pour expliquer une saison 2 absolument catastrophique. Mais la saison 1, déjà, commencait à montrer ses limites, et la saison 3 n'a même plus aucune excuse pour ses storylines aux rabais, ses personnages (au mieux insipides, au pire complètement ratés). Le pire dans tout ça, c'est que cette série ne se départit pas d'un certain succès. Elle tient bon malgré des critiques virulentes (je ne suis pas le seul à demander de la qualité, ouf...) et une saison 4 est déjà en route. Et je ne parle pas du gaspillage d'argent pour des effets spéciaux, certes réussis, mais mal exploités. Ainsi, nous n'aurons encore une fois pas de bataille épique entre Sylar et Peter dans le dernier épisode de la saison 3. Pire encore, la bataille a lieu derrière une porte close, qui ne se ré-ouvre qu'une fois celle-ci finie. je ne doute pas que pour les créateurs et pour les fans, l'excuse est déjà toute trouvé : Heroes n'a jamais était un show sur les pouvois, mais sur la psyché humaine et les enjeux dramatiques des personnages. Sauf que... Non. Avec des enjeux aussi ratés et mal faits, on aimerait bien apercevoir des batailles épiques, au moins une fois par an, ce serait sympa. Mais non. Quitte à se foutre de notre gueule, autant le faire jusqu'au bout.



Heroes, une des séries les plus sur-estimés de ces dernières années. Et aussi l'une des plus ratés. D'autant plus que, je le rappelle, elle avait un énorme potentiel. Les premiers épisodes n'avancaient pas, mais ils étaient pas mal du tout. C'est ce potentiel gâché qui, je crois, m'irrite le plus. Et devrait irriter plus de monde ! La série est tout juste digne d'un Smallville ou d'un Mutant X (rappelez-vous !) ... Je n'ai vu que 2 ou 3 épisodes des 4400, mais le peu que j'en ai vu était bien plus regardable que Heroes...


Bienvenue en 2009, bonjour les spectateurs avec un semblant de jugeote, réveillez-vous !

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05 mai 2009

Parlons séries ! -Partie 2-


"Parlons séries ! -Partie 2-" ou autrement nommé "Putain, tu peux pas te concentrer sur quelque chose de précis quand tu écris un texte ?" mais c'était trop long pour rentrer dans la p'tite case prévue à cet effet.


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Toujours utile de préciser que tout ce que vous lirez ici est garantie 100% spoiler partout.

Lost - S5

    Je m'amuse à suivre Lost depuis la saison 1. A l'exception du premier épisode, que je n'ai jamais vu. Ce qui ne m'a d'ailleurs jamais vraiment dérangé : je ne pouvais pas m'empêcher de suivre la série sans grincer des dents à chaque nouvel épisode. Sur la forme, je n'ai rien a dire. La réalisation est toujours soigné, les décors sont jolies (pas difficile, c'est Hawaii), les effets spéciaux sont souvent réussies, le rythme de narration est souvent bon, à quelques épisodes près. Le jeu d'acteur, idem. Pas de hérissement de poils, en tout cas. Enfin sans être hyper folichon non plus. Hu.
Non, mon gros problème avec Lost a toujours reposé sur le fond. Les mystères s'amoncelaient depuis un certain temps, sans véritable réponses et ça commençait à m'emmerder sérieusement. Les flashbacks sur comment Jack a-t-il obtenu son tatouage ou sur Kate qui échappe une énième fois à ses poursuivants dans sa pseudo-vie de fugitive commençaient eux aussi véritablement à m'agacer. Mais j'ai tenu le coup. D'une part parceque, comme dit plus haut, ca se laisse regarder. Et aussi pour Michael Emerson. Aaaaah... Je ne sais même pas si j'aurai tenu bon sans sa présence. Ce petit bonhomme affreusement laid (disons-le tout de suite) dispose d'un charisme impressionant. Son jeu d'acteur tout comme la qualité de ses intrigues ou dialogues font de Benjamin Linus l'un des personnages favoris de tous ceux qui visionnent ce show. Moi en tête. J'avais rarement vu un être aussi retors et manipulateur depuis un moment. Il a du falloir une saison complète avant d'apprendre son véritable nom. Et quatre années plus tard, on a toujours autant de mal à le saisir réellement. Un exemple parmi d'autres, vu dans le dernier épisode visionné :
-Ben parle à Locke et lui dit à quel point il est heureux de le voir et de refaire un bout de route en sa compagnie.
-Ben parle à César de Locke, lui disant à quel point cet homme l'effraie et lui monte le bourichon contre Locke. César le rassure en lui montrant son gros fusil (Huhu).
-Ben et Locke partent en bateau. César vient les en empêcher, soutenu par Ben qui lui dit que Locke ne lui laisse pas vraiment le choix...... Pour mieux tirer dans le bide de César avec son propre fusil ! Nanmédidonc ! Et pourquoi ? Pour gagner la confiance de Locke, tout simplement.
Et tout ça, bien avant que l'on apprenne que de toute façon, il compte bien le tuer à nouveau prochainement. Oui, parcequ'il a déjà essayé. A de nombreuses reprises. Mais le comble, c'est que même lorsqu'il échoue, Ben reste classe. Oh et sa fille adoptive est morte par sa faute, parcequ'il ne voulait pas se rendre. Et les dernières paroles que celle-ci a entendu avant de se prendre une balle en pleine tête, c'était « Tuez-la, elle ne représente rien pour moi. » ... Ouch, Cold.

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Mais je m'écarte du sujet ! De toute facon, vous l'aurez compris. A présent, j'apprécie Lost. Et de guilty-pleasure, c'est devenu un véritable plais...pleasure. Mmmmmh depuis la saison 4 peut-être ? Je ne saurai dire depuis quand exactement... A partir du moment où les naufragés ont réellement eu un but commun, une mission (avec l'arrivée du bateau de Charles Widmore) ? A partir du moment où les personnages ont enfin commencé à communiquer ? parce que parler, ça, ils ont toujours su faire. Mais se transmettre les informations vitales, ne plus mentir sur soi ou les autres, cesser de tout cacher à tout le monde sans raison logique, juste pour crée un mystère de plus ou se donner un air important... Non, fini tout ça ! ENFIN ! Et l'intrigue de la saison 5 qui tourne autour des voyages dans le temps est, jusqu'à présent, celle que j'ai préféré ! Surtout aussi parce que les divers voyages temporels dont on a été témoin ont tous en commun de suivre la théorie du « What happened, happened ». C'est à dire que peu importe la montagne d'efforts que l'on puisse faire, personne ne peut influencer la suite des événements. Les divers protagonistes se retrouvent coincés dans quelque chose qui les dépasse tous. Ce qui s'est passé, c'est passé de cette manière, c'est toujours passé de cette manière, voire même se passera toujours de cette manière. Ca suppose quelques pirouettes scénaristiques pour les auteurs (Petit Ben qui a connu Sayid petit, pourquoi ne reconnait-il pas l'homme qui a tenté de le tuer, quand Sayid vient le torturer (décidemment) en saison 2, soit 30 ans plus tard ? Tout simplement parce que Ben, suite au coup de feu et à sa résurrection magique, dans les ruines à consonnances égyptiennes de l'île, a perdu la mémoire des derniers événements ! Facile, mais efficace. Et puisque c'est pour l'instant le seul truc un peu gros de cette storyline, je reste convaincu.

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Le dernier épisode visionné était tout de même d'anthologie : Daniel Faraday, qui explique cette notion de temporalité aux autres, finit par ne plus y croire (pour une obscure raison... Hé, ça reste du Lost par moment !) et la suite de ses actions entrent directement dans tout ce qui c'est toujours déroulé. A savoir qu'il finit par parler à Charlotte de sa future mort, comme elle lui avait annoncé qu'il le ferait/l'avait fait alors qu'il avait refusait de le faire au début.
Bref, prouver à un personnage qu'il a tort, en le faisant tuer par sa propre mère, alors ignorante qu'elle tuait son futur fils, c'est quand même couillu. D'autant plus que, la pauvre, doit vivre le reste de sa vie en sachant que son fils finira part être tué par une version plus jeune d'elle-même... C'est triste. Si, si.



Minute scientifique que l'on a du mal à bien me suivre dans tout ce que je dis :

C'est ce genre de gestion du temps que j'espère voir dans le prochain Terminator, par exemple. Sauf que, d'après les anciens films, j'ai l'impression que la trame temporelle a été alteré... Et la fatalité présente dans le dernier film (le 3 en fait) me plaît moins : à savoir que le temps finit par tous nous rattraper et à reprendre un cours « normal » ... Ce qui n'est, à mon humble avis, pas le cas. A partir du moment où quelque chose a été altéré, aussi minime soit-il, alors toute la trame qui en découle entraîne un futur assez proche -sur le court terme- mais complètement éloigné de ce qu'il aurait dû être, déjà sur le moyen terme, puis sur le long terme. En gros c'est la théorie maintenant bien connu de l'effet Papillon. Théorie répandue grâce au film du même nom, mais qui se retrouve incapable de suivre très loin son raisonnement : si, par exemple, dans son enfance, le héros se retrouve amputé des deux mains, une fois jeune adulte, il ne pourra pas avoir le même copain de chambre, dans le même établissement, dans la même vie qu'il a en temps normal. Puisque nous sommes dans un lui alternatif, alors toute sa vie s'est déroulé selon un processus entièrement différent. Ses pensées n'ont pas été les mêmes au même moment, toute sa trame temporelle -et corollairement, spatiale- s'en retrouve affecté. Et encore je ne parle là que d'un unique personnage ! Puisque confronté à d'autres personnes, il n'a pas eu les mêmes réactions au mêmes moments.
Exemple :

Trame principale = Je sors du supermarché – je croise quelqu'un qui boite – je pense au docteur Gordon de Saw, en rigolant – je monte dans ma voiture – mes pensées vont vers Saw III – je ne vois pas la voiture sur ma droite – j'ai un accident, je meurs.

Trame alterné = Je sors du supermarché – une petite fille passe en courant devant quelqu'un qui boite, donc je ne fais pas attention à ce monsieur, mais à la petite fille – du coup, toute ma ligne de pensée prend une autre direction, je ne me met pas à penser à des films à ce moment-là – je peux penser par exemple aux derniers yaourts que j'ai pris en rayon tout a l'heure – du coup, je suis suffisamment attentif pour ne pas me prendre cette putain de voiture – après laquelle je me met à pester par la suite.

Et là j'ai pris un exemple drastique, mais toutes ces différentes lignes temporelles ne mènent pas toutes à la mort, Dieu merci ! Il y a ainsi une infinitude de perturbations possibles dans la trame du temps. Seulement il n'y a en a aucune qui se produit, parce qu'une fois qu'un événement a eu lieu, on ne peut plus revenir dessus. Tout simplement parce qu'il a déjà eu lieu de cette manière, et, à mon avis, de cette manière seulement. C'est pour ça que j'ai toujours trouvé grotesque (et oui, même petit !) la conception du temps telle qu'on la trouve dans les Retour vers le futur. A savoir que le personnage principal altère son passé (il empêche la réunion de son père et de sa mère, alors tout jeunôts) et de ce fait, voit qu'il commence à s'estomper sur les photos et risque bien de finir par disparaître lui-même, tout doucement. Hors, comment peut-il être, si son passé s'efface ? Son passé ne s'efface pas, puisqu'il EST ! Ou alors, il aurait du disparaître totalement, d'un coup ! Seulement, non. Il est toujours là et tout le film tourne autour de lui, essayant d'arranger les choses en créant une autre rencontre entre ses parents, et tout s'arrange pour le mieux. Okay. Bon. Sauf que, par conséquent, la trame temporelle des parents aurait dû être totalement altéré. Certes, elle l'est à la fin du film puisque ses parents sont devenus des gros connards riches à la place des gros connards pauvres qu'ils étaient dans la trame originale du temps. Mais dans ce cas-là, pourquoi se retrouvent-ils avec exactement les mêmes enfants ??? Ils n'ont pas pu faire l'amour exactement au même moment qu'à l'origine, leur trame a été altéré par le personnage principal, qu'ils ne connaissaient pas à l'origine, et par conséquent, le sperme qui était dans les bourses du père, si je peux m'exprimer ainsi, n'est pas le même. Et les spermatozoïdes qu'il contient ne donneront pas les mêmes enfants que dans la trame temporelle originale. C'est toujours ce type de problème que l'on rencontre dans les histoires de futur alternatif, que ce soit dans des oeuvres télévisuelles, filmiques ou papiers.

Le point fort d'une oeuvre telle que « L'armée des 12 singes » (vu avec mon pôpa alors que j'étais jeune ado) est de rester suffisamment flou pour ne jamais annoncer clairement si tout le film est un futur alterné ou si, au contraire, tout s'est toujours passé de cette manière et se passera toujours ainsi, dans une espèce de boucle sans fin.

je me rends compte en écrivant tout ça, que j'entre dans une espèce de délire pré-déterministe à la con, comme si un destin invisible nous guidait tous. Hors, je ne le pense pas non plus. Le libre-arbitre fait partie intégrante de l'humanité et nous faisons toujours nos propres choix. Le destin, la fatalité n'existe pas. Même si c'est très beau et que cela peut donner lieu à des tragédies magnifiques (Je pense autant à Antigone qu'à Saw III, hihi, ne le répetez-pas à mes profs de littérature).

Tout ca pour dire qu'avec Lost, j'ai enfin trouvé un parfait exemple de la conception que j'ai toujours eu des voyages temporelles. Et c'est pas Heroes qui me fera dire le contraire. Ah, Heroes... Je vais devoir me le réserver pour un prochain post, parce que là aussi, j'en ai des choses à dire ! Et pas en bien, non. Ouh, non. Haha. Non... Hum...

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03 mai 2009

Parlons séries ! -Partie 1-

Héééé ! L'interface de Canalblog qu'a tout changé ! Faudrait que je post plus souvent.

Je passais, rapidement comme ça, histoire de parler un peu de ce que je regarde et de ce que j'apprécie. Et de ce que j'exècre. En ce moment, avec l'Axel, nous regardons une demi-tonne de séries.
Bon, oui mais en fait, non, on en suit que quatre en même temps. Malheureusement le niveau est sensiblement différent entre chaque. Je n'aurai peut-être pas le temps, ni la patience, de parler de chacune d'entre elle. Néanmoins, je peux essayer de les résumer de façon succincte :

-Dollhouse = Whedon's Touch, what else ?
-24 = Et sinon, du nouveau ?
-Lost = De la balle ! Keuwa ?
-Heroes = Immondice.

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Dollhouse - S1

Tout d'abord le retour de Papa Whedon (Dieu ?) sur une série télévisé. Et ça fait du bien. Non pas que le show soit excellentissime, il a ses faiblesses, mais il part plutôt bien. C'est une première saison et les premières sont rarement les meilleurs. D'autant plus que Whedon a la sale habitude de se revéler sur le long terme. Ses intrigues mettent du temps à se construire, à se poser mais au final, il retombe toujours majestueusement sur ses pattes. Ici, en dix épisodes, il a déjà réussi à nous familiariser avec la DollHouse, avec les différents personnages... Il a posé les bases et les régles du show en un savant mélange d'épisodes de construction (une aventure lambda, Echo est une doll avec une mission-of-the-week, les épisodes 1 ; 2 ; 3 etc...) et d'épisodes de déconstruction (tout ne se passe pas comme prévu, les épisodes 4 ; 6 etc...) avec à chaque fois une petite dose de mythologie, de toutéliage, de référence constante aux aventures précédentes (nous sommes dans une suite logique, pas comme dans d'autres séries ¬_¬) ... Les personnages, même les plus connards, sont attachants. Mention spéciale à la patronne, DeWitt, et à l'evil-geek Topher ! Et en plus, on retrouve Amy Acker, actrice-caméléon ! Que demande le peuple ?
J'attends d'en voir plus, mais je pense être déjà conquis. Pourvu qu'on laisse une chance à la série.

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24 - S2

Plus embetant est le cas de 24... La saison 1 avait été une véritable révélation. Beaucoup d'action, de rebondissements, de bons acteurs et... une fin inimaginable, abominablement jouissive. Bref, une série très prometteuse. D'autant plus que la saison 2 est arrivé ensuite. Confirmation du talent des auteurs, encore mieux mené et maitrisé que la première (malgré quelques faiblesses... i.e. Kim Bauer prise au piège avec un couguar !) et, encore une fois, une fin à faire pleurer de jubilation, immensément couillu. Malheureusement la castration a commencé en saison 3... Le toutéliage (tout-est-lié pour les non-initiés !) a été ignoré au profit d'une storyline pas très folichonne, avec des méchants très plan-plan (Souvenez-vous de Hector le mexicain à grosse moustache !)... Mais une saison 3 qui nous a quand même donné de bons moments (L'éxecution programmé et inéluctable de Ryan Chapel, le virus laché dans l'hotel où se trouvait Michelle !)... Et en saison 4 ? Quatreastrophe ! Un méchant immortel (Normal, c'est l'interprète de la Momie) qui échappe une bonne dizaine de fois à Jack Bauer avant de mourir lamentablement en s'écrasant au sol, en même temps que l'intrigue, plus convenu que jamais. La saison 5, sa dernière partie surtout, avec la découverte de la traitrise du Président Logan avait été une bonne surprise. Sans revenir à l'époustouflante saison 2, on était presque au niveau de la saison 3. C'est à dire sympathique mais peut mieux faire. Saison 6 ? Un très bon départ. Si la saison n'avait du faire que 4 épisodes, elle aurait été parfaite. Malheureusement nous nous retrouvons ensuite avec 20 épisodes absolument minable ou Jack court après son -très très très- méchant papa dans une storyline complètement foireuse.
Et cette saison 7 ? Elle n'est pas encore terminé. Mais là aussi, il y en aurait beaucoup à dire. Elle fait son boulot, point. Jack crie fort en poitant son arme. Il torture un peu. Découvre des complots, vogue d'ennemis en ennemis avant d'arriver aux plus gros poissons. La routine. Et du coup, c'est affreusement ennuyeux. Le concept de la série est éculer depuis longtemps, les rouages sont parfaitement connues... Pourquoi ne pas nous surprendre ? Au lieu d'huiler la machine pour faire du vent, pourquoi ne pas la déconstruire un peu ? Nous ouvrir à d'autres horizons ? Et cesser de toujours vouloir revenir à cette même mécanique. C'est comme en saison 4 : on nous annonce un gros changement, cette fois c'est promis, ce sera pas pareil. Pour très vite ramener le plus possible d'anciens personnages, dans des intrigues qui se ressemblent toutes, pour au final nous asséner la même rengaine et nous présenter les mêmes dilemmes moraux (le sacrifice de quelque uns pour en sauver des milliers, la torture est une barbarie necessaire en cas d'urgence... oo l'est-elle réellement ? Bref, au bout de 7 ans, on connaît la chanson, merciiiiiiii...). Seule nouveauté un peu rafraichissante cette année, le personnage de Renée Walker, agent du FBI qui suit doucement mais surement le chemin de Jack pour se poser comme son alter-ego féminin... Une espèce de Robin qui a encore beaucoup à apprendre, mais est sur la bonne (?) voie.
Oh et ramener Tony Almeida d'entre-les-morts avec une excuse bidon était une très mauvaise idée. Très mauvaise. Et en faire l'antagoniste principal de cette saison ? Worst. Idea. Ever. Ce mec a le charisme d'un flamby et il aurait dû resté à sa place. Plus que 3 ou 4 épisodes (ils se laissent regarder comme des petits pains) et ce sera fini. Partant pour une saison 8 insipide ? Moi, oui.

-Suite du programme : Lost, le pourquoi du comment que c'est devenu bien. Et Heroes, le pourquoi du comment que ca a empiré. Oui, oui, c'était encore possible.-

Posté par Dornky à 04:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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