Le Blog d'un Louis

Etudiant, Cinéphile, Jeuxvidéosaure ET méchant.

23 septembre 2008

TDK : Ultime Acte.

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    Ouf, on arrive au bout de ce film. Fatigués? Moi, pas. J'ai déjà longuement parlé des personnages principaux... Qu'en est-il des personnages secondaires? En fait, ceux-ci ne sont pas en reste. Par des petites allusions, par des jeux de regards, par la gestuelle ou la vie que les acteurs insufflent à leurs personnages, aucun ne dénote dans le lot. Ce que j'adore surtout est le traitement fait aux différents salops de l'intrigue. Parmi eux, Maroni et ses taupes. Tous sont pourris, sans exception. Wuertz et Ramirez sont ses deux principaux informateurs, des flics ripoux mais avec quelque chose en plus qui transparaît tout du long : la Detective Ramirez fait deux fois allusion à sa mère qui se trouve à l'hopital et dont elle s'occupe nuit et jour. Les extras qu'elle se permet (en faisant du racket, comme le mentionne Dent?) sont avant tout pour pourvoir aux besoins de sa mère. Tout du long, elle semble s'excuser avec ses yeux, pleine de remords... Le detective Wuertz lui est un vieux loup de mer, qui a appris à vivre avec son temps. La seule scène qui lui est clairement dédié le montre brisé par l'alcool... « It's my day off » s'excuse-t-il auprès du patron mais il a plus probablement été démis de ses fonctions (et sujet d'une enquête, puisque Gordon est au courant qu'il a été le chauffeur qui a emmené Dent vers son destin). Il est donc seul, au bar, perdu dans ses pensées au fond de son verre, et quand Dent, à moitié défiguré, le confronte et pose les questions, Wuertz se transforme en petit garçon apeuré aux réponses éculées « I didn't know what they would do to you! ». Le personnage en devient presque pathétique et, du coup, touchant... Salvatore Maroni, enfin, est l'un des grands patrons de la pègre. Ce n'est pas un tendre, c'est un salop, un vrai, un tueur. Et pourtant, Eric Roberts (que je ne connaissais que grâce à son rôle dans Heroes saison 1, et que je détestais pour ça... alors qu'au final, c'était bel et bien le personnage qui était bidon) joue ce connard tout en nuance... Flanqué d'un air perpétuellement cynique sur le visage, il est aussi la face humaine de la mafia. Il éprouve des regrets et les expriment à plusieurs reprises. Tout repose sur son jeu d'expression faciale (haussement de sourcil, moue boudeuse, sourire en coin, etc...) souvent filmé de façon furtive.
    Et que dire des autres ! Tous, absolument TOUS sont brillamment interprétés... Le détective Stephens, bras droit de Gordon, que l'on soupçonne à plusieurs reprises durant le film alors qu'il est le seul qui soit finalement aussi intègre que son patron. Lorsque le Joker se sert de lui et le pousse à bout afin de s'évader (« Do you wanna know which one of them were cowards ? »), ce détective a droit à quelques mots qui résument sa personnalité et sa vie. Et là encore nous n'avons affaire qu'à un personnage secondaire parmi tant d'autres (Encore que celui-ci ait ma préférence puisqu'il jouait aussi avec brio le chasseur de vampires et ennemi juré du couple Angel/Darla, j'ai nommé Holtz, dans Angel saison 3...) ! Les exemples sont trop nombreux pour être tous cités... Une pensée encore pour le prisonnier malade mental avec une bombe et un téléphone greffé dans le ventre (l'acteur est particulièrement convaincant...) ou le capitaine du Ferry avec les civils... et parmi eux la mère de famille, ou l'espèce de salopard qui pense être prêt à se salir les mains (dont les mains tremblent sensiblement... et l'une d'elle comporte une alliance à l'un de ses doigts, détail détail...) pour sauver sa peau. C'est tout cette vie que le réalisateur a su insuffler à ses personnages, du principale protagoniste au plus obscur petit second rôle, qui permet de donner une certaine richesse au film.

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    Les musiques de James Newton Howard et de Hans Zimmer sont un modèle de perfection. La B.O. se démarque d'ailleurs, comme pour le premier opus, par le fait qu'elle ne comporte pas de grand thème héroïque associé à Batman. Le thème un tant soit peu pompeux est dédié à Harvey Dent, véritable héros américain (jamais très loin d'un Kennedy)... même si ce thème comporte quelques discordances sur la fin. La mélodie pompeuse se transforme peu à peu en mélodie lointaine, brisée (les notes au piano se font de plus en plus espacés)... Avant de finir sur le magnifique « Watch the world burn » où les violons langoureux, lors du face à face à face...à face, se font de plus en plus cacophonie avant de sombrer dans la folie, dans le chaos le plus total (à l'image, bien sur, du protagoniste...devenu pour le coup antagoniste)... Et pour le Joker ? Lui, pour le coup, a droit à sa musique atitré... enfin, musique... « Why so serious » est un exemple vibrant de musique décalé, sans dessus dessous et presque dérangeante... (arrêt brutal du son, passage abrupt des aigus aux graves) C'est aussi dans ce morceau que l'on peut entendre les petites notes de piano désaccordées lorsque le Joker fait se révèle dans différentes scènes. Et c'est la même chose pour l'espèce de ... « mono-son » qui précède chacune de ses entrées en scène... Un peu comme un espèce de buzz dérangeant, qui nous fait grincer des dents. A noter tout de même que c'est la première fois -de ma vie- que je pleure pour une musique... Je parle ici du titre finale (« A Dark Knight », et plus précisément le passage déchirant avec moults violons entre la 3ième et la 7ième minute -oui, le morceau dure 16min15- ... Et ce alors même que je n'avais pas encore vu le film !

    Je crois que l'on approche de la fin de cette critique-analyse, qui ressemble le plus souvent à un gros « Trop de la balle ». Trop bien ? Oui. Mais.
    Ah, ce « mais ». C'est ce qui m'a empêché au premier visionnage d'être complètement emballé par le film. C'est ce qui m'a empêché, lors des cinq visionnages suivants, de mettre la note parfaite pour un film parfait. Sans hésiter, bien sur, je mettrais un p'tit 9 sur 10 à ce film tout de même très couillu et très bien fait, en terme de scénario, réalisation, musique, jeux d'acteurs, etc.
    Mais combien après la virgule ? 9,2 ? 9.6 ?... En fait le principal problème vient justement de cette fichu scène finale. La fin avec le Joker est parfaite : non seulement celui-ci tombe de plusieurs étages (petit clin d'oeil au Joker de Nicholson ?) mais encore le fait-il en riant (détail important ! là où le Joker de Nicholson avait peur et tombe en hurlant, celui de Ledger rit aux éclats alors qu'il est sur le point de mourir ! Quelqu'un qui rit face à la mort, bizarrement, m'effraie davantage) pour se faire finalement rattrapé par Batman. La boucle est bouclée, ces deux-là seront des ennemis pour le reste de leur vie, et le Joker de Ledger atteint l'immortalité.

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    C'est la fin de Double-Face qui me pose beaucoup plus problème : vivant ? mort ? Il semblerait que Christopher Nolan (ou la production ?) n'arrive pas à se décider. Harvey Dent, qui tombe de plusieurs étages, gît en bas de l'immeuble, pendant que Batman et Gordon improvisent un plan. Le hic, c'est la chute de Dent. Je ne m'attendais pas à un grand saut de l'ange au ralenti sur fond de violons, mais à un minimum, tout de même ! Hors là, nous avons une musique soudaine (et trop typé héroïque) où on nous montre une ombre (Batman) en train d'en pousser une autre (Dent) ... Puis plus rien. Harvey est au sol, la nuque brisé nous annonce le script. Seulement, rien ne nous la prouve, visuellement parlant, sa fichu mort ! Et ce n'est pas une question de sous-lecture ou de dialogues très fins : c'est clairement une absence de décision nette, une porte de sortie ouverte, ou non, pour l'avenir. Et, pour une fois, j'aurais aimé avoir une réponse claire...
    A présent tout repose donc sur un 3ième opus ! Si jamais Double-Face a trouvé sa fin dans cette chute finale alors il faudrait presque re-tourner cette scène, voir l'allonger, et nous permettre (à moi et à d'autres) de faire notre deuil. Si il est bien mort dans cette scène, alors c'est bien dommage qu'elle finisse aussi abruptement, ce serait à deux doigts du mauvais goût. Si, au contraire, le personnage est toujours vivant (après tout les dialogues ne font allusion qu'à la mort de sa réputation) alors il serait clairement intéressant de le ressortir du placard dans la 3ième suite. Je l'ai déjà dit ici, mais je vote personnellement pour un coma profond ! Le discours de Gordon pour Dent, entre aperçu à la fin du film, prendrait du coup tout son sens.
    En bref, vous l'aurez compris, c'est cette fichue mort ou pas-mort qui me courre sur le haricot et m'empêche de couvrir ce film d'éloges (Quoi ? C'est pas ce que j'ai fais pendant 11 pages d'OpenOffice, on m'aurait menti ?) ... Ça et le fait que, de temps en temps, je trouve le montage du film trop rapide à mon goût, notamment dans la première heure du film. J'aurais aimé un film qui prend un peu plus son temps, qui ait l'air moins pressé (ce qu'il fait par moment, heureusement). En gros, j'aurais bien aimé un film de trois heures. Damn you, Warner Bros. !

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    Et pour finir de chez finir, non, je n'ai pas fait allusion aux différentes visions religieuses et/ou politiques que l'on a tenté de faire endosser au film. On a en effet d'un côté un Batman Christique parcequ'il prend la décision de se sacrifier (spirituellement parlant... mais dès qu'un film parle de sacrifice pour les autres, d'abnégation, il est aussitôt taxé de faire partie de la Jésus Corp.) et de l'autre côté, nous avons différentes familles politiques qui essaient de se l'approprier. Le discours du film fait très fasciste pour beaucoup (voir l'article de Libération sur ce film, assez condescendant et qui  mentionne en passant leur point de vue politique, c'est tellement bienvenu! -oh ça et le fait que l'auteur face allusion à Heath Ledger dans son rôle de "cow-boy pédé" (sic)...- Bref, la crème des critiques cinémas !) alors qu'il me semble pourtant évident que ce film, et Nolan à travers lui, est d'une humanité sans pareil.

    J'aime le Cinéma et les différents films pour les histoires qu'il peut m'offrir. Pour l'évasion qu'il me procure. Mais sans toutefois trop s'éloigner de la réalité. Et j'ai été plus que gâté avec ce film : c'est une sacrément belle histoire qu'il raconte.

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Fin.

(Je crois.)

 

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15 septembre 2008

You thought we could be decent men in an indecent time.

(100% spoiler, comme depuis le début! =))

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    Il est maintenant temps de parler du vrai héros de The Dark Knight. Si Batman et le Joker sont tous les deux les faces inversées d'une même pièce, alors Harvey Dent est cette pièce. Le chevalier blanc de Gotham se retrouve tiraillé dans un conflit qui le dépasse. Il est le centre d'intérêt de cette bataille, et les différents coups du sort qu'il reçoit, ainsi que les choix qu'il fait, font de ce protagoniste un véritable personnage de tragédie antique.

    Je l'ai décrit précédemment, Harvey Dent est le plus heureux des hommes. Il a une fiancée qu'il aime à la folie, il est acclamé par la foule qui croit en lui, il a un boulot qu'il aime tout autant et pour lequel il est doué. Il a toutes les qualités : il est loyal, honnête et droit. Et tout ça, il le doit avant tout à lui-même. « I make my own luck ». La pièce fétiche (donné par son père, comme dans The Long Halloween de Loeb et Sale, même si ici il n'y a pas de mention des abus qu'il aurait pû commettre sur son fils.) qu'il utilise de temps en temps pour prendre des décisions importantes n'est qu'un leurre. Sa pièce est truqué et retombe toujours sur une de ses deux faces.


    Ce qu'il ignore, c'est le poids que son entourage finit par lui mettre sur les épaules. Batman/Bruce Wayne voit en lui le successeur qu'il faut à Batman. Quelqu'un avec le même goût pour la justice, mais qui ne porte pas de masque. Un exemple qui inspire les gens dans le bon sens (ce que Batman n'a pas réussi à être). Harvey Dent est la première vraie bouffée d'espoir pour Gotham City (« since decades » ... en référence à Thomas Wayne, son père ?). Et c'est peut-être aussi le message cachée derrière la scène de l' expérience sociologique des deux Ferrys : Harvey Dent a commencé à insufflé un peu d'espoir dans les vies de ses concitoyens et c'est ce qui empêche en grande partie les deux bateaux de se faire exploser mutuellement. (Ça et le fait que du strict point de vue sociologique, il est toujours plus intéressant dans le « Dilemme du prisonnier », dont l'expérience est issue, que les deux parties ne se sabordent pas l'une l'autre et se fassent confiance.)

    D'un autre côté, nous avons le Joker qui à su voir aussi en Dent le potentiel d'espoir de changement pour la ville. Et se l'accaparer à sa façon tordue. Harvey Dent et son changement inévitable en Double-Face est la plus grande victoire du Joker, celle dont il est le plus fier.

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    « All it takes is a little push ! »

   

    Harvey Dent se croit sortie d'affaire après l'impressionante scène de poursuite du convoi blindé. Et c'est après ce qu'il pense être une victoire que tout lui est arraché. Attaché à une chaise près de barils prêts à exploser, il découvre que la femme qu'il aime est en train de subir le même sort, à plusieurs kilomètres de lui, et que seul l'un des deux pourra être sauvé. Et grâce au Joker, rien n'est laissé au hasard : ce sera Harvey Dent qui sera sauvé, mais détruit mentalement. Plutôt que de le tuer (comme ce fut sa première idée, le Joker change constamment ses plans, au gré de ses envies, c'est aussi une de ses forces), il décide d'en faire un tueur. De le corrompre plutôt que d'en faire un martyr. De le détruire corps et âme.

    La mort (choquante) de Rachel était un mal nécessaire à la naissance d'une nouvelle situation, d'un nouveau méchant et d'un changement dans l'intrigue. Désormais Batman est faillible : la demoiselle en détresse n'a pas été sauvée. Il apprend ses limites, il comprend qu'il a fait des erreurs. Même chose pour Dent ou même pour Gordon. Rachel est la victime innocente de leur pacte d'agression contre les « vilains ».


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    Le fait qu'Harvey Dent soit défiguré à moitié suite à l'explosion de l'entrepôt dans lequel il se trouvait n'est finalement presque qu'anecdotique. Nous avons affaire à un homme profondément en colère (et peut-être aussi aveuglé par une douleur aussi insoutenable physiquement que mentalement, mais douleur qui lui sert aussi de moteur à sa haine), un homme qui accomplit sa vendetta personnel après ceux qu'il rend responsable de son état. Tout le monde y passe : Le joker d'abord qui minimise sa responsabilité et se fait même l'apôtre, une fois encore, de sa philosophie en lui révélant que la seule chose d'équitable dans ce monde injuste est le chaos, le hasard le plus total et aveugle. Il libère Harvey Dent et lui donne un but. Celui-ci le prend au mot, « succombe au mal », et se sert désormais de sa pièce fétiche (confiée à Rachel peu avant sa mort et dont une des deux faces a été noircie et rayée lors de l'explosion) pour décider du sort de ses victimes. Le premier, le joker, est le plus chanceux. Viendra le tour de tour de Wuertz (flic corrompu qui l'a emmené à l'entrepôt) puis de Salvatore Maroni. Mafieux italien et ennemi juré de Dent, celui-ci dispose de nombreuses taupes dans la police... notamment dans l'unité d'élite de Gordon. Et c'est ce qui énerve Dent d'autant plus : malgré ses nombreuses mises en garde, Gordon a préféré « pactiser avec la diable », se servir d'un moindre mal pour en combatte un plus gros. Ce que Double-Face reproche à Gordon est donc un manque flagrant de morale : c'est pourquoi le commissaire Gordon (après Ramirez, la seconde taupe de l'équipe) se révélera être sa principale victime.


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    La confrontation finale du film se révèle des plus brillantes. Plus de joker ni de bombes : nous nous retrouvons à nouveau au milieu de ces trois hommes, de ce triumvirat brisé qui tente de comprendre ce qui s'est passé, de faire un rapide point sur lui-même. Les véritables déclencheurs de tout ce cirque, ce sont eux. Ce sont les seuls responsables de leurs propres destins, ce sont leurs choix qui les ont conduit à cet instant tragique où Harvey Dent, devenu définitivement Double-Face, menace la famille puis le fils de Gordon. Vidé de tout sens morale, remplie par une haine qui le consume, Harvey décide de s'en prendre donc aux véritables responsables, toujours grâce à sa pièce fétiche. Batman d'abord, qui ne sera pas des plus chanceux (mais il porte une armure, c'est de la triche.) Harvey Dent lui-même, qui pointe tout-de-même son arme vers sa propre tempe, et remet son destin entre les mains du hasard. La pièce tombera du bon côté. Mais soyez sûr qu'il se serait aussitôt donné la mort si la pièce le lui avait dicté. Gordon, enfin, dont la punition ne sera pas sa propre mort si le hasard lui dicte, mais de voir celle de son fils de ses propres yeux. Cette scène atroce n'aura finalement pas lieu (dommage ?) puisque le héros-qui-n'en-n'est-pas-un se resaissit et tout est bien qui finit bien. Sauf pour deux personnes :

    -Harvey Dent, bien sûr, dont le destin reste volontairement flou. Est-ce que sa chute s'est révélée mortelle ? Le script officiel du film (et trop proche de ce que l'on voit à l'écran pour ne pas être légèrement douteux) prétend que oui. (« Dead. His neck brocken. ») Seulement le film, c'est à dire ni les paroles ni les images ne font référence explicitement à sa mort. La réputation d'Harvey Dent semble morte. Mais qu'en est il du personnage de Double-Face ? On voit également le commissaire faire un éloge d'Harvey Dent devant une foule épleurée. Mais vu l'importance qu'avait le personnage, cette éloge aurait aussi bien pu avoir lieu si celui-ci était dans le coma. C'est, à mon sens, l'explication la plus plausible si celui-ci n'est pas mort. Et vu le traitement qu'à eu la mort de ce personnage, d'après les images, celui-ci ne peut pas être mort. Je tenais ici à exprimer mon avis sur un débat qui déchire les fans. (Les « Mais bien sur qu'il est mort, ca crève les yeux! » et les « Mais non pas forcément, les actes et les paroles de la scène finale sont plus fines que ça et suffisement ambiguë pour nous imposer la réflexion! »)

    -Batman, d'autre part, qui se retrouvera devant ce qu'il sait faire de mieux. C'est à dire se sacrifier. Pour les autres, pour Harvey, pour l'espoir que celui-ci avait commencé à faire naître, et un espoir qui doit donc perdurer. Quitte à mentir à la population, à endosser les crimes de Double-Face sur son propre compte. « To make the choice that no one else could make. » comme l'avait prophétisé Alfred. Il devient donc au final un véritable hors-la-loi, pourchassé et haï de tous, et il prend sur lui le fardeau des assassinats de Dent, pour le laisser, lui et ce qu'il représente, intact. L'espoir préservée par le mensonge. C'est quand même superbement immorale et couillu comme conclusion de ce qui est considéré par beaucoup comme un simple blockbuster estival, non ?

(Non, vous ne trouverez pas d'images officielles de Double-Face ! Christopher Nolan préfére laisser la surprise au spectateur durant le film ! En même temps, si vous lisez cette page, vous devez déjà avoir vu le film auparavant...du moins, je l'espère.)

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04 septembre 2008

(S)laugher is the best medecine.

Ne vous y trompez pas. Nous avons là un nouveau grand méchant du Cinéma (avec un grand C). Je ne sais pas si c'est trop tôt pour le dire, mais la postérité pourrait bien placer le Joker de Ledger aux cotés d'autres grands noms comme Hannibal, Dark Vador et autres Norman Bates.

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Voici à présent ce que je pense avoir compris du personnage, le tout avec mes modestes neurones et, avouons-le, beaucoup de lecture. Plus qu'un antagoniste, le joker se pose presque en arbitre du conflit. C'est lui qui distribue les cartes. Nous l'apprenons cependant très vite : ce sont des cartes truquées qu'il distribue tout au long de cette partie (les multiples trahisons, les plans cachés dans les plans, les interchangements...).

Extrêmement ingénieux, il semble toujours avoir une longueur d'avance sur tous les autres personnages. Ses plans sont toujours soigneusement élaborées (braquage de banque, multiples assassinats, attaque d'un convoi blindé, la carte « sortie de prison » et autres « expériences sociologique »1) et il semble avoir appris à maitrisé, ou du moins à prendre considérablement en compte, la grande force qu'est le Chaos. Autrement dit le hasard, les petites choses qui font que tout ne se passe pas comme prévu. Avec ses multiples issues de secours (et un peu de chance), le Joker n'est jamais vraiment pris de cours. C'est aussi un grand manipulateur et il sait se montrer particulièrement persuasif : il réussit quasiment toujours à imposer ce qu'il veut à ses interlocuteurs.


Comme il l'annonce lui-même, il est un Agent du Chaos. En gros et pour parler simplement : il est là pour foutre la merde. Il n'est pas intéressé par la vengeance ni même par l'argent, celui-ci n'est d'ailleurs qu'un moyen, pas un but. D'abord pour attirer l'attention de tous, puis surtout pour s'acheter de quoi tout faire péter.

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Nous avons affaire à un méchant avec une philosophie des plus discutables (mais pas méprisables !). C'est un personnage qui déteste l'ordre établie, une espèce d'anarchiste, mais dans sa forme la plus pure : le chaos pour le chaos. Faire ressortir ce qu'il y a de plus dégoûtant chez les êtres humains (peur, haine, égoïsme), pour mieux leur faire sentir à quel point leurs petites vies sont dérisoires. C'est le nihiliste par excellence. Ni Dieu ni Maître ni Batman. Et cet apôtre du Chaos croit tellement en ses principes (ou son absence de principes !) qu'il est prêt à plusieurs reprises à offrir sa vie sur l'autel de sa foi : il se met plusieurs fois lui-même en danger pour prouver qu'il a raison. En ordonnant/suppliant le Batman de l'écraser malgré la règle d'or de celui-ci (ne jamais ôter la vie) ou en offrant à Harvey-plus-tout-à-fait-Dent un revolver chargé et en le posant lui-même sur son front. Le joker apparaît ainsi comme un fanatique.

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Il est amusant de constater aussi à quel point le Joker le plus déshumanisé de la Saga Batman et en même temps le plus humain, le plus réaliste dans son traitement. C'est un homme. Juste un homme aux cicatrices (un « Glasgow Smile », ou un « Sourire de l'Ange ») d'origines mystérieuses : sa version des faits changent selon son interlocuteur. Il se réinvente chaque jour2. Du coup, libre au spectateur de se faire sa propre idée... Personnellement, je l'imagine comme un « self-made man »... quelqu'un naît dans une famille (avec énormément de contraintes ou, au contraire, une liberté totale ?) sans histoires, peut-être un peu bourgeoise, et dont le fils (doté d'un énorme Q.I.) à développé sa propre philosophie de vie et est parti dans le vaste monde la mettre à l'épreuve. Ou alors un clochard un peu fou mais intelligent, à vous de voir ! A chacun sa vision du mal...

Son apparence crade, entre le clochard cité précédemment et le clown de rue3, est quelque chose de nouveau chez ce personnage souvent bien propre sur lui. Son aspect faussement négligé va de pair avec un tempérament de chien fou. Ou du moins, c'est ce qu'il voudrait laisser croire puisque ce Joker a l'air d'être tout sauf fou.

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Enfin, quelques mots sur l'acteur qui a su donner la vie à cette vision. Le cinéma a définitivement perdu quelqu'un qui se découvrait tout juste, qui, à 28ans, était déjà capable de démontrer des grands talents de comédien. Parfaitement caméléon, on a pu le découvrir dans plusieurs types de rôles, tous différents, et rarement l'acteur transparaît derrière ses personnages. Sans parler des véritables prises de risque dans le choix de ceux-ci (un écrivain un peu lâche dans Les Frères Grimm, un cowboy très ours mal-léché et un peu homosexuel dans Brockeback Mountain, et pour finir l'ennemi numéro un du Caped Crusader depuis déjà presque 70 ans : un clown diabolique...). Enfin je ne parle ici que des films dans lesquels je l'ai vu, et je dois dire que je suis bluffé.

Tout dans son jeu respire l'authenticité. Sa façon légèrement voûtée de se déplacer, ses claquements de langues hyper-fréquents, sa voix (en V.O. donc!) envoûtante (Le joker est un grand bavard dès que quelqu'un daigne l'écouter.) qui part dans de grands aigus irritants, ou au contraire se fait plus grave par moments... Ses hésitations -volontaires- lorsqu'il parle. Il a su également donner par moment un côté grand enfant (un peu gaté quand même) à son personnage... La scène de garde à vue (« I want my phone call ! ») ou celle où il rit à gorge déployé après avoir fracassé un hélicoptère. Quelle belle partie de rigolade, en effet ! Et son rire ?! Finalement très peu utilisés dans le film, les rares moments où il en use n'en sont que plus terrifiants : presque asthmatique, son rire frise souvent l'hystérie, comme un excès jubilatoire excessif mais très vite réprimé.

Ce joker aurait-il eu la même acclamation si son auteur n'était pas décédé trop tôt ? Je suis prêt à parier que oui. Est-ce que sa mort a contribué d'une quelconque façon au tapage monstre qu'à fait le film aux état-unis, acclamé par les critiques ? Bien sûr que oui, mais c'est un succès beaucoup moins dû à son décès qu'aux qualités intrinsèques du film. La mort de Brandon Lee, pourtant beaucoup plus célèbre de son vivant, n'avait pas donné, il me semble, le même succès cinématographique pour son « The Crow »...

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1 Cette motivation se retrouve aussi dans l'album « The killing joke » d'Alan Moore...

2 Voir l'album « Arkham Asylum »; même si nous avons affaire ici à une réinvention de son passé, non de son présent.

3 Une critique négative assez amusante l'avait aussi traité de « prostituée qui se serait maquillée pendant une fellation »... Je reprendrais ce trait d'esprit mais pour en faire un compliment.

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01 septembre 2008

TDK : Présentation, histoire et enjeux.

Comme le titre du film l'indique, nous sommes très loin d'un film type de Batman (c'est le premier des 8 films Batman...à ne justement pas avoir de « Batman » dans le titre)

    L'histoire prend place dans une ville-type, une ville lambda... C'est Gotham City mais sans le gothique habituel. Cette fois-ci nous sommes en face d'une vraie ville, bien vivante. Un peu Chicago, un peu New-York, bref, une ville monstrueusement peuplé, et avec tout ce qu'il faut de quartiers huppés, moyens ou mal-famés. La mafia locale (et avec elle, tous les clichés qui l'accompagne) y a été florissante mais se trouve maintenant en crise : le Batman s'acharne sur eux depuis déjà plusieurs mois et leurs affaires traversent une nette période de crise...
    Comme dit précédemment, ce n'est pas Batman le centre du film. Il y a dans ce film un florilège de personnages, à commencer par ses divers alliés : en plus d'Alfred Pennyworth, majordome paternaliste et confident privilégié, l'équipe s'agrandit avec Lucius Fox, maintenant grand patron de Wayne Enterprise et inventeur/bricoleur de génie. Continuant la voie tracée dans le premier épisode, le lieutenant Gordon, seul agent de l'ordre totalement incorruptible, continue de faire confiance à Batman pour rétablir l'ordre dans la ville tout en étant également le patron d'une brigade de choc, à savoir d'autres agents de la police de Gotham, parmi les moins-pourris (les detectives Stephens, Wuertz, Ramirez et d'autres). Le dernier allié en date, on le découvre au fur et à mesure du film: c'est le procureur nouvellement élu, Harvey Dent, qui essaie lui-aussi grâce à sa position nouvellement acquise de faire une différence, de sortir Gotham City de la corruption, de la guérir de la mafia qui la gangrène.

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Très vite, un accord tacite est passé entre Gordon, Dent et Batman. Ce triumvirat se montre efficace et les mafieux se trouvent en mauvaise posture. (D'autant plus que leur « banquier »,  Lau) se fait extradé de Chine par un Batman aux méthodes toujours aussi expéditives mais néanmoins efficaces. Il est un 'hors-la-loi du bon côté' (le « vigilante » en anglais, je ne connais pas de mot équivalent en français :x) alors que Gordon se charge des arrestations en bonne et due forme et qu'Harvey Dent se charge des poursuites judiciaires et de l'aspect officielle de ces opérations. En bref, tout marche sur des roulettes.

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Et, comme nous sommes dans un film, c'est là que les ennuis commencent. Déjà, tout n'est pas rose : Gordon à affaire avec son équipe de bras cassés, qu'il gère comme il peut. Si Batman est un mythe invincible, Bruce Wayne lui ne l'ait pas. Sa dernière altercation avec l'un des évadés d'Arkham Asylum lors du premier épisode, le docteur Jonathan Crane (Scarecrow) le prouve. (D'où un changement d'armure, qui s'inscrit ainsi parfaitement dans l'écriture du scénario !) D'autres sont encore en liberté, et tous n'ont pas encore été appréhendés. La vie intime du justicier solitaire n'est pas en reste, puisque son amie et amour d'enfance, Rachel Dawes, se trouve être la petite amie – futur fiancée d'Harvey Dent, tout en gardant son poste d'adjoint au procureur. Pour eux, tout roule aussi. Pas très jaloux, Bruce Wayne les laisse vivre leurs vies, tout en espérant secrètement un retour de Rachel dans ses bras : on à la un triangle amoureux pas trop foireux et qui fonctionne bien.
Surtout que loin de se la jouer passive, la jeune femme hésitante du début se retrouve vite face à un choix et elle se décide. Et elle s'y tient. Pour elle, sa vie se passera avec Harvey Dent qui représente la sécurité et le confort... Loin d'une vie difficile avec un Bruce Wayne/Batman perdue dans ses luttes intérieurs autant qu'extérieurs.



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Et c'est dans ce climat, déjà pas très simple, qu'arrive un outsider. Christopher Nolan (réalisateur, je le rappelle!) avait décrit son personnage du Joker comme étant une « force de la nature ». Et une force, ce joker l'est assurément : considéré au départ comme du menu fretin aux yeux de tous, cet antagoniste verra sa réputation augmenté tout au long de l'histoire avant d'être considéré comme l'ennemi numéro un. Nous assistons vraiment à la création d'un personnage, mais pas de la manière traditionnelle dont on a l'habitude de nous présenter un nouvel ennemi. Ici, le Joker... « est »... Point final. Son origine, son nom, son histoire : tout est inconnu. Il passe véritablement au statut de mythe urbain. Et il en devient vite que plus effrayant. Le fait que l'on ne sache rien de son passé en fait un personnage neuf et frais et nous empêche de savoir par avance ce qu'il prépare. Des surprises, il nous en réserve plusieurs.

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25 août 2008

Critique de The Dark Knight : l'attente.

J'écris cette critique assez tardivement mais il me fallait d'abord m'acquérir pleinement le film avant de pouvoir oser en faire une critique.

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Après une attente insoutenable tant pour moi que pour les autres (qui ont dû en plus me supporter, moi et mes deux heures quotidiennes de lectures de divers forums sur le film et mes blablas incessants qui tournaient pratiquement tous autour de ce film), je suis enfin en mesure de parler de ce film... D'autant plus qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je l'ai visionné à quatre reprises...

Hého ! J'attendais un vrai batman depuis déjà... 15 ans ? Batman Returns est en tête de mon top cinéma depuis sa sortie, en 1992 (pour être honnête, je ne l'ai vu qu'en 1993 sur canal+...) et ce n'est pas les deux bouses suprêmes (Batman Forever et Batman et Robin) du tâcheron Joël Schumacher qui allait me faire changer d'avis. Encore qu'à l'époque, je les avais apprécié ces deux films... J'ai eu le temps de me refaire une opinion sur eux, tandis que le Batman Returns du Tim Burton garde encore toute sa beauté malgré son âge...

Alors, qu'en est-il de celui-ci ?

Déjà, il faut savoir qu'il suit parfaitement le schéma des adaptations de Batman sur grand-écran : après un premier épisode moyen, ou le réalisateur (et avec lui son film) se cherche un peu, la suite de ces différents métrages contient toutes les envies du réalisateur, comme s'il explosait enfin et nous sortait pour le deuxième épisode tout ce qu'il avait tenté de contenir dans le premier. Ce fut vrai pour Tim Burton qui nous a sorti un bijou de monstruosité dramatique dans son second volet. Ça a malheureusement aussi été le cas avec Schumacher puisque sa suite n'est plus qu'une espèce de suites de cascades dans une ambiance flashy (« crypto-gay » pour les spécialistes !) avec des punch-lines en veux-tu en voilà... Nolan ne déroge pas à la règle. Après un premier épisode 'bien mais sans plus', voilà t'y pas qu'il nous sert son plat de résistance !

C'est simple, ce film est un véritable bulldozer et il rafle quasiment tout sur son passage : il reçoit d'excellentes critiques de la part de la presse comme des spectateurs1, il explose tous les records au box-office, arrivant en deuxième place  derrière Titanic en culbutant des Spidermans, Schrecks et autres Star Wars IV, un de ses acteurs est pressentie par quasiment tout le monde pour un oscar, malheureusement à titre posthume.

Que l'on aime ou pas ce nouveau Batman, il aura en tout cas fait parlé de lui. Le buzz médiatique était énorme. Avant tout destiné aux internautes, cela faisait des mois que la production préparait le terrain à coup de vrai-faux sites internets énigmatiques, de mini-jeux, de « chasse aux trésors » dans différentes villes (sur le continent américain...).

    J'avais suivi avec assiduité la course aux élections du nouveau District Attorney de Gotham City. Sans surprise, c'est Harvey Dent qui grâce à son charisme, à sa campagne (« I believe in Harvey Dent ») et son intégrité à remporté ces élections. Face à lui, un Garcetti battu à plate couture (30% des voix contre 70% pour Dent, de mémoire) était accusé en public sur Gotham Cable News par l'un des assistants de la campagne de Dent, d'être de mèche avec la pègre locale. Et c'est à travers lui que Dent commença sa bataille contre les gros requins de Gotham City. A travers plusieurs reportages, on a pu suivre quasiment en temps réel les différentes avancées de sa traque, jusqu'à arrivé contre Salvatore Maroni, l'un des barons de la ville. Alors qu'il mène sa bataille, la dernière interview du personnage est interrompu par l'annonce d'un casse dans une banque.

C'est donc sur ce même casse et son déroulement que s'enclenche ce nouveau Batman. Cette introduction traînait déjà sur Internet depuis quelques mois, mais la voir enfin débarquée sur grand écran est un vrai bonheur.

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Dans cette intro efficace, le ton du long-métrage est donné : ça bouge vite, il faut suivre, c'est efficace et terriblement retors... un peu à l'image du personnage qu'il sert à introduire : le Joker. Nouveau venu en ville, celui-ci va très vite faire parlé de lui...

Et le reste du film suit parfaitement le ton de cette intro.

 

J'en parlerai dans une autre note, parce que c'est quand même déjà très long (voir indigeste ?), et je n'ai même pas dit le dixième de ce que j'ai à en dire !

Je préviens tout de même par avance : j'ai l'intention de décortiquer un peu le film, pointé du doigt ce que j'ai beaucoup aimé ou moins apprécié (tout n'est pas rose !). Par conséquent, ce sera une critique intégralement spoilarisante ! J'encourage donc vivement à ceux qui traînent là sans avoir vu ce film de déguerpir au plus vite, et de ne revenir ici qu'après visionnage !  Merci de votre attention ! :D



1 Voir Imdb.com, où le film est passé 3ième du Top 250 des meilleurs films, après être resté 1er pendant plusieurs semaines, devant Les Évadés ou Le Parrain.
De même, Allociné compte plus de milles critiques positives contre une cinquantaine négatives. Rotten Tomatoes lui accorde la note de 95%...
Etc, Etc....

Posté par Dornky à 21:00 - Batman - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2008

R.I.P.

Bah voilà, ma deux-centième note que je comptais faire toute joyeuse tombe à l'eau!
Encore une fois, c'est pour annoncer une nouvelle mort, qui me touche d'un peu plus loin, mais qui fait aussi son p'tit effet :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/7203797.stm

Donc, il semblerait que Heath Ledger soit bel et bien mort (mais pas encore enterré).

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Il faisait partie des quelques acteurs qui ont réussis à me toucher dans leur jeu, grâce à leur interprétation. Il avait réussi à m'émouvoir dans Brokeback Mountain (je l'avoue, plus que Jake Gyllenhall, que j'apprécie pourtant beaucoup) ... Et j'avais placé en lui une grande esperance, pour le prochain Joker, qui n'avait pas été déçu au visionnage de la bande-annonce sortie il y a peu.

Je regrette sa mort, tant sur le plan humain que sur le plan cinématographique. :'(
Que va devenir The Dark Knight à présent? Et surtout sa suite, que je pense tout aussi interessante...Donc quid du Joker, que ce soit dans le deuxième comme dans le troisième volet?
En tout cas, c'est une perte...
Un nouveau James Dean? J'irais pas jusque là, il n'avait pas la même notoriété...A moins que sa mort ne lui apporte maintenant.

En bref :
'Et merde'

Et il avait quand même une sacrément belle gueule... :
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Posté par Dornky à 12:08 - Batman - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2007

Let's put a smile on that face!


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Purée de putain ! Encore 8 mois !
J'aime beaucoup le joker nouveau qui pointe son nez. Non pas que je renie le Nicholson, au contraire. Je n'arrive même pas à dire lequel à ma préférence, tellement je les trouve fantastique, chacun dans leur catégorie.
Chez Burton, on avait donc un gangster mafieux typé année 30 (le chapeau en feutre, le pardessus) un peu gitan (le costume), avec son sourire figé par des produits chimiques, la peau décoloré, et des lèvres brulées par l'acide, ce qui accentuait d'autant plus ce sourire malsain. Armes assez clownesque (pistolet avec le drapeau "bang", pistolet avec un gant de boxe américain, pistolet de plus d'un mèèèèètre de long...ect). Répliques cocasses ("tu frapperais pas un type avec des lunettes, hein?"). Et surtout delicieusement barjo, avec des plans qui consistent à... bah empoisonner le plus de monde possible, par divers moyens.

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Et maintenant ?
On a un joker beaucoup plus...crade. Plus réaliste aussi.
Que nous en dis la bande-annonce ? Déjà, qu'il a pas l'air de rigoler. Enfin si, mais non. Il est présenté comme violent, au passé inexistant (j'espère que le film nous en dira quand même plus) et surtout... sombre ! Plus que du maquillage, on dirait souvent du barbouillage qui recouvre son visage -ca fait beaucoup de "age" dans cette phrage!- ... Ses cheveux vert sombre sont longs, gras et retombent en ficelle... Ses yeux sont cerclés de noirs... Une déformation physique ? Oui mais très peu accentué au final, une légère incision de chaque côté de la bouche, comme si il avait subit un "sourire de l'ange". Et surtout, il a l'air de très peu sourire ! Esperons qu'il fasse un peu moins la gueule dans le film. La voix ? Particulièrement juste, Heath Ledger a trouvé le timbre idéal: une voix sombre et grave, mais qui peut partir dans les aïgus à tout moment. Le rire est expiré, long. Tout ça ne se présente pas trop mal pour l'instant !

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On ne sait pas encore grand chose de son master-plan, mais il semble en avoir un. On sait aussi qu'il a rallié à peu près toute la pègre de Gotham sous sa botte, même si tous ne le comprennent pas. (Salvatore Maroni s'inscrira probablement dans ce schéma)
Sa méthode d'action ? De nombreuses armes, qui vont des attentats à la bombe au fusil à poing, en passant par des mitrailleuses (qui font très années 30 aussi dans la bande-annonce tiens!) et surtout, le couteau ! On le voit souvent en tenir un, il a l'air d'en avoir une collection et de particulièrement bien les manier.

Pour le reste, je fais confiance à Nolan... J'avoue m'être un peu ennuyé devant Batman Begins: Des méchants pas tellement charismatiques et peu présent, des voyages initiatiques pour le héros...Et puis pffff, la génèse de Batman, on s'en FOUT ! Moi n'en veux du vilain qui claque !
Et on va être gaté ! Entre le retour probable de l' Epouvantail qui cette fois sera plus épouvantail que docteur Crane (mais il ne restera pas longtemps paraît-il). Celui annoncé de Harvey Dent (Double-Face), qui fait son apparition ici... De même qu'Edward Nygma (L'homme-Mystère). Et une probable Harley Quinn (Harleyqueen) ? Ca en fait du monde ! Mais tous n'apparaissent que sous leurs costumes de villes, pour ne pas surcharger le film, pour nous les presenter doucement mais surement, et construire une mythologie. Bref que du bon !
Il prend son temps pour tout construire, le Nolan... Ca a beaucoup de bon (plus c'est long, plus on attend, et plus la récompense au bout en vaut la peine ! :D) mais qu'eeeeest ce que c'est long !

Je ronge mon frein !
Et j'admire Heath en attendant... J'ai toujours eu un faible pour les hommes défigurés ! :x

Une dernière pour la route ?

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Posté par Dornky à 12:24 - Batman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2006

Syndrome

Two-Face: Poison Ivy... half of me wants to strangle you.
Poison Ivy: And what does the other half want?
Two-Face: To hit you with a truck.
Poison Ivy: (To the other villains) We used to date.
Penguin, Joker, Killer Croc: (Nodding) Ah.

-C'est pas de bol, j'ai trouvé tout un site de citations de batman !
... Ca va en remplir, des pages blanches... -

Posté par Dornky à 01:18 - Batman - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 novembre 2005

I want him OUT of the equation !

Boarf, un petit lien tout d'abord, vers un film amateur, sur l' univers de Batman :
"Grayson"
A legend has fallen
His Death... Unavenged
Du très très bon film amateur, qui coiffe au poteau la plupart des films a gros budget d' aujourd'hui -si,si,si-
Ca se présente comme une longue bande annonce, et on se met a rêver (enfin moi surtout) si un tel film existait... Pensez vous ! La plupart des héros de DC COMICS ( et donc aussi, leur méchants ! ) réunis dans un long film ( d'action ) ...
Dans le genre film d' action, faut que j'aille voir Manderley, paraît que c'est bien bourrin aussi... Huhuhu...

Mais restons dans le batman, j'ai envie de poster une image !
batman2_img2

Et il parait que ça en fait fantasmer plus d'un !
Pour ma part, je me contente de :
brpicsce12

Les goûts et les couleurs comme on dit ! :)

Posté par Dornky à 21:42 - Batman - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2005

Sardonique

Je crois que, plus que jamais...
J'ai besoin, j'ai envie... de rire !

Et c'est dans cette optique que j'ai fait l' acquisition de l' edition collector du Batman 1989, de Tim Burton, avec vous-savez-qui-si-vous-lisez-ce-blog-depuis-déjà-quelques-temps !
J'ai ressorti mon vieux micro poussiéreux pour l' occasion, et je vous propose un petit jeu !

hahacourt.wav

horripi.wav

rire03.wav

Et maintenant, mesdames, messieurs, saurez vous retrouvez a qui a appartient ce rire ?
Je vous aide !

jokerjoker2jokerom

1. Jack Nicholson
2. Mark Hamill
3.Cesar Romero

Première fois que j' organise un jeux concours, le vainqueur recevra un cadeau ! (Et s' empressera de le répeter a tout le monde, pour que l' on évite de croire que je suis trop radin !)

A noter que ma préférence va à Mark Hamill ( Qui n'est autre que Luke Skywalker, le fils de Vader ! ) qui se débrouille le mieux, et de loin, pour les rires...sardoniques !
Oh, et je ne l' ai pas mis là, mais je trouve que le doubleur français de Jack Nicholson (Jean quelquechose Moulin, également doubleur officiel d' Anthony Hopkins...) se débrouille encore mieux que l' original !

HAHAHAHAHAHAhahaaaaahahahaaaaaaaahaaaaaaaaaHAAAAAAAAAAAAAAAAAha...ha !
 

Posté par Dornky à 02:17 - Batman - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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